samedi 14 mai 2011

Le drôle de jeu de la presse (partie 2)

« Le droit à l’information est un des fondements de la démocratie. C’est un droit qui n’est jamais définitivement acquis car le pouvoir a toujours tendance à cacher un certain nombre de choses. Parfois les hommes de pouvoir se servent de la nécessité du secret dans l’exercice de leur fonction, pour cacher. Un journaliste doit pouvoir le dire. Le risque existe aussi que des journalistes soient trop impliqués dans certains évènements (amitié…) et ils ne donnent pas l’information. Ceci est grave sur le plan éthique, de plus tout finit par se savoir. Il y va de la confiance que le lecteur a dans le journaliste. Il doit pouvoir résister aux pressions venant des gens de pouvoir, des amis. Les lecteurs doivent avoir confiance dans leur presse. La qualité d’une démocratie peut s’apprécier à la confiance que les citoyens ont dans leur presse. » (Extrait de « l'éthique du journaliste », intervention de Dominique Gerbaud, rédacteur en chef du journal « la Croix », 12 janvier 2005)
« En baisse dans les sondages, Ségolène Royal veut remonter la pente. Elle cherche un monte-charge pour remplacer le Montebourg! »(Citations de Jacques Ramade)
« (A propos d'Edith Cresson) A force de descendre dans les sondages, elle va finir par trouver du pétrole. » as
Quelques définitions pour bien planter le décor (les sources de ces définitions sont issues du dictionnaire, google et wikipédia) :
Sondage :
  • Un sondage est une méthode statistique visant à évaluer les proportions de différentes caractéristiques d'une population à partir de l'étude d'une partie seulement de cette population, appelée échantillon.
  • Un sondage en sciences humaines (sociologie, démographie, économie, marketing, ...) est l'application de la technique des sondages à une population humaine.
  • le marketing, notamment l'étude de marché, emploie fréquemment l'enquête par sondage sur un échantillon représentatif de la population que l'on veut connaître.
  • Un sondage d'opinion est une application de la technique des sondages à une population humaine visant à déterminer les opinions (ou les préférences) probables des individus la composant, à partir de l'étude d'un échantillon de cette population. Par métonymie, le mot sondage désigne également le document présentant les résultats de l'étude par sondage.
    Les sondages d'opinion les plus connus du grand public sont réalisés par les instituts de sondage. Le développement des sondages d'opinion est intimement lié à l'extension de l'usage de cette méthode en sciences humaines.
Echantillon :
  • Partie d'un ensemble sur laquelle on se base pour avoir une idée de l'ensemble complet. Par exemple, lors d'un sondage, on interroge un nombre restreint de personnes afin de faire un portrait d'une population plus grande.
  • Partie ou fragment d'un élément entier. Une tranche de population ou un extrait de ce qui est étudié. Dans une étude sur les personnes, par exemple, l'échantillon est le groupe de personnes choisies au sein d'une population plus large.
  • Fraction représentative d'une population permettant de mesurer des paramètres ou caractéristiques applicables à l'ensemble de la population.
