mercredi 1 septembre 2010

Que devra faire le président de la république en 2012?


  Dans le cadre des élections présidentielles de 2012, je vais partir d'un principe simple : les Français ont placé leur confiance dans mon programme électoral et souhaitent que j'en applique les principes de base. La première question qui viendra à l'esprit sera la suivante : par quoi commencer.

  Il est important de connaître la situation exacte du pays, non pas au travers des données habituelles ( les statistiques officielles et les données des instituts de sondages, par exemple ) mais par les Français eux-mêmes. C'est pourquoi je demanderai à tous, sans limite d'âge, de me transmettre par écrit ou par tous les moyens que les diverses technologies ont apportés, les problèmes rencontrés au quotidien et quelles solutions pourraient être envisagées.

  Certains pourront considérer que c'est une démarche démagogique ou populiste mais puisque mon projet prévoit d'impliquer tous les Citoyens dans la vie de la Nation, c'est certainement la manière la plus simple et la plus efficace de les mettre à contribution ( sans jeu de mot ).

  Pour répondre à ceux qui voient ce « recours au peuple » comme une sorte de manipulation générale dans un but inavouable, je livre quelques définitions  trouvées sur l'inépuisable source d'information qu'est Internet. La pluralité des opinions exprimées dans ces quelques phrases montre bien que le peuple, assemblée de citoyens ou groupes d'employés, fait peur aux dirigeants ( parlementaires et gouvernement mais aussi patrons et cadres des entreprises ) et que lui donner la parole leur semble dangereux. Je tiens toutefois à préciser que s'obstiner à ne jamais donner la parole aux citoyens, quelles qu'en soient les raisons, bonnes ou mauvaises, c'est risquer de les voir s'exprimer par la force.
-       Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple ( d’où son nom ), s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique.
-       Populisme : discours politique favorable aux classes défavorisées, et souvent hostile aux élites; Courant littéraire français cherchant à dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple.
-       La démagogie ( du grec demos « le peuple » et ago : « conduire » ) est une notion politique et rhétorique désignant l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en s'attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours flatteur.
-       Action politique qui vise à conquérir ou à conserver le pouvoir en flattant le peuple, dans le seul but de satisfaire son intérêt personnel. À l'origine, le terme n'a pas le sens péjoratif qu'il a acquis depuis : « demagogia » signifie en grec l'art de gouverner le peuple.
-       Démagogue - Trait spécifique du mode de pensée et du discours des gauchistes qui consiste à faire passer sournoisement leurs idées qui sont totalitaires et antidémocratiques, sous le couvert d'idéaux comme la démocratie et la liberté.
-       Démagogue - Littéralement « celui qui conduit le peuple » avec à l'origine, une idée de justice. C'est à partir de la guerre du Péloponnèse que le terme prendra une connotation péjorative et s'appliquera à tous ceux qui mènent le peuple par la flatterie.

  Je voudrais, par la même occasion, réfuter de façon catégorique une objection qui va immanquablement m'être présentée et qui s'enracine dans un passé assez lointain. Le peuple a-t-il la connaissance ou l'éducation suffisante pour se prendre en charge? La question est amusante dans le sens où les élus ne se posent jamais ce genre de question lorsqu'ils veulent se faire élire. Imaginons le syllogisme suivant : les électeurs sont des « cons », les électeurs élisent leurs représentants, donc les représentants sont élus par des « cons ». Personne n'a jamais entendu pareille réflexion de la part d'un maire, d'un conseiller général ou d'un député. Seul le Général de Gaulle s'est aventuré à proclamer que « les Français sont des veaux ! » mais avait-il entièrement tort ? Le manque de connaissance et d'éducation des citoyens est un thème récurrent dans des mouvances politiques qui se servent de ce thème pour justifier des régimes où le Citoyen n'a pas de place dans la sphère de décision ( vieille droite réactionnaire, monarchistes et autres légitimistes, pour ne citer que ces exemples ). Si le peuple n'a pas les connaissances théoriques ou la science suffisante pour se gérer lui-même, il a au moins l'expérience du terrain et de la vie quotidienne : la France, il la vit tous les jours, personne ne pourra le nier. Rabelais avait dit « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». J'ajouterai qu'il n'y a pas de science sans expérience, sans expérimentation.

  J'attendrai donc des Français qu'ils s'expriment principalement sur les thèmes suivants, dans lesquels ils regrouperont les informations qu'ils souhaitent communiquer. Pour ceux qui n'auraient pas la maîtrise suffisante de la langue ( soit qu'ils ne la parlent pas assez bien, soit qu'ils ne l'écrive pas ou mal ), ils pourront se faire aider par toute personne de leur convenance ou se rendre à la mairie de leur commune où ils trouveront toujours quelque personne bénévole et compréhensive pour s'acquitter de cette mission.
-       Le monde du travail. Conditions de travail, les tracasseries, les recherches d'emploi, les paperasseries, les horaires, le travail du dimanche et des jours fériés.
-       La vie quotidienne. Le coût de la vie, les fins de mois, les problèmes domestiques.
-       La santé. Services de santé, remboursement des médicaments, la Sécurité Sociale, les médecins, les cliniques et hôpitaux.
-       L'éducation. Les programmes scolaires, les enseignants, les moyens financiers, les garderies.
-       Les institutions. L'administration, le Gouvernement, le Parlement, les services de l'État, le Service Public, la Police, les radars automatiques.
-       La communication. Officielle, la presse, la télévision, le rôle des médias, liberté d'expression.
-       La laïcité. Problèmes rencontrés avec les religions, quelles qu'elles soient, les églises, le financement des bâtiments, les fêtes religieuses. Opinions diverses, le comportement de la République face aux religions.
-       L'économie de la France. Les importations, les exportations, l'industrie française.
-       L'Europe. Comment est-elle ressentie.
-       La place de la France dans le monde.
-       Civisme et ordre public. Le comportement des Français, le drapeau, la Marseillaise, le Service Militaire, la Police, le Gouvernement.
-       La Justice.

  À partir des informations fournies par les Français, l'INSEE établira un document avec un certain nombre de questions qui servira de base de travail pour une enquête nationale plus standardisée. Cela permettra d'interroger les Français sur des points qu'ils n'auront pas nécessairement mentionnés individuellement mais qui auront été rapportés dans la première phase.

  Dans le même temps, le Chef de l'État rencontrera les Français dans plusieurs communes réparties sur tout le territoire national dans ce que j'appellerai des « Assemblées de Citoyens ». Les Français pourront donner directement leur avis sur les projets gouvernementaux.
  Ces assemblées devront se constituer et se réunir régulièrement dans toutes les communes où les maires et les conseillers municipaux arbitreront les débats. Un compte-rendu sera ensuite publié et transmis aux parlementaires ou au Gouvernement qui auront l'obligation d'en prendre connaissance.

  Avant de parvenir à la démocratie intégrale, ou plus simplement la Démocratie, il faudra passer par des périodes désignées en ce moment par l'expression de « démocratie participative ». Qu'on le veuille ou non, même si cela est considéré comme du populisme ou de la démagogie, il faut garder à l'esprit le texte de la Constitution de 1958 qui déclare que la République Française a pour principe « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». J'ajouterais même que c'est la Nation qui est souveraine, pas le Président de la République.

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