mercredi 7 septembre 2011

Comités de Citoyens - Mode d'emploi. (4)

Quatrième partie :
« Lorsque deux forces sont jointes, leur efficacité est double. » (Isaac Newton)
« L'utopie est la volonté de modeler l'image de la Société à partir d'un idéal éthique, d'une certaine conception de la justice, du bonheur, de l'efficacité, de la responsabilté. » (Jacques Attali, Fraternités – Une nouvelle utopie)
« L'inefficacité des patrons est bien souvent camouflée par l'efficacité des employés. » (Yvon Deveault)
« Actuellement, l'expérience basée sur ce qui a été n'est plus suffisante. Il faudrait plutôt pour gagner en efficacité posséder celle de l'avenir. » (Maryse Vermeulen)
« Démocratie, ça veut dire gouvernement par la discussion, mais ça n'est efficace que si vous pouvez couper la parole aux gens. » (Clément Attlee)
« La vérité apprise d'autrui est sans valeur. Seule compte, seule est efficace la vérité que nous découvrons nous-mêmes. » (Alexandra David-Néel)
« La politique est devenue une pub, une mise en scène, un affrontement entre vendeurs où la cravate et la belle robe camouflent efficacement la vacuité et l'ineptie du discours. » (Jean Dion, extrait du journal québécois Le Devoir, 3 avril 1997)
Introduction :
Le but des Comités de Citoyens est d'impliquer la totalité de la population, sans limite d'age et de nationalité, dans la gestion de la République. Il est désormais temps que les citoyens se prennent en charge eux-mêmes car ils en ont la volonté (je le pense sincèrement) et la capacité nécessaire (par l'expérience qu'ils ont du terrain). C'est pourquoi il y a un certain nombre de valeurs qu'il conviendra de rétablir pour que le partenariat dont il est souvent question dans mes textes puisse avoir des bases solides.
A . Rappels sur le fonctionnement des institutions futures :
Ceux qui ont pris l'habitude de me lire et ceux qui entendront parler de mon programme dans l'avenir seront surpris par cette affirmation : je ne m'adresse pas « aux français », intentionnellement. Utiliser le terme de « français » m'obligerait à donner une définition ou à répondre à l'une des questions suivantes : qu'est-ce qu'un français, qui est français et pire encore, qui ne l'est pas. La résolution de cette énigme a amusé quelques personnalités du monde politique, il y a quelques temps, mais ils n'avaient probablement rien d'autre à faire que perdre leur temps dans des analyses aussi stupides. L'actualité était sans doute trop pauvre !
La France est au bord du désastre, si ce n'est pas déjà le cas. Le chiffre de la croissance est nul (et comme les calculs sont quelque peu arrangés pour ne pas épouvanter les masses, il y a fort à parier qu'elle est en réalité négative) et en Europe, les pays semblent se rapprocher de la faillite les uns après les autres. Il n'est plus donc question de trier sa population selon des critères de toute façon subjectifs et stupides quand ils ne sont pas tout simplement amoraux, voire immoraux. Il faut que chacun retrousse ses manches et travaille à redresser la barre avant qu'un effondrement définitif ne vienne tout ruiner. Pour cette tâche, la France, et l'Europe, a besoin de toutes les bonnes volontés, sans aucune exception.
En lieu et place de ce terme de « français », qui a une connotation nationaliste et un rien xénophobe (parce qu'il exclut trop de monde), je préfère les quelques concepts que je vais résumer ainsi :
  • Les Citoyens, que l'on peut classer en deux catégories.
  • Les Citoyens Français, de nationalité française,
  • Les Citoyens en France qui sont les ressortissants étrangers habitant, travaillant et payant des impôts en France (ils peuvent être européens ou non)
    Les Citoyens de ces deux catégories sont appelés à participer aux Comités de Citoyens et ont le droit de vote. (l'accès à certains mandats n'est réservé, a priori, qu'aux citoyens français)
  • L'ensemble des Citoyens (français et en France) forme le Peuple de France.
  • Le concept de Peuple de France trouve sa signification dans l'expression « propriété du Peuple de France » qui remplacera la « propriété de l'État » trop impersonnelle. Je considère que tout ce qui appartient à l'État a été financé par le contribuable ; de façon indirecte, il en a donc fait l'acquisition. Le Peuple de France est donc le propriétaire légal de tout ce qui forme l'État. Le gouvernement n'a donc pas à en disposer à sa guise (c'est à dire en vendre des parties pour financer ses réformes - ou pour des raisons moins honnêtes).
  • La Nation, pour reprendre la définition données par les différentes constitution de l'époque de la Révolution (celles de 1791 et 1793, principalement) est formée par l'Universalité des Citoyens. La Constitution de la Cinquième République stipule que la souveraineté appartient à la Nation : il est indispensable qu'elle exerce pleinement sa souveraineté.
  • L'identité nationale est un faux problème : mieux, c'est un fantasme. Je n'en dirai donc rien. Je laisse à d'autres bavards le soin de se perdre dans des considérations qui n'ont d'autre but que de diviser les Citoyens.
  • Le Parlement est formé des députés de des sénateurs. Ils sont élus par la Nation est représentent la Nation tout entière. Pour cela, ils sont investis d'un mandat qui ne leur permet pas de mener leur politique sans rendre de compte à ceux qui les ont élus. Les élus seront désormais liés à leurs électeurs par un partenariat que j'ai concrétisé par la constitution des Comités de Citoyens.
  • Les Comités de Citoyens ne sont pas des représentants de la Nation, ils forment la Nation elle-même.
