samedi 11 septembre 2010

Attention ! Mise au point !

Dans ce billet, je vais remettre quelques pendules à l'heure et éclairer quelques points qui n'ont pas été forcément bien saisis. Les voici en quelques mots :
  • Le titre de ce blog avec un nom dont certaines personnes auraient tendance à ne retenir que le premier mot.
  • La connotation archaïsante voire anachronique du terme en question.
  • L'idée de mon engagement qui peut paraître farfelue, irréaliste ou irréalisable.
  • Faut-il laisser faire en se disant « Ben ! C'est comme ça, on n'y peut rien ! » ou agir ?
  • Face à un tel projet (monstrueux, titanesque) je ne peux pas me résoudre à baisser les bras et « bien redescendre sur terre ! »
Avant de partir en guerre contre la république des menteurs (la fameuse « Monarchie Républicaine »), en émettant la possibilité d'une candidature à la Présidence de la République aux élections de 2012, j'ai décidé de soumettre le texte des « Principes de la Royauté Républicaine Française » à l'appréciation des internautes pour voir quelles réactions cela pouvait susciter. Des collègues, des connaissances, des amis et d'autres personnes de mon entourage se sont connectés sur le site et ont été étonnés.
  1. La « Royauté Républicaine Française », contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'est pas un site royaliste. Il ne soutient aucun des prétendants encore en course.
  2. Dans les parties historiques du site, j'évoque la royauté pour rectifier des idées fausses et pour en tirer quelques principes de base conformes à l'esprit républicain et que la Constitution actuelle de la France a de toute façon repris dans son texte.
  3. J'ai choisi d'appeler le site « Royauté Républicaine » pour les motifs suivants :
    - Attirer l'attention des internautes sur une alternative aux institutions qui régissent le pays et dont la malhonnêteté (intellectuelle) est manifeste.
    - Dénoncer les dérives monarchiques de la République, c'est à dire la transformation du régime parlementaire en régime présidentiel, en lui opposant un vocable de la même famille mais avec un contenu qui respecte les textes fondateurs de la république, ce qui peut paraître étonnant.
    - Abolir cette république qui se comporte en monarchie pour instaurer la République, la vraie, celle des Citoyens qui expriment librement leur opinion avec à sa tête un Chef de l'État qui respecte la Loi, la France, son Peuple et sa diversité.
  4. Le Président de la République Française devrait être au-dessus des partis et être à l'écoute des Français. Il devrait arbitrer les débats plutôt que prétendre imposer sa politique par tous les moyens en méprisant l'opinion publique comme il le fait.
Pour reprendre les quelques points que j'ai cités en introduction, je m'arrêterai sur quelques mots clés :
  1. Anachronique. Définitions :
      - Faux ou erroné par rapport à la chronologie ; qui est déplacé à son époque, qui est d'un autre âge. - Confusion entre deux époques : parler de quelque chose dans une époque donnée alors qu'elle n'existait pas (ce déplacement dans le temps peut être par anticipation ou par retour en arrière).
    Comme je l'ai précisé dans les différentes parties de ce site, les principes de base de mon programme de campagne sont républicains. Et même si le nom de ce site, comme celui de l'association qui s'est constituée, est « Royauté Républicaine Française » il n'y a rien de royal dedans. Mon projet de société pour la France est basé sur le respect des textes constitutionnels et leur application de manière à mettre en place une « Démocratie avec participation » des Citoyens. Comme le gouvernement de monsieur Sarkozy ne respecte pas les textes fondamentaux dont il est supposé être le gardien et qu'il se moque de la Nation dont il n'écoute même pas les revendications, vouloir une république sociale, démocratique et honnête, ce n'est plus seulement anachronique, c'est franchement être en avance sur son temps.
  2. Irréaliste. Définition : Fait de manquer de sens de la réalité. Personne s'efforçant à ne pas faire référence au réel.
    Si je devais résumer l'histoire de la Cinquième République, voici ce que je retiendrais:
      - 1958, fondation de la Cinquième République par le général de Gaulle après ce que certains historiens qualifient de coup-d'état.
      - 1962, élection du président de la république au suffrage universel
      - 1968, les événements de mai
      - 1969, départ du Général de Gaulle et élection de Georges Pompidou.
      - 1974, décès de Georges Pompidou et élection de Valéry Giscard-d'Estaing (représenté à l'époque sous les traits de Louis XV)
      - 1981, élection de François Mitterrand et marée rose.
      - 1986, première cohabitation. Jacques Chirac, Premier Ministre.
      - 1988, réélection de François Mitterrand.
      - 1993, deuxième cohabitation. Edouard Balladur, Premier Ministre.
      - 1995, élection de Jacques Chirac.
      - 1997, dissolution de l'Assemblée Nationale. Lionel Jospin, Premier Ministre.
      - 2000, adoption du quinquénat. Les cohabitations ne seront plus possibles.
      - 2002, Jean-Marie Le Pen arrive au second tour des élections présidentielles. Jacques Chirac entame son deuxième mandat.
      - 2007, élection de Nicolas Sarkozy.
      - Sous ce mandat, divers bidouillages de la Constitution dont le discours devant le Parlement réuni en congrès à Versailles pour la modique somme de 300 000 euros (les spécialistes ne sont pas d'accord sur le chiffre. Même si ça n'avait coûté que 50 euros, c'était 50 de trop !)
    Un régime présidentiel se met progressivement en place avec un parlement de même couleur politique. Le gouvernement d'ouverture souhaité et promis par Nicolas Sarkozy a permis de museler plus ou moins l'opposition socialiste en agitant une carotte qu'un Kouchner a réussi à grignoter, et que d'autres, rampant autrefois autour des pantoufles de Tonton, auraient bien voulu renifler.
    Que penser du match fabriqué de toute pièce par les coulisses médiatiques entre Ségolène, la « Jeanne d'Arc de Mifasol », et le « petit Nicolas ».
    Tout ceci, hélas, n'est que la triste réalité, l'actualité quotidienne du « vingt heures » et le pire, c'est que l'avenir nous promets de bien tristes moments. Si vouloir, espérer et se battre avec les moyens que l'on a, pour que les choses changent, et qu'elles changent en mieux, c'est être irréaliste, alors, j'avoue, je suis coupable.
Pour conclure, si redescendre sur terre, c'est renoncer à agir et subir le réel passivement en se disant qu'on ne peut rien y faire, alors je préfère rester en l'air. C'est vrai que vouloir être candidat à la Présidence de la République avec comme unique bagage ses idées humanistes, ça peut faire sourire mais comme disait un de mes proches collègues, habituellement réticent à ce genre d'initiative : « Même si tu perds, tu auras essayé et l'important c'est que tes idées auront pu être diffusées »
Alors, je vais essayer...
..
Addendum :
J'invite fortement les curieux à comparer le texte de la Constitution de notre pays (une république, à ce qu'il paraît) avec celui d'autres pays européens comme la Belgique, le Danemark, la Suède, la Norvège, l'Espagne, les Pays-Bas, le Luxembourg (des royautés). Contentez-vous du rôle, des fonctions et des devoirs du Chef de l'État dans tous ces pays. Vous aurez du mal à y voir des différences fondamentales.
Rappelez-vous que le Général de Gaulle (royaliste même si ses proches l'ont longtemps démenti) a instauré la Cinquième République. Pour preuve :
Le Général, éternel reconnaissant du soutien britannique lors de la seconde guerre mondiale, était fortement interpellé par la stabilité incarnée par les régimes monarchiques. Ainsi, confesse-t-il dans ses mémoires :
« Sur un plan complètement différent, mais auquel j’attache un grand prix, je reçois à plusieurs reprises la visite, toujours discrète et pleine d’intérêt, du Comte de Paris. Avec beaucoup de hauteur de vues et de pertinences, l’héritier de nos rois ne se montre soucieux que de l’unité nationale, du progrès social, du prestige de notre pays. C’est de cela qu’il me parle et de la même remarquable manière qu’en traite le « Bulletin » où sont exposées ses idées. Je dois dire que, de chaque entretien avec le Chef de la Maison de France, je tire profit et encouragement »
Avec ça, c'est moi qui suit anachronique avec ma vision de la République...


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