Pour connaître la valeur d'un sondage, il est primordial de savoir comment ils sont constitués, qui est sondé, comment, en quelle proportion, sachant que la France va bientôt atteindre les 65 millions d'habitants. Voici donc quelques exemples empruntés à la presse du moment :
  • Sondage réalisé par BVA pour Orange, l'Express et France Inter. Enquête réalisée par téléphone du 29 au 30 avril 2011 avec un échantillon de 964 personnes. Marge d'erreur: environ 3,2%. La question posée : « Parmi les personnalités suivantes, quelles sont celles qui, selon vous, défendent le mieux l'environnement ? (trois réponses possibles) »
  • Sondage réalisé par CSA pour BFM TV/RMC/20 Minutes. Enquête réalisée par téléphone le 26 avril 2011 avec un échantillon de 831 personnes inscrites sur les listes électorales. Marge d'erreur: environ 3,4%. La question : « Quels sont selon vous les deux domaines dans lesquels Nicolas Sarkozy pourrait agir le plus efficacement s'il était réélu Président de la République en 2012 ? En premier ? En deuxième ? »
  • Sondage réalisé par Ifop pour Paris Match Et Europe 1. Enquête réalisée par téléphone du 20 au 21 avril 2011 avec un échantillon de 1106 personnes. Marge d'erreur: environ 2,9%. La question : « Si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, quel serait le candidat pour lequel il y aurait le plus de chances que vous votiez…? »
  • Sondage réalisé par Ifop pour France Soir. Enquête réalisée par téléphone du 20 au 21 avril 2011 avec un échantillon de 1106 personnes. Marge d'erreur: environ 2,9%. La question : « Selon vous, qui de la gauche ou de la droite l’emportera lors de la prochaine élection présidentielle ? »
  • Sondage réalisé par Harris Interactive pour Le Parisien/Aujourd’hui-en-France. Enquête réalisée par Internet du 19 au 20 avril 2011 avec un échantillon de 926 personnes inscrites sur les listes électorales. Marge d'erreur: environ 3,2%. La question posée concernait les intentions de vote pour le 1er tour de l’élection présidentielle de 2012.
  • Sondage réalisé par OpinionWay pour Metro/Krief Group. Enquête réalisée par téléphone du 8 au 13 avril 2011 avec un échantillon de 1010 personnes. Marge d'erreur: environ 3,1%. La question : « Pensez-vous que Nicolas Hulot ferait un très bon, un assez bon, un assez mauvais ou un très mauvais candidat à l'élection présidentielle ? »
  • Sondage réalisé par Harris Interactive pour Le Parisien/Aujourd'hui en France. Enquête réalisée par Internet du 29 au 31 mars 2011 avec un échantillon de 594 sympathisants de droite. Marge d'erreur: environ 4%. La question : « Pour chacune des personnalités suivantes, souhaiteriez-vous qu’elle soit candidate à l’élection présidentielle de 2012 ? »
  • Sondage réalisé par Harris Interactive pour Parisien/Aujourd’hui-en-France. Enquête réalisée par téléphone du 29 au 31 mars 2011 avec un échantillon de 597 Sympathisants de Gauche. Marge d'erreur: environ 4%. La question « Pour chacun des sujets suivants, souhaitez-vous qu’il occupe une place très importante, assez importante, peu importante ou pas importante du tout dans le projet politique des candidats pour lesquels vous pourriez voter à l’élection présidentielle de 2012? »
Les éléments constitutifs du sondage :
Rappel de la loi : L’article 2 de la loi du 19 juillet 1977 prévoit en effet que « la publication et la diffusion de tout sondage tel que défini par l’article 1er (ayant « un rapport direct ou indirect » avec l’élection) doivent être accompagnées des indications suivantes établies sous la responsabilité de l’organisme qui l’a réalisé (le nom de l’organisme qui a réalisé le sondage ; le nom et la qualité de l’acheteur du sondage, le lieu de l'enquête (par téléphone, internet etc...), la date et la durée du sondage, la nature et taille de l'échantillon interrogé, la question posée.
A propos des instituts de sondages : Un institut de sondage est une société de droit privé qui réalise des études d'opinions. On ne peut appeler une société de sondage institut, car, comme le rappelle Pierre Weill, président directeur général de Sofres France et directeur général de Taylor Nelson Sofres (ITNS), « le terme institut est devenu obsolète pour caractériser ce métier. Le terme institut en rappelle les origines, avec un côté universitaire et sociologique, alors que la réalité actuelle est celle des entreprises et du business. »
Sondocratie :
  • « La sondocratie est un néologisme, utilisé avec un sens péjoratif, pour qualifier un système politique, un parti ou un gouvernement qui oriente son action au gré des sondages d'opinion. Le terme sondocratie met l'accent sur les dérives des dirigeants qui cherchent à accéder au pouvoir ou à s'y maintenir en se mettant au diapason de la population par de multiples sondages.
