samedi 25 septembre 2010

Les valeurs républicaines - partie 2

Dans la première partie, j'ai abordé quatre notions fondamentales qui méritent un petit effort de chacun pour un gouvernement juste. Pour ce qui concerne la démocratie et l'égalité, des termes aux significations très étendues, les acceptions peuvent être multiples: aussi bien philosophiques que pratiques. Pour ce qui est de la philosophie, je laisser à des spécialistes le soin de disserter sur ces thèmes. Le côté pratique sera plus intéressant: la démocratie se construit petit à petit. Le concept a été inventé par les grecs, repris par les romains et adopté par l'occident chrétien assez tardivement. La France a commencé ses expériences en 1789 et, plus de deux siècles après, même si nos dirigeants (quels qu'ils soient) nous affirment sans rire qu'ils ont fini par trouver le système démocratique adéquat. Je ne dirai pas que c'est la république, eux le disent, parce que la république, si elle a un temps émergé, est désormais entre quatre planches (dont les noms sont: mensonge, hypocrisie, mépris et illusion)
La démocratie, l'égalité, et par voie de conséquence la république, populaire (en référence à la constitution et qui n'a rien de gauchiste), sont des buts à atteindre; le dialogue (et tous ses dérivés: négociation, information, communication etc...) sera l'outil pour y parvenir. Puisque j'ai pris pour habitude de donner les définitions, avec quelques unes de leurs variantes, au termes que j'emploie, je ne dérogerai pas avec la communication.
Voici donc ce qu'on peut trouver à communication:
  • La communication est l'action, le fait de communiquer, d'établir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu'un, l'ensemble des moyens et techniques permettant la diffusion d'un message auprès d'une audience plus ou moins vaste et hétérogène et l'action pour quelqu'un, une entreprise d'informer et de promouvoir son activité auprès du public, d'entretenir son image, par tout procédé médiatique.
Elle concerne aussi bien l'être humain (communication interpersonnelle, groupale...) que l'animal et la plante (communication intra- ou inter- espèces) ou la machine (télécommunications, nouvelles technologies...), ainsi que leurs hybrides : homme-animal; hommes- technologies... C'est en fait, une science partagée par plusieurs disciplines qui ne répond pas à une définition unique.
Et si tout le monde s'accorde pour la définir comme un processus, les points de vue divergent lorsqu'il s'agit de qualifier ce processus.
  • Un premier courant de pensée, regroupé derrière les "Sciences de l'information et de la communication", propose une approche de la communication centrée sur la transmission d'informations. Il s'intéresse aussi bien à l'interaction homme-machine qu'au processus psychique de la transmission de connaissances (avec l'appui des sciences cognitives).
  • Un second courant, porté par la psychosociologie, s'intéresse essentiellement à la communication interpersonnelle (duelle, triadique ou groupale). La communication est alors considérée comme un système complexe qui prend en compte tout ce qui se passe lorsque des individus entrent en interaction et fait intervenir à la fois des processus cognitifs, affectifs et inconscients. Dans cette optique, on considère que les informations transmises sont toujours multiples, que la transmission d'informations n'est qu'une partie du processus de communication et que différents niveaux de sens circulent simultanément.
  • Enfin, un troisième courant, issu de la psychanalyse, traite de la communication intra-psychique.
  • Art d'accommoder le nouvel esclavage pour le rendre plaisant, souhaitable, voire acceptable et accepté par la masse.
  • "On ne peut pas ne pas communiquer", dit-on en PNL. Même les silences ont leur signification (parfois lourde de sens...). Ce concept tend à montrer que TOUT est communication.
  1. Fraternité.
Troisième terme de la devise de la république, ce mot a tendance à être remplacé dans les faits par un autre, plus égoïste, plus concret et plus dangereux: l'individualisme.
Définitions officielles:
  • Lien de solidarité et d'amitié entre les hommes, entre les membres d'une société.
  • On nomme fraternités un certain nombre d'associations légales ou non dont les membres se considèrent comme frères généralement suite à une initiation ou une intronisation dont les détails cérémoniels sont très souvent secrets. Il existe de nombreuses fraternités de par le monde.
  • Lien qui, selon la nature, existe de frère à frère; Union fraternelle, amitié fraternelle; Liaison étroite que contractent ensemble ceux qui, sans être frères, se traitent néanmoins comme des frères; Organisme, association, à caractère religieux, entre personnes voulant vivre de façon fraternelle.