  • Le Gouvernement est issu des élections législatives. Il doit être représentatif du résultats des élections dans les mêmes proportions qu'au parlement. C'est lui qui conduit la politique du pays.
  • Le Président de la République est un arbitre et un médiateur entre la Nation et le gouvernement. Il n'est pas élu pour gouverner le pays puisque c'est au Premier Ministre (et à son gouvernement) que revient cette tâche. Il est à l'écoute des Citoyens et les rencontrera dans les Comités de Citoyens qu'il présidera à intervalles réguliers. Il garantira à la Nation le pleine exercice de sa souveraineté.
Ces quelques éléments permettent de construire une véritable démocratie avec implication directe du Citoyen dans l'élaboration d'un projet républicain authentique.
B. Quelques principes de base :
A partir du moment où je souhaite que les Citoyens prennent leur destin en main, c'est à eux qu'il reviendra de s'organiser. Il va sans dire que les premiers Comités, s'ils devaient se réunir, seraient peut-être un peu brouillon. Parmi les priorités, il sera bon de définir quelques règles de base. Ces règles seront ensuite appliquées à l'ensemble des Comités. En complément, voici quelques points que j'estime importants.
  1. La République et la Démocratie.
    La France est et restera une république. S'il est permis de douter de son actualité dans les faits (ce n'est pas parce qu'il y a des élections que nous sommes en république : c'est effectivement une condition nécessaire mais elle ne suffit pas) elle peut toujours être établie (ou rétablie, terme plus juste si on se réfère à cette fameuse « monarchie républicaine » dont parlent les journalistes.
    La république appartient à la Nation, c'est donc elle qui doit la gérer. La Nation est formée de l'universalité des Citoyens, autrement dit les électeurs et les élus, ensemble.
    « La république est un régime politique dans lequel le peuple exerce sa souveraineté directement ou par l'intermédiaire de délégués élus. » (Définition du Larousse) La Constitution de la Cinquième République stipule que la France est une République laïque, démocratique et sociale.
    La République est un mode de fonctionnement qui obéit aux règles énoncées ci-dessus. Ces règles peuvent être élargies et adaptées, c'est ce que je propose avec mes Comités de Citoyens.
    Je souhaite aborder un dernier point. Quelques personnes de mon entourage affirment être surpris par le nom de mon mouvement : Royauté Républicaine. Cent cinquante ans de propagande républicaine sont responsables de cette situation. Pourtant, je ne suis pas le seul à associer ces deux conceptions et à les estimer complémentaires. Pour exemple, Bertrand Renouvin, candidat royaliste aux élections de 1974 (entre autres) qui prônait le recours au Comte de Paris (aujourd'hui décédé) n'est pas anti-républicain pour autant, bien au contraire.
    Ma vision de la « Royauté Républicaine » a sans nul doute possible un certain nombre de points communs avec les conceptions de quelques mouvements royalistes a l'exception d'un seul : je ne demande pas au Prince Jean d'Orléans, petit-fils du Comte de Paris, ni au Duc d'Anjou et de Cadix, que quelques farfelus appellent déjà Louis XX, de remonter sur le trône. Le Chef de l'Etat peut avoir des fonctions considérées comme royales (du fait qu'il ne gouverne pas directement) il peut changer tous les cinq ans (le fameux quinquennat) et il peut être choisi par les électeurs.
  2. Une implication des Citoyens.
    Ce qui distingue ma « Royauté Républicaine » des mouvances royalistes (au sens strict du terme), à part le recours à un prince quelconque, c'est l'exercice de la souveraineté. Tandis que les royalistes attribuent à un roi de France (ou des français) l'exercice de la souveraineté, pour moi, c'est à la Nation qui est souveraine. Ce détail a toute son importance
  3. Intégration et inclusion
    Intégration : coordination de plusieurs organes en vue d'un fonctionnement harmonieux réalisés par divers centres nerveux (définition d'un Larousse ancien).
    L'intégration, dans la bouche de quelques politiques, prend d'autres sens que celui cité ci-dessus. L'intégration, lorsqu'elle est comprise comme une broyeuse des différences et l'obligation de se couler dans un moule unique et uniformisé, n'a pas d'autres but que de diviser la population. C'est pour cette raison que j'ai abandonné définitivement ce concept au profit d'un autre : l'inclusion.
    Inclusion : propriété d'un ensemble dont tous les éléments font partie d'un autre ensemble (définition mathématique du même Larousse).
    Cette définition laisse entendre que les individus peuvent travailler en commun tout en conservant leurs particularités (qu'elle soit culturelle, religieuse ou ethnique). C'est en admettant les différences qu'on peut prendre conscience de l'extraordinaire richesse dont dispose la République.
  4. La Nation et les Citoyens.
    Les citoyens connaissent les problèmes mieux que quiconque car ils les vivent au quotidien. La première chose indispensable et de faire un relevé de tout ce qu'ils vivent et des solutions qu'ils auraient à apporter.
    Il est indispensable, voire incontournable d'écouter les Citoyens, de les entendre et de les considérer comme des acteurs à part entière de la République. Ce sera la mission du Président de la République.
    Il faut rétablir la confiance entre les électeurs et les élus, c'est à dire entre la Nation et ses représentants. Le nouveau partenariat qui les liera, par le biais des Comités de Citoyens, fera évoluer les structures de la république en une démocratie avec implication du citoyen.