  • Il est reproché à la sondocratie, outre son opportunisme, d'être une forme de populisme, de favoriser les visions à court terme et de solliciter en permanence les passions du peuple. Certains y voient aussi un effet pervers qui conduit les citoyens à voter, non pas selon leurs convictions profondes, mais en fonction d'un pronostic, au détriment des "petits candidats". La sondocratie est perçue comme une confiscation du pouvoir souverain des élections par les sondages et ceux qui les utilisent, au détriment de la démocratie.
    Exemples de responsables politiques accusés de faire appel à la sondocratie ou d'en profiter :
  • Ségolène Royal, lors de la campagne électorale pour la présidence de la République en 2007, pour l'emballement médiatique qui a conduit à son investiture par le Parti Socialiste, ainsi que son projet de "démocratie participative".
  • Nicolas Sarkozy, en particulier durant les deux années qui ont précédé son élection comme Président de la République en 2007. » (source : toupie.org)
Démocratie d'opinion :
« L'expression "démocratie d'opinion" désigne un mode de fonctionnement du pouvoir politique dans lequel les décisions sont prises pour répondre aux désirs de l'opinion publique, censée correspondre à celle de la majorité des citoyens. C'est aussi la tendance à recourir aux enquêtes et aux sondages pour orienter les choix politiques avec un plus grande réactivité.
La démocratie d'opinion traduit souvent une dérive vers le populisme et la démagogie. Elle considère l'opinion publique comme l'acteur politique prépondérant. Elle a pour conséquence de minimiser le rôle des partis politiques et de favoriser le carriérisme politique.
L'émergence de la notion d'opinion publique est liée à l'apparition des sondages. Leurs résultats sont analysés et disséqués. Les moindres variations constatées sur un sujet donné entraînent des réactions quasi immédiates de la part des acteurs concernés, notamment de certains hommes politiques. L'opinion publique devient alors un déclencheur de l'action politique.
Critiques faites à la démocratie d'opinion :
  • Les sondages ne donnent qu'une somme des opinions privées instantanées sur des questions suscitées par le sondage lui-même. Ils sont une représentation faussée de l'opinion publique.
  • Il n'est pas souhaitable que l'action politique soit guidée de manière immédiate par l'opinion publique qui n'est n'une photographie à un moment donné. Il est important que le débat politique, à même de faire évoluer les consciences des citoyens, puisse avoir lieu.
    "Celle-ci [la représentation politique] ne lui [l'opinion publique] ne sera jamais adéquate, elle respire, délibère et décide à d'autres rythmes. On peut aussi redouter la tyrannie des mouvements d'opinion. La vitesse, "au jour le jour", même dans la "longue durée", affecte parfois la rigueur de la discussion, le temps de la "prise de conscience", avec des retards paradoxaux de l'opinion sur les instances représentatives." (Jacques Derrida, 1930-2004)
  • Elle privilégie les sentiments, les passions, les frustrations, les peurs et les rancoeurs au détriment de la rationalité, de la connaissance, de la cohérence, de l'expérience, etc.
La démocratie d'opinion constitue une dérive de la démocratie représentative qui s'est accentuée, en France, depuis les dernières élections présidentielles. Le développement des relations publiques, du marketing et de la communication dans le domaine de la politique constituent des moyens de séduction, d'influence, voire de manipulation pour orienter le vote des citoyens de la même manière que la publicité cherche à orienter le choix des consommateurs. » (source : toupie.org)
Après avoir pris connaissance de ces quelques éléments disparates, il est permis de voir un petit peu plus clair dans l'actualité de cette période pré-électorale. Il n'a en effet échappé à personne que nous étions entrés dans la campagne des présidentielles même si celles-ci sont programmées pour l'année prochaine. La presse se passionne donc pour les candidatures, essaie de déterminer qui sera ou qui ne sera pas de la partie. Je vais passer en revue ce qui se dit, ce que j'en pense et ce qu'il faudrait en penser (et qui n'est pas toujours pareil, croyez-moi!) :
Que se passe-t-il à gauche ?
1: Depuis quelques jours, le fondateur du NPA (le Nouveau Parti Anti-capitaliste), le facteur de Neuilly Olivier Besancenot, a annoncé qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle.
« Ce n'est qu'un petit coq qui veut à n'importe quel prix arriver plus haut que la selle de son vélo, mais je trouve qu'il a quelque chose de l'ancien pays de l'est. » (petite citation trouvée à l'adresse suivante : http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20100210230432AASBbLU)
2: « C'était un secret mal gardé depuis janvier, c'est désormais la ligne officielle : la direction nationale du PCF soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) à la présidentielle de 2012. L'annonce a été faite par le secrétaire national Pierre Laurent, le même qui voulait attendre le résultat des élections cantonales avant de donner un blanc-seing à l'ancien socialiste. » (Information diffusée par le Parisien le 8 avril 2011)
Internet a des avantages mais aussi des inconvénients. Pour trouver des informations (comme celles contenues dans le paragraphe immédiatement au-dessus) n'importe quel moteur de recherche (je ne veux pas faire de publicité) est idéal car il livre tout ce qu'on veut, tout et son contraire, toutes les nouvelles et leurs démentis. Le principal est de regarder les dates de parution et de les remettre dans l'ordre.
Jean-Luc Mélenchon a dit ceci : « Vite, la Révolution citoyenne ! Qu'ils s'en aillent tous ! Cette consigne ne visera pas seulement ce président, roi des accointances, et ses ministres, ce conseil d'administration gouvernemental de la clique du Fouquet's ! Elle concernera toute l'oligarchie bénéficiaire du gâchis actuel. "Qu'ils s'en aillent tous !" : les patrons hors de prix, les sorciers du fric qui transforment tout ce qui est humain en marchandise, les émigrés fiscaux, les financiers dont les exigences cancérisent les entreprises. Qu'ils s'en aillent aussi, les griots du prétendu "déclin de la France" avec leurs sales refrains qui injectent le poison de la résignation. Et pendant que j'y suis, "Qu'ils s'en aillent tous" aussi ces antihéros du sport, gorgés d'argent, planqués du fisc, blindés d'ingratitude. Du balai ! Ouste ! De l'air ! » (Qu'ils s'en aillent tous ! Vite, la Révolution citoyenne, Jean-Luc Mélenchon, éd. Flammarion, 2010)
3: Au parti socialiste, c'est le marché à la criée. Ce n'est qu'à peine exagéré de dire qu'il y a bientôt plus de présidentiables que de socialistes. Heureusement, ils nous ont pondu des primaires où tout se décidera mais les candidatures pleuvent depuis un bon moment déjà. Que disent-ils donc, ces candidats à ces primaires à défaut des présidentielle (quoique le mélange et l'amalgame soient désespérément possible!) :
Ségolène Royale :
  • « C'est moi qui maîtrise la rareté de ma parole politique, pour dire des choses intelligentes quand j'ai besoin de les dire. »
  • « Comme le disent les chinois, un chinois qui ne vient pas sur la grande muraille n'est pas un brave et un chinois qui vient sur la grande muraille conquiert la «bravitude». »
  • « Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit ! »
  • « Mon opinion est celle du peuple français ! »
Martine Aubry : (sources : http://c-culte.fr/martine_aubry_citations )
  • « Je ne suis pas faux-cul, je dis toujours ce que je pense et tant pis si ça ne plaît pas. »
  • « Je n'ai jamais trop aimé la gauche plurielle comme nom, moi je préfère parler de gauche rassemblée, cette gauche ouverte aux idées des autres, dont aucun d'entre nous n'est propriétaire. »
  • « George Frêche a dit récemment "Je ressemble à Brad Pitt". On a regardé plusieurs films, on n'a pas trouvé la ressemblance. »
  • « François Fillon, c'est Poulidor. »
  • « J'y pense tous les matins en mettant mes boucles d'oreille, je ne pense pas du tout à la présidentielle. »
  • « En 2009, des gens m'arrêtaient dans la rue et me disaient : "Tenez bon ! Bon courage !". J'avais l'impression qu'ils disaient : "Ma pauvre fille !". »
  • « C'est quoi ce climat qu'on est en train de nous installer en France: un jour c'est les mariages gris, le lendemain c'est la burqa, le troisième jour ce serait les drapeaux étrangers dans les mairies. »
  • « Jack Lang avait toutes les qualités pour briguer la Présidence de la République. C'est pour cela que je l'ai chaudement encouragé à se retirer. »
  • « Ne pas faire carrière est la meilleure façon de réussir. »
  • « Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac. »