Le gouvernement préfère appliquer une politique dite « sécuritaire » notamment en proposant un projet de loi appelé « Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (LOPPSI) qui est à des années-lumière de la fraternité. Mystérieusement, aucune publicité, aucune annonce officielle, pas de débat public ne viennent déranger les citoyens. Tout se passe dans l'ombre, du « côté obscur » dirait quelqu'un des étoiles... (Dans cette histoire, il y avait un personnage qui devenait empereur par un coup de force. Il était à peine moins sympathique que celui qui vit actuellement dans l'ancienne maison de la Pompadour et qui caresse l'espoir de ceindre des lauriers: le premier n'a pas dépassé six épisodes, le second se contentera d'un quinquennat.)
Sujet de rédaction (et sans rapport avec la fraternité): la saison 1 a vu l'empereur Nicolaon mettre la France sur les genoux et les français sur le paille. La saison 2 verra -t-elle la France sur les rotules et les français six pieds sous terre faute de pouvoir prendre leur retraite de leur vivant. Une déprogrammation immédiate de la série est urgente pour insulte à la nation, outrage à la constitution et tentatives multiples de coups d'état. Envoyez vos protestations à l'adresse suivante:
Conseil Constitutionnel
2 rue de Montpensier
75001 Paris.
Téléphone : (+33) 1.40.15.30.00
Télécopie : (+33) 1.40.20.93.27
Puisque la « déclaration des droits de l'homme et du citoyen » dans son article 6 stipule que « la loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. » profitez de l'occasion pour déposer des projets ou des ébauches de textes pour le maintien de cette valeur républicaine en voie de disparition qu'est la fraternité.
  1. Justice.
Voilà un terme que l'actualité a pris l'habitude de malmener. Comme personne n'est plus certain de pouvoir donner un sens concret et précis (voire honnête) à ce concept, je vous livre quelques significations usuelles.
  • Vertu morale qui fait rendre à chacun ce qui lui est dû.
Rappelons-nous quelques affaires: Bernard T et Adidas, Tatie Liliane B est ses millions, Les emplois fictifs de la mairie de Paris, le sang contaminé...
  • Action ou pouvoir de prononcer sur les droits de chacun de punir ou récompenser.
La république française, par l'intermédiaire de son gouvernement, ne sait que réprimer: radars automatiques, quotas appliqués dans les services de polices et dans les gendarmeries. Tout est motif à punition (lois hadopi, loppsi etc...)
  • La justice est, dans sa conception occidentale, un principe philosophique, juridique et moral reposant sur le respect du droit et de l’équité comme fondement de la vie sociale et de la civilisation.
Dans certaines contrées, et à la fin des entrées du dictionnaires, le fondement c'est une façon moins crue de parler du cul, celui sur lequel on s'assied.
  • Au sens abstrait, la justice est l'exacte répartition des droits et devoirs de chacun dans la société, et aspiration vers un système de rapports harmonieux conçu pour satisfaire l'équité ; au sens concret, ensemble des juridictions d'un pays, chargées de trancher les litiges de tous ordres.
  • Justice sociale: objectif d'une politique menée en vue d'assurer entre les individus et les familles une égalité -au moins relative- en matière de satisfaction des besoins.
Le dossier du moment illustre bien qu'il y a un mensonge éhonté quelque part (mais où?) le projet de loi sur les retraites. Le nouveau mot d'ordre de l'empereur Nicolaon: « Bossez, bossez! Fainéants! Grévistes et manifestants! J'avais dit: travailler plus pour gagner plus! Ça oui, pour travailler plus, vous allez travaillez plus. Mais plus longtemps! Pour votre retraite, votre repos ne sera pas doux mais... éternel! »
  • Rendre justice: reconnaître les droits, les mérites d'une personne.
  • Rendre justice: (version alternative) redonner la justice après qu'elle ait été volée. Saint Louis rendait la justice sous un chêne, allons creuser pour voir si elle n'y est pas.
Si la justice est une valeur républicaine, elle ne doit pas être cotée en Bourse.
  1. Laïque.
Attention! Prononcer ce mot plusieurs fois de suite peut déclencher d'épouvantables catastrophes cosmiques incontrôlables. Il peut être également utilisé comme insulte, interdiction, manière d'agacer le monde avec pas grand chose. Il permet de montrer du doigt des catégories de français qui sortent de l'ordinaire, ou de rien de particulier, qui ont des croyances ou n'en ont pas, et de séparer les citoyens en groupes selon des critères dont tout le monde se fichait complètement il y a quinze années seulement. Pour ce terme qui caractérise la république et qui en est une valeur de toute évidence fondamentale, vu le tapage que cela occasionne, les définitions ressemblent plus à un fourre-tout sémantique qu'à une syntaxe claire et précise. En effet, la laïcité semble regrouper (pêle-mêle) les notions et concepts suivants:
  • Qui n’est ni ecclésiastique, ni religieux, ni du clergé séculier, ni du clergé régulier; Qui est étranger à toute confession ou doctrine religieuse.