  5. Les sujets qui seront abordés dans les comités.
  • L'ensemble des problèmes et tracasseries de la vie quotidienne (sur le plan local, régional et national)
  • Les différents sujets de société (l'éducation, l'environnement, la sécurité, les services publiques etc...)
  • Les réformes nécessaires pour l'amélioration des conditions de travail.
  • Les dépenses et les économies à réaliser. (Le gouvernement ne doit pas prendre seul ses décisions dans ce domaine)
  • L'évolution des institutions. (La République évolue et ses structures doivent également s'adapter.)
  • Les objectifs à se fixer, conjointement avec les élus.
  • Les moyens de mettre en œuvre les réformes et leur financement.
Les représentants de la Nation ont commis l'erreur de vouloir mettre en pratique la politique de leurs partis et ils ont démontré leur incapacité à résoudre les problèmes et surtout à les comprendre. (Le constat est le même pour la gauche et pour la droite.) Ces temps sont désormais révolus et c'est à l'ensemble des Citoyens qu'il revient de relever ce défi : redresser la France avant une ruine définitive.
C. La communication.
Définition 1 :
« La communication (souvent abrégée en com) est l'action, le fait de communiquer, d'établir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu'un, l'ensemble des moyens et techniques permettant la diffusion d'un message auprès d'une audience plus ou moins vaste et hétérogène et l'action pour quelqu'un, une entreprise d'informer et de promouvoir son activité auprès du public, d'entretenir son image, par tout procédé médiatique.
Elle concerne aussi bien l'être humain (communication interpersonnelle, groupale...) que l'animal et la plante (communication intra- ou inter- espèces) ou la machine (télécommunications, nouvelles technologies...), ainsi que leurs hybrides : homme-animal; hommes- technologies... C'est en fait, une science partagée par plusieurs disciplines qui ne répond pas à une définition unique.
Et si tout le monde s'accorde pour la définir comme un processus, les points de vue divergent lorsqu'il s'agit de qualifier ce processus. » (Wikipédia)
Définition 2 :
« La communication est l'action de communiquer, de transmettre des informations ou des connaissances à quelqu'un ou, s'il y a échange, de les mettre en commun (ex : le dialogue).
Le mot communication désigne aussi le contenu de ce qui est communiqué (ex : avoir une communication urgente à faire) ou le fait d'être en relation avec quelqu'un (ex : couper une communication).
En sociologie et en linguistique, la communication est l'ensemble des phénomènes qui peuvent intervenir lorsqu'un individu transmet une information à un ou plusieurs autres individus à l'aide du langage articulé ou d'autres codes (ton de la voix, gestuelle, regard, respiration...).
La science de la communication a pour objet de conceptualiser et de rationaliser les processus d'échange, de transmission d'information entre deux entités (individus, groupes d'individus ou machines). La chaîne de communication est constituée :
  • de l'émetteur (ou expéditeur),
  • du récepteur (ou destinataire),
  • du message qui est transmis de l'un à l'autre,
  • du code qui sert à transmettre le message (ex : la langue)
  • le canal de transmission (ex: de vive voix, téléphone...),
  • le contexte.
La même entité peut être alternativement émetteur ou récepteur.
Dans une entreprise, la communication est l'ensemble des techniques et moyens lui servant à se présenter elle-même, son activité ou ses produits et services. Les objectifs peuvent être d'améliorer son image, d'accroître sa notoriété ou d'augmenter les contacts avec des clients potentiels. » (source : toupie.org)
La communication est un mot à la mode. On l'entend prononcer un peu partout par toutes sortes de personnes qui lui donnent des significations parfois fort étranges. La communication, pour résumer, est un échange d'informations entre les différents acteurs de la République qui sont : le gouvernement (premier ministre et ministres), les parlementaires élus (les députés, les sénateurs, les conseillers généraux et les maires), les électeurs (tous les citoyens) ainsi que les acteurs sociaux (partis politiques, syndicats et associations). Pour une communication efficace et sincère, il est important que l'information, toute l'information, toutes les informations, circulent dans tous les sens.
D. L'information.
Définition 1 :
« L'information peut se définir de manière objective. Il s'agit de tout ensemble de données propre à revêtir un sens particulier, pour un utilisateur. Dans le cadre de la définition objective, on mettra l'accent sur la généralité de l'information considérée. Toute donnée porteuse de sens, pour tout un chacun sera qualifiée d'information. Ainsi, un article de journal présentant des événements d'actualité sera-t-il considéré comme une information, ou, si l'on préfère, un morceau de ce qu'on appellera globalement, l'information. Nous visons là, la terminologie anglo-saxonne qui désigne par news (les nouvelles) l'information et piece of news (mot-à-mot morceau de nouvelles) : une information. Pour les anglo-saxons, l'information est une entité générique, dont on extrait un petit morceau. » (Didier Frochot, septembre 2000 - décembre 2003)
Définition 2 (Toupie.org)
« Sens 1 : L'information est l'action d'informer, de s'informer, de donner la connaissance d'un fait ou de la rechercher. Exemple : la presse d'information.
Sens 2 : Une information est une nouvelle, un renseignement, une documentation sur quelque chose ou sur quelqu'un, portés à la connaissance de quelqu'un. Exemple : un bulletin d'informations.
Sens 3 : L'information est l'actualité, les nouvelles diffusées par les médias : presse, radio, télévision, Internet. Familier : les infos.
Sens 4 : En droit, une information judiciaire désigne une enquête policière qui consiste à recueillir les dépositions des témoins, préalablement à l’instruction.