  • « Ne laissez jamais dire que la droite gère l'économie française comme un bon père de famille. Avec des bons pères de famille comme ça, on préfère encore être orphelins. »
Dominique Strauss-Kahn (dont on ne sait toujours pas s'il va être candidat. Les journalistes, eux, construisent déjà les analyses les plus alambiquées sur des fondations faites des sondages et des fantasmes des uns et des autres) :
  • « Rien n'est pire que le rêve qui ne débouche sur rien ! » (Télérama, mars 2002)
  • « (A propos de l'alliance Lutte Ouvrière avec la LCR) C'est l'union d'un postier et d'une timbrée ! » (dicocitations.com 2004)
  • « De là où je suis, la France, c'est loin et c'est petit ! » (le Nouvel Observateur décembre 2010)
  • « Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans. Il va bien falloir que d'une manière ou d'une autre ça s'ajuste ! » (France 2, 20 mai 2010)
Manuel Valls figure également parmi la liste des candidats. « Sa carrière politique commence en mars 1986 lorsqu'il est élu membre du conseil régional d'Ile-de-France. Un mandat qu'il tient jusqu'en 2002. Entre 1998 et 2002, il évolue et devient le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France. Cet homme n'a pas d'autre activité que la politique. Au début de sa carrière, il est animateur de l'UNEF-ID et conseiller pour les affaires étudiantes auprès de Michel Rocard. Fidèle lieutenant de Lionel Jospin, il est chargé de la communication et de la presse lorsque ce dernier est Premier ministre entre 1997 et 2002. En mars 2001, il change de statut en devenant maire d'Evry dans l'Essonne. Le 18 juin 2002, l'ambitieux socialiste est élu député de l'Essonne. Sa carrière est marquée par l'affaire du 'Franprix halal'. Suite à la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle 2007, l'homme politique pointe du doigt la responsabilité de François Hollande à qui il demande de quitter la présidence du parti. Pour lui l'avenir de la formation de gauche est entre les mains de la nouvelle génération qu'il forme avec Arnaud Montebourg. Fort d'une grande détermination, Manuel Valls se présente comme l'un des nouveaux visages de la politique française. » (sources : http://www.evene.fr/celebre/biographie/manuel-valls-25027.php)
  • « Au fond, c’est assez normal que ceux qui ont du talent, qui pensent qu’ils ont la capacité d’être président de la République (…), soient candidats. »
  • « La gauche doit pleinement se réapproprier la question de l’identité nationale. »
  • « Maintenant je sais exactement où j’en suis. Si on ne me prouve pas qu’un autre socialiste peut mieux que moi porter le renouvellement - et pour l’instant je ne vois pas - je porterai ces idées moi-même (…) »
  • « Déboussolés par nos défaites consécutives (…), certains responsables de notre parti cherchent encore leur cap entre le gauchisme infantile et l’anti-sarkozysme obsessionnel. »
  • « Ce serait un événement politique si nous étions en capacité de nous rassembler. » (sources pour toutes les citations de Manel Valls : http://www.buzzle.fr/tagged/Manuel_Valls)
Que se passe-t-il à droite ?
Si le Parti Socialiste est connu pour l'interaction de ses courants, le télescopage de ses idées, ses conflits, batailles et guéguerres internes qui frisent parfois le ridicule, un même schéma se reproduit à droite. D'abord, qu'est-ce que c'est que cette droite et de quoi est-elle composée ? Il y a d'abord l'UMP, un joyeux fourre-tout qui avait été bâti autrefois pour Jacques Chirac « Mangez des pommes » et qui ne veut pas dire « Union pour une Majorité Présidentielle », comme on l'avait entendu à l'époque. A la place de « Majorité » il faut entendre « mouvement » et à la place de « Présidentielle » il faut lire « Populaire ». Dans ce machin qui l'on voudrait populaire (Pensez à vos retraites, mes braves gens!) il y avait des membres de l'ancien R.P.R. Dirigé par Jacques Chirac (que l'on donnait perdant jusqu'à ce qu'il finisse quand même à l'Elysée) et des adhérents de l'UDF, une autre formation politique qui, sur le plan des courants, n'a rien à envier au Parti Socialiste. Ajoutons à cela des transfuges centristes qui ont rejoint « Zébulon » in extrémis pour pouvoir ramper comme tout le monde, laissant un Modem fraîchement constitué en puzzle politique dont il manquerait l'essentiel des pièces pour faire une belle image.
Pour faire le tour de quelques candidats possibles ou probables, voici quelques noms et ce qu'ils ont dit de remarquable ces derniers temps. (Je n'ai pas dit intelligent, juste remarquable!)
Nicolas Sarkozy, alias « Nicolaon Zéro » ou encore « Zébulon », « Le Karcher des banlieues » ou le mari de Carlita.
« Je suis un libéral, au sens où je crois à la liberté. Et je suis un humaniste, dans le sens où je pense qu'on ne fait pas n'importe quoi avec l'homme, qui n'est pas une marchandise comme les autres. » (9 novembre 2006, Saint-Étienne)
« Je veux proposer aux jeunes Français une grande ambition, parce que les petites sont médiocres. »
« La Turquie n'a pas sa place en Europe parce que c'est en Asie Mineure, et si l'Asie Mineure c'était l' Europe ça ce saurait ! »
N'oublions pas la dernière qui disait, en résumé : « Les français sont jaloux parce que j'ai un super job et que je suis marié à la plus belle des femmes ! » (Pour expliquer les sondages désastreux)
Dominique Galouzeau de Villepin, ancien premier ministre et lié (en quelques sortes) à l'affaire Clearstream.
  • « Nicolas Sarkozy est un des problèmes de la France. »
  • « Nicolas Sarkozy m'a proposé toutes sortes de possibilités pour le futur, des responsabilités à l'échelle européenne, à l'échelle nationale. J'ai dit à Nicolas Sarkozy que la seule chose que je demandai, c'est la paix. »
  • « Il y a des gens qui jouent des rôles très néfastes dans la République. Cela peut être des journalistes, cela peut être toutes sortes de gens, d'industriels ou autres qui remontent comme des pendules les hommes politiques... »
  • « Le droit devient moyen quand le juge se dépouille de son rôle d’arbitre pour revêtir la tunique de combat du justicier. Le plus souvent, il se met au service d’une croisade menée au nom de la morale alors que sa légitimité ne repose que sur le respect de la loi. »
François Bayrou, inventeur du Modem, parti de tout pour arriver à rien. Homme politique capable de se saborder lui-même après avoir fait un score étonnant aux présidentielles de 2007. Il vaut mieux qu'il se taise, même ici, dans ma chronique.
Marine X, qui dans ma chronique, préfère rester anonyme pour ne pas attirer sur son nom, s'il était prononcé, les chiffres alarmants des sondages. Nous l'appellerons donc soit Mme X, soit Mme Fukushima vu le point commun avec la mer, la houle et la pollution, le sel, les embruns et les mouettes. (J'avais bien un autre nom à proposer mais je le garderai pour moi ! Il est encore trop tôt pour un procès!) Pour ce qui est des citations, j'ai peur d'avoir trop de lacunes en allemand. Il n'y en aura pas !
Que se passe-t-il ailleurs ?
Rien ou pas grand chose, ce qui est peu ! La presse est actuellement trop occupée à vouloir déterminer qui sera le concurrent de madame Fukushima (ou Marine X) lors du débat télévisé d'entre le deux tours de la présidentielle de 2012 pour se préoccuper des autres candidats, surtout les petits comme moi.
Personne n'a encore eu cette idée pourtant classique de détourner l'attention presque obsessionnelle de cette candidate FN en se concentrant sur autre chose, un candidat qui lui serait opposé en tout, obscur et discret, et dont on parlerait avec grand enthousiasme, même s'il est exagéré, uniquement pour que l'autre ne fasse pas sa star continuellement.
Il va falloir proposer ça et au plus vite.

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