  • Qui ne distribue pas d'enseignement religieux.
  • Ne favorise aucun culte.
  • N'en dénigre aucun non plus.
  • Qui ignore complètement l'existence des religions.
La laïcité ce n'est pas faire comme si les religions n'existaient pas, c'est admettre qu'elles existent toutes (même celles qu'on ne comprend pas, volontairement ou non)
Sujet de dissertation pour une classe de catéchisme: si la république est laïque, comme on le prétend, pourquoi l'essentiel des jours fériés sont des fêtes catholiques? Est-ce par respect pour les autres religions professées en France, qu'aucune place ne leur est accordée dans le calendrier?
Par esprit de fraternité, dont il a été question plus haut, nous ne répondrons pas à cette question licencieuse. Nous promettons désormais, par esprit de laïcité, par respect pour l'être humain, le développement durable et responsable, pour observer la charte de l'environnement et le bonheur de notre prochain, plutôt que d'aller à la messe le dimanche (à la mosquée le vendredi ou à la synagogue le samedi) de consacrer quelques heures de notre temps dans une activité bénévole tel que l'arrachage volontaire des plantations d'OGM, au risque d'encourir de lourdes sanctions pour actes de terrorisme comme le prévoit la loi.
  1. Liberté.
Au nom de la liberté, premier terme de la devise nationale, combien de méfaits ont été commis? La France, en son temps, a soufflé sur l'Europe des tyrans, son vent de liberté. Puis le vent est tombé et depuis, c'est le calme plat. Les américains, plus habitués aux tornades, cyclones et autres typhons, soufflent désormais sur la planète entière leur démocratie et leur liberté. C'est depuis la maison blanche que tous les vents du globe sont commandés. De temps en temps, ils font des erreurs d'appréciation, ils en oublient un en route, soufflent le chaud ou le froid, ravivent des braises qu'on croyait éteintes, et pour le peu qu'il y ait du pétrole, ils manipulent la météo pour être forcés d'intervenir.
Qu'est-ce que la liberté?
  • La liberté est la faculté d'agir selon sa volonté en fonction des moyens dont on dispose sans être entravé par le pouvoir d'autrui. Elle est la capacité de se déterminer soi-même à des choix contingents.
  • « La liberté politique est le droit, ou la possibilité, d'autodétermination comme expression de la volonté individuelle. »
  • C'est l'absence de contrainte et l'indépendance. La loi garantit le principe selon lequel la liberté individuelle s'arrête où commence celle des autres.
La liberté doit être une sorte de grande invalide civile étant donné qu'elle est toujours accompagnée d'un autre concept qui la complète ou la précise, sauf dans la devise de la république ou elle est lâchée, seule et en tête, comme pour insister sur toute l'étendue de sa solitude. Là, vidée de tout sens, ou pourvue de tous à la fois, elle semble guider le peuple comme sur le célèbre tableau de Géricault, mais où? Sais pas!
« Dans la devise "Liberté, Égalité, Fraternité" de la République française (issue de la Révolution), le terme "liberté" sous-entend que la contrainte et le devoir ne peuvent venir que des lois établies par l'Assemblée Nationale, librement élue par le Peuple. » (http://www.toupie.org)
La liberté est la faculté d'agir selon sa volonté dans des domaines qui relèvent de la conscience (avec un rappel de laïcité), de l'expression (voir le dialogue), de la nature (relire ses classiques: Rousseau, celui qui, après avoir abandonné ses propres enfants, a prétendu donner des leçons d'éducation, Montesquieu) le gros morceau étant la liberté individuelle.
Parlons donc de cette liberté individuelle. Définitions.
  • Les libertés fondamentales ou droits fondamentaux représentent juridiquement l'ensemble des droits subjectifs primordiaux pour l'individu, assurés dans un État de droit et une démocratie. Elles recouvrent en partie les droits de l'homme au sens large.
  • Liberté individuelle : droit de chacun d'agir librement sans encourir de mesures arbitraires (emprisonnement, astreinte à résidence, interdiction de se déplacer, etc.).
La liberté doit être une maladie contagieuse, à l'instar du chikungunya, de la grippe A1H1N1, pour laquelle il faut se faire inoculer 94 millions de vaccins en une fois (Merci qui?) ou ces pandémies terribles et antipodiques que les manifestants anti-retraites s'obstinent à ne pas vouloir attraper (pour mourir plus vite) car les moyens pour l'éradiquer désormais légalement disponibles (loi LOPPSI II) sont particulièrement corsés (Plus fort que les antibiotiques!)
Cette loi fera l'objet d'un prochain billet, c'est pourquoi je ne m'attarderai pas.

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