Sens 5 : En informatique et en télécommunication, l'information est un élément de connaissance (voix, donnée, image) susceptible d'être conservé, traité ou transmis à l'aide d'un support et d'un mode de codification normalisé.
Sens 6 : En mathématique, la théorie de l'information est la discipline qui étudie les différents moyens de traitement des informations, de leur émission, de leur réception, que comporte tout message (écrit, oral, informatique, etc.). »
E. Les acteurs de l'information.
  • Les élus doivent tenir informés les électeurs des dossiers dont ils s'occupent. Ils ont des comptes à rendre à la Nation qui les rétribue : elle a donc un droit de regard légitime.
  • Le gouvernement doit diffuser toutes les informations dont il dispose et ne rien dissimuler.
  • Les partis et les syndicats donnent une orientation à la politique qui doit être menée. Ils doivent fonder leurs programmes sur l'intérêt commun et non sur les intérêts particuliers. Ils doivent être à l'écoute des aspirations et des revendications de tous les citoyens.
  • Les spécialistes ont des connaissances approfondies sur certains sujets. Ils doivent donc diffuser leur savoir.
  • Les Citoyens forment la base de la société. Je reste persuadé qu'ils ont les solutions aux problèmes qu'ils vivent en permanence. Il faut donc les écouter, mieux, les entendre.
  • La presse est la source et le relais de l'information. Son rôle est de la diffuser, non de l'orienter.
  • L'éducation, qu'elle soit scolaire ou sur la base de l'expérience, est une autre source d'information et de culture. Il ne faut donc pas en négliger l'impact.
  • Le Président de la République doit être le point de rencontre de tous ceux qui possèdent les informations. Il ne doit pas tout savoir ni tout connaître, tout vouloir résoudre et tout diriger : il doit s'efforcer de mettre les différents acteurs de la République les uns en face des autres et les inciter à partager la gestion des affaires publiques.
F. La transparence.
Définitions :
  1. Qualité d'une personne dont les pensées et les sentiments sont faciles à comprendre, à deviner. Napoléon devant Goethe: pendant que Napoléon scrutait vainement Goethe, si opaque, si bien fermé, haut caché comme une source de fleuve, Goethe au rebours perçait cette transparence militaire, sans mystère aucun, du technicien universel (Alain, Propos, 1928, p. 799).
  2. Qualité d'une institution qui informe complètement sur son fonctionnement, ses pratiques. Au niveau de l'entreprise de presse, l'esprit a été de concevoir, dès 1936, une réglementation par laquelle serait obtenue la « transparence » (connaître le véritable responsable et les véritables ressources), condition de la loyauté (Belorgey, Gouvern. et admin. Fr., 1967, p. 144).
  3. Qualité de ce qui est facilement compréhensible, intelligible. Synon. clarté, limpidité. Transparence du style. [Joubert] avait le sentiment calme et modéré (...). Il demandait un agrément vif et doux, une certaine joie intérieure, perpétuelle, donnant au mouvement et à la forme l'aisance et la souplesse, à l'expression la clarté, la lumière et la transparence (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 1, 1849, p. 162)
  4. Droit fiscal. Transparence fiscale. Régime fiscal particulier de certaines sociétés qui ne sont pas assujetties à l'impôt sur les bénéfices, mais dont on impose les activités comme si elles étaient directement le fait des associés (d'apr. Jur. 1971). Une loi du 15 mars 1963 a introduit en France pour certaines sociétés de promotion et de copropriété immobilière la notion de « transparence fiscale ». Dans ces cas, la société elle-même n'est pas considérée comme sujet fiscal et c'est l'actionnaire ou l'associé qui est imposé selon le régime applicable à la propriété immobilière directe (Fiscalité européenne, avr. 1976, p. 10 ds Clé Mots).
  5. Informatique. Aptitude d'un dispositif d'un certain type à être utilisé, pour des fonctions analogues, à la place d'un dispositif d'un autre type, sans gêne pour les dispositifs en amont ou en aval (ordinateur par exemple) et sans nécessité de modifications dans le processus antérieur de traitement (programme par exemple).
La transparence est synonyme de confiance et toutes deux sont indispensables pour l'établissement d'une société juste et équitable.
G. D'autres éléments importants.
La vérité est un concept qui n'a pas toujours sa place en politique. Pour ne citer qu'un exemple, celui des radars automatiques est significatif. Le gouvernement souhaitait retirer les panneaux de signalisation de ces radars en invoquant des raisons de sécurité (assez farfelues) alors que tout laissait penser que ce n'était que pour coincer l'automobiliste et le forcer à payer les amendes. Une façon fort peu honnête (vis à vis de l'automobiliste) de renflouer les finances publiques (sachant que l'entretien de ces radars a un coût assez conséquent).
La vérité est la qualité de ce qui est vrai. C'est la conformité de l'idée avec son objet, conformité de ce que l'on dit ou pense avec ce qui est réel. C'est également un terme à forte connotation juridique, entendu d'un point de vue judiciaire au sens de « ce qui est vrai », à savoir ce dont on peut rapporter la preuve.
La confiance est l'espérance ferme en quelqu'un ou quelque chose. C'est un Sentiment d'assurance, de sécurité de celui qui se fie à la probité de quelqu'un.
L'honnêteté est un sentiment conforme à l'honneur, à la probité. (Probité : observation rigoureuse des devoirs de la justice et de la morale ; honnêteté scrupuleuse)
Plutôt que de parler des valeurs républicaines sans les nommer ou les définir, toujours dans le but de diviser les populations, comme si elles avaient existé de tout temps, il vaudrait mieux construire un projet commun dont les règles seraient la confiance, l'honnêteté, la transparence et la vérité. Ces vertus ne sont pas des buts à atteindre mais des outils pour élaborer un avenir meilleur.
Conclusion
Les Comités de Citoyens, tels que je les ai conçus, seront un espace de dialogue ouvert et constructif. Ils permettront à chacun de pouvoir s'exprimer et d'y être entendu.
Ces Comités forment la base de la future démocratie et ne pourront se concrétiser que si les Citoyens le souhaitent. Si des candidats à l'élection présidentielle évoquent parfois la démocratie participative comme argument de campagne, aucun n'a proposé de structure stable pour la mettre en application.
Je suis actuellement le seul à avoir clairement défini les structures d'une future République réellement démocratique. Alors, ne perdez pas de temps : votez pour moi !

mardi 6 septembre 2011

Comités de Citoyens - Mode d'emploi. (3)

Troisième partie.
Le secret de tout art d'exprimer consiste à dire la même chose trois fois: on dit qu'on va la dire, on la dit, on dit qu'on l'a dite.” (Jean Guitton)
"Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" (N. BOILEAU)
"Un bon croquis vaut mieux qu'un long discours." (Napoléon)
"Une image, c'est mille mots" (Proverbe Français)
"Une parole honnête fait impression quand elle est dite simplement." (William Shakespeare, Extrait de Richard III)
"Les choses sont souvent moins compliquées qu'elles ne le paraissent". (Milton Erikson)
"Une conférence est une réunion au cours de laquelle une quinzaine de personnes parlent, des heures durant, des choses qu'elles devraient être en train de faire. " (Jean Delacour)
G. Comment commence un comité ?
Concevoir un Comité de Citoyen est un pari sur l'avenir qui n'est pas forcément gagné d'avance, surtout avec ce qui suit :
  • Réunir les Citoyens est une idée originale et encore inédite, surtout à un tel niveau.
  • Réussir à les convaincre de l'utilité, de la nécessité et de l'importance de ces Comités sera une tâche ardue (le manque d'habitude ainsi qu'un défaitisme ambiant ne faciliteront rien. Et je préfère ne pas penser aux arguments alarmistes de mes futurs adversaires).
  • Organiser le déroulement d'un Comité de Citoyen semblerait presque utopique. Or, j'y crois et je compte bien y convertir mes électeurs.
Les sites internet qui proposent des méthodes pour que des réunions soient bien menées ne manquent pas. J'en ai moi-même consulté quelques uns, j'en ai extrait des citations et j'ai parfois réutilisé des plans que j'ai adapté aux Comités de Citoyens.
Cette partie sera donc un résumé succinct de ce qu'on peut trouver sur ce genre de site.
  1. Accueil des participants.
    La politesse la plus élémentaire, une vertu qui a tendance à s'étioler avec le temps, exige que le président du Comité (l'élu) souhaite la bienvenue aux participants.
    S'il y a lieu, les personnes invitées seront présentées à l'assistance. Ces personnes peuvent représenter des associations, des partis, des syndicats, des groupes industriels et ainsi de suite.
    Les journalistes présents, surtout s'ils n'habitent pas la commune, sont également présentés.
    Une fois les diverses présentations effectuées, la composition du Comité est établie.
    Le ou les rapporteurs sont choisis parmi les participants (ils seront les témoins des débats). Les prises de notes seront très importantes pendant tout le Comité (ne serait-ce que pour la rédaction - schématique - du compte-rendu final)
    Les personnes qui veulent adresser un message particulier se signalent.
    L'ordre des interventions est défini dès le départ. Il peut faire l'objet de modifications suivant les débats.
  2. L'importance de l'ordre du jour.
    L'ordre du jour permet de connaître les sujets qui seront abordés durant tout le Comité. Il doit être aussi précis que possible et ne regrouper que quelques éléments (ne serait-ce que pour éviter des débordements horaires).
    L'ordre du jour est annoncé avant tout débat. S'il n'a pas été conçu en conclusion du Comité précédent, il sera établi en premier lieu. Un ordre du jour existant peut être modifié en fonction des circonstances ou de l'actualité.
    Il peut être intéressant de le faire figurer sur un tableau, une affiche ou un panneau visible par toute l'assistance.
  3. Le déroulement du Comité de Citoyens.
    La durée du Comité doit être définie à l'avance. Sachant qu'un auditeur moyen peut se concentrer sur un sujet pendant quarante-cinq minutes, les sujets ne dépasseront cette période qu'en cas d'absolue nécessité.
    En fonction de l'ordre du jour, les thèmes abordés ou les sujets qui seront traités seront répartis sur la période qui aura été allouée dès le départ..
    Les sujets traités ne devront pas durer plus de trois fois quarante-cinq minutes pour ne pas lasser les participants dont l'attention ne parvient pas à se fixer.
  4. La constitution des groupes.
    Les Comités devant accueillir un nombre de participants trop importants pourront choisir de se scinder en groupes, en des lieux et des heures différentes. Les sujets composant l'ordre du jour pourront également être répartis dans ces différents groupes pour permettre aux personnes plus particulièrement attirées par l'un de ces sujets de se rendre là où ils ont des propositions ou des opinions à formuler.
    La répartition des différents objets d'un ordre du jour sur plusieurs jours et plusieurs lieux permettra également un étalement des participations.
    Il n'y a pas d'autres règles pour ces organisations de Comité que celles définie pas les participants eux mêmes. Le but est de faciliter l'accès de tous aux différentes réunions et débats.
H. La réunion du comité.
Pour diriger les débats, un animateur (par groupe) sera choisi. Ce ne sera pas obligatoirement le président (l'élu) du Comité. Tout citoyen peut exercer cette charge.
Le rôle et les fonctions de l'animateur sont les suivants :
  • Veiller à ce que les débats ne dérivent pas vers des sujets extérieurs à l'ordre du jour. Il pourra recentrer les débats et proposer que le sujet figure sur un prochain Comité.
  • Donner la parole à tous ceux qui souhaitent s'exprimer et proposer aux personnes discrètes qui n'osent pas s'avancer de donner leur avis.
  • S'efforcer que tout le monde ne parle pas en même temps et que chaque avis soit donné séparément.
  • Rester impartial et ne pas prendre parti pour un groupe, rester neutre et ne favoriser aucune opinion.
  • Respecter l'ordre des sujets à traiter et les horaires définis dès le départ.
  • Permettre aux personnes invitées et à celles qui se sont signalées d'exprimer ce qu'elles avaient à dire.
  • Donner tour à tour à tous les citoyens qui ont des réponses à apporter la possibilité de les formuler.
  • Rester correct, patient et compréhensif envers toutes les personnes qui ont du mal à s'exprimer en public et les aider à formuler leur propos.
Quelques règles de base devront impérativement être respectées par l'ensemble des participants :
  • Ne jamais empêcher quiconque de parler ou couper la parole de celui qui s'exprime.
  • Rester poli, aimable, courtois. Ne pas proférer de menaces ni d'insultes, ne pas crier ou semer la pagaille.
  • Ne jamais se moquer des opinions même singulières de certains citoyens.
  • Eviter d'aborder des sujets d'ordre strictement personnel, ne pas colporter les rumeurs et les on-dits, ne pas profiter d'un Comité pour régler des litiges personnels.
Les participants qui s'entêteraient à jouer les trouble-fêtes pourront être verbalisés sur demande de l'élu président le Comité et être exclus de toute participation jusqu'à ce que la preuve du paiement de l'amende soit fournie. Ce n'est là qu'une simple proposition, d'autres peuvent évidemment être envisagées.
I. Comment se termine un comité.
Afin que les Comités de Citoyens ne prennent pas trop d'importance, il est indispensable de déterminer, à l'avance, quand il se termine. Les éléments suivants peuvent être pris en considération :
  • La durée totale du Comité a été fixée dès le départ, par exemple à une heure et demi, et la limite a été atteinte.
  • L'ensemble des sujets présents dans l'ordre du jour a été abordé et personne n'a plus de commentaires à formuler.
  • L'un des sujets a pris plus de temps que prévu et en aborder un autre rendrait le Comité beaucoup trop long.
  • L'assistance montre des signes de lassitude, d'impatience ou de nervosité excessive et les débats risquent de ne plus être sereins.
D'autres causes non abordées ici peuvent mettre un terme au Comité. C'est à l'élu président de déterminer le moment de clore les débats. La décision de mettre un terme, même provisoire, à la réunion ne doit pas être jugée comme abusive ou expéditive.
Une fois lé réunion du Comité terminée, même si des suites sont prévues, il conviendra de s'acquitter des tâches suivantes :
  • L'élu, président de la séance, l'animateur ou toute autre personne disposée, fera un résumé succinct des éléments qui auront été abordés, des propositions qui auront été faites et de tous les autres commentaires importants. (D'où l'importance des prises de notes!)
  • Ce résumé (ou note de synthèse) devra figurer dans un document écrit auquel il sera possible de faire référence par la suite. Les personnes qui n'ont pu assister à la réunion auront, de cette façon, une idée de ce qui s'y sera dit.
    Cette note de synthèse devra être accessible à tous les citoyens de la commune par un affichage à la mairie ou un publication quelconque (en prenant en considération les économies de papier, geste écologique très important : soit dans le bulletin communal, s'il y en a un, ou le site internet de la commune.)
    Pour permettre une plus large diffusion des discussions qui ont eu lieu dans le Comité, il n'est pas inutile de considérer le rôle de la presse régionale. La vision d'un journaliste peut apporter des compléments d'information fort utiles.
    La possibilité de trouver ces documents sur le site internet de sa commune peut également amener des commentaires supplémentaires et préparer la réunion d'un prochain Comité. Selon le principe de la permanence du Comité de Citoyens, tout le monde doit pouvoir s'exprimer à tout moment et sans restrictions.
  • Les personnes présentes établiront l'ordre du jour de la réunion suivantes en prenant en compte les sujets qui n'auraient pas été complétés ou les points particuliers qui méritent une attention spécifique. Cet ordre du jour pourra faire l'objet d'une modification selon les nécessités : il sera de toute façon redéfini de façon plus complète en ouverture de la réunion suivante.
  • La dernière chose qui sera décidée lors de chaque réunion du Comité est la date et le lieu du prochain comité (ou les dates et les lieux s'ils sont nécessaires).
Je tiens à insister sur le fait que si je donne la parole au peuple c'est pour qu'il en use. L'information doit donc être diffusée le plus largement possible et être accessible partout où le besoin se fait sentir. Les possibilités offertes par l'Internet sont immenses, il serait dommage de ne pas en profiter.
J. Les moyens dont disposeront les Comités.
Si j'ai basé mon programme de campagne sur les Comités de Citoyens et une démocratie avec implication de tous ce n'est pas pour donner la parole au Peuple pour finalement le laisser parler dans le vide. Il faudra garder en mémoire que la République sera basée sur un partenariat entre les électeurs et leurs élus. Sans remettre en cause les prérogatives des élus, définies par la Constitution et les lois qui régissent nos institutions, le but est de puiser dans les expériences et les connaissances du terrain de chaque citoyen pour combler des lacunes impardonnables en ce début de vingt-et-unième siècle.
Il est nécessaire de garantir à la Nation le plein exercice de sa souveraineté. Comme l'a très bien dit Dominique de Villepin sur « La Chaîne Parlementaire » : « les français ont fini par comprendre que c'était eux qui payaient la facture ! » Dans ce cas, puisqu'ils paient, ils doivent pouvoir avoir le dernier mot dans toutes les décisions qui les concernent. Pour cela, les moyens suivants sont à envisager, voire à compléter :
  • Le référendum. Bien qu'inscrit dans le texte de la Constitution, ce recours n'est que trop rarement utilisé. La réunion du parlement en Congrès, même s'il peut être suffisant dans bien des cas, peut néanmoins s'avérer indispensable (je ne citerai que l'exemple du changement de statut de la Poste). L'abstentionnisme qui est chronique n'encourage pas ce genre de recours.
  • Le vote interne. Les Comités de Citoyens pourront être amenés à prendre des décisions à portée locale et nationale. Ce vote, s'il a lieu, devra avoir les conséquences qu'entraînent tous les votes : leur prise en compte.
  • La votation publique. Le seul cas que je connaisse concerne la Poste (et son changement de statut) et a donné les suites qu'on connaît : aucune. Malgré plus de deux millions de signatures contre, les députés ont voté, sans se préoccuper de la volonté nationale, la privatisation de la Poste. Les raisons invoquées à l'époque relevaient d'une mauvaise foi caractérisée et il est hors de question qu'un cas similaire se reproduise à l'avenir.
    La votation publique est laissée à l'initiative de tous les partis politiques, des syndicats, des associations et des Comités de Citoyens. Elle sera systématiquement examinée par le gouvernement qui aura obligation d'y répondre.
  • La pétition est une variante, individuelle, de la votation publique. Elle est à l'initiative de tout citoyen et diffusée par les Comités de Citoyens. Les pétitions, quel que soit le nombre des signatures, seront adressées à la Présidence de la République et feront l'objet d'un examen lors de Comités de Citoyens présidés par le Chef de l'État.
  • Le bulletin blanc. Le dernier recours est le vote de protestation légal et officiel appelé vote blanc. Un vote blanc majoritaire, dans une élection, peut éliminer les candidats en présence ou même annuler une élection. Il s'agit d'un vote sanction, une façon de donner à la Nation un droit de véto suspensif ou définitif.
    Pour des détails supplémentaires, vous pouvez consulter le site de la Constitution de la RRF. (un article y est consacré. Vous avez également le texte de la « proposition de modification de la Constitution » qui intègre la totalité des dispositions nouvelles que je souhaite ajouter.)
Selon le principe de « la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes » la Nation (autrement dit le Peuple de France , selon ma propre définition) a les moyens d'agir directement dans la gestion de la République. C'est cela, la « démocratie avec implication du Citoyen ».
K. Laissons parler les spécialistes.
(Cette partie provient d'un site extérieur)
25 Idées pour améliorer vos réunions
Ces idées peuvent vous êtres utiles aussi bien dans le rôle d'animateur de la réunion que dans celui de participant ... actif et intelligent.
1. Avant une réunion, vérifiez si elle est bien indispensable: ne pourrait-on traiter le problème ou faire circuler l'information autrement [entretiens directs ou par téléphone. échanges de lettres ou de documents)?
2. Faites connaître l'ordre du jour et la durée globale de la réunion à l'avance aux futurs participants et consultez-les éventuellement à ce sujet.
3. Vérifiez que les personnes convoquées sont bien les personnes compétentes et concernées.
4. Ne dépassez pas la dizaine de participants.
5. Programmez la réunion à un moment et dans un lieu appropriés.
6. Préparez la réunion, et incitez chaque participant à faire de même.
7. Commencez la réunion à l'heure.
8. Au début de la réunion. rappelez les objectifs. l'ordre du jour. l'horaire prévu. les règles du jeu.
9. Intégrez éventuellement de nouvelles propositions sur l'organisation de la réunion. si cela vous semble souhaitable et possible.
10. Aménagez l'espace: tables, tableaux. disposition de chacun dans la salle.
11. Prévoyez une durée pour chaque point à traiter et une marge pour les imprévus.
12. Faites enregistrer ce qui se dit: compte-rendu par un secrétaire de séance et utilisation du tableau.
13. Pour chaque point de l'ordre du jour, recensez les informations disponibles et faites préciser les positions. opinions ou sentiments en présence.
14. Provoquez les échanges les plus larges entre participants, évitez que la discussion soit monopolisée par quelques-uns et sollicitez la participation de ceux qui s'expriment le moins.
15. Favorisez le développement d'un climat d'écoute mutuelle et d'ouverture à autrui.
16. Utilisez de façon positive les oppositions et les conflits comme sources de progrès: faites qu'on s'attaque aux problèmes, pas aux personnes.
17. En cas de désaccord important, dédramatisez et faites expliquer les thèmes en présence, afin de cerner les points de divergence et les points de convergence.
18. Acceptez les variations de rythme, les silences, les phases de piétinement ou de blocage et sachez les traverser en gardant votre confiance dans les capacités du groupe à surmonter les difficultés qu'il rencontre.
19. Soyez sensible aux déviations "hors sujet" et aux apartés, et cherchez à les récupérer ou à les intégrer "en douceur" en recentrant si nécessaire.
20. Faites des synthèses partielles afin de dégager les acquis de la discussion et de préciser l'état d'avancement par rapport à l'ordre du jour.
21. Surveillez régulièrement et rappelez parfois le temps passé et le temps disponible.
22. Que vous vous impliquiez ou non dans le débat sur le fond, gardez suffisamment de recul pour ne pas perdre de vue l'ensemble de la dynamique du groupe et de la réunion.
23. Vérifiez que l'analyse de la situation est suffisante avant que les conclusions soient tirées ou les décisions prises.
24. Terminez la réunion à l'heure.
25. Ne levez pas la séance sans une conclusion ou une synthèse finale, par exemple un rappel de ce qui a été dit ou décidé ou un point sur l'état final d'avancement, par rapport aux objectifs et à l'ordre du jour prévus au départ.
(source : http://www.qualiteonline.com/rubriques/rub_3/dossier-5.html)

samedi 3 septembre 2011

Comités de Citoyens - Mode d'emploi. (2)

Deuxième Partie :
« Une réunion sert à décider de l'ordre du jour de la réunion suivante. »
(Jean-Loup Chiflet)
« Un comité est une réunion de gens importants qui, pris séparément, ne peuvent rien faire mais qui, ensemble, décident que rien ne peut être fait. »
(Fred Allen)
« Vous pouvez avoir les meilleures idées du monde, si vous n'êtes pas une force politique, vous n'êtes pas écouté. »
(Michèle Alliot-Marie, Réunion Publique de Bordeaux, 1er mars 2007)
« La réunion, forme professionnelle de la démocratie participative, est conçue pour accorder la prise de parole à tous ceux auxquels on refusera ensuite l'accès à la décision. »
(Philippe Bouvard, Mille et une pensées, 2005)
En guise d'intermède :
D'ordinaire, mes lecteurs auront remarqué que je mets, en exergue de mes exposés, des citations qui vont dans le sens de ce que je propose. Or, celles que j'ai placées en tête de cette partie vont à l'encontre des principes que je souhaite définir. La raison est simple : le vingt-et-unième siècle est commencé depuis près de douze ans et les choses ne semblent guère se décider à avancer. La démocratie, tout le monde en parle et les grandes puissances occidentales prétendent vouloir l'établir partout, au risque d'être parfois ridicules. Il faut dire que c'est un sujet de débat permanent dans les classes politiques mais personne ne pense sérieusement à en fixer des règles fiables, concrètes et précises, même s'il est question, de temps à autre, au gré des humeurs (ou de l'échéance de certains scrutins), de démocratie dite participative. Récemment, la mise en place dans les tribunaux correctionnels, de jurys populaires (j'aime beaucoup cette expression, elle peut revêtir une multitude de sens, et pas toujours ceux qu'il faudrait!) aurait pu relancer le débat mais finalement non.
Un autre élément me permets de penser que, dans l'esprit des grands qui nous gouvernent, la démocratie doit rester, pour le Peuple, les Nations et les êtres humains qui les composent, une belle idée, un fantasme : quelque chose de lointain, presque inaccessible, auquel il faut croire comme un dogme théologique. Alors que les puissants de ce monde ne pensent qu'à mettre en place une « gouvernance mondiale » (il suffit pour s'en convaincre de prendre la peine de parcourir les discours du Président Sarkozy, disponibles sur le site de l'Elysée), les populations ne sont vues que comme des consommateurs bêtes et incapables. Vous me croyez excessif ? Alors regardez n'importe quelle page de publicité à la télévision, sur n'importe quelle chaîne et regardez de quoi elle est peuplée.
Petite parenthèse :
Je ne suis pas spécialement amateur de publicités. Comme beaucoup de téléspectateurs, je les subis plus que je ne les regarde. Pourtant, il y en a une qui a attiré mon attention : c'est celle pour ce yaourt à boire dont le nom est un raccourci de la marque (Yop pour Yoplait!).
Un adolescent à la voix désagréable (elle semble contenir à la fois ce qu'on appelle « l'âge bête » et tout le « je m'en foutisme » inhérent à cette période de la vie) surprend sa mère en train de boire à la bouteille de ce produit dont il est question. Après quelques échanges verbaux qui indiquent que l'adolescent n'a pas seulement la voix désagréable mais un mode de vie qui lui correspond parfaitement, il conclut par ces mots « Mais c'est MON Yop ! » en insistant très lourdement sur le possessif.
Le sale gosse, il n'y a pas d'autres mots, s'approprie le produit alors que c'est sa mère qui, selon toute vraisemblance, a payé tout ce qui se trouve dans le frigo. La réflexion suivante « tu ne crois pas que je vais boire après toi ! » laisse deviner tout le respect que le gamin porte à sa mère : un condensé de mépris difficilement assimilable à cet « âge bête » (appelé aussi « âge ingrat », et on comprend pourquoi!). Bref, en vingt-cinq secondes, tout ce que le consommateur peut reprocher à la société actuelle nous est livré comme si c'était la normalité. Il ne faudra donc pas s'étonner, avec des messages pareils, que les électeurs perdent tout espoir de voir les choses évoluer. (fin de la parenthèse.)
Les citations placées en tête de cette partie ne sont que le reflet de ce que tout le monde croit ou pense. Nos politiques, qui devraient se souvenir qu'ils sont les représentants de la Nation et qu'ils ont été élus par elle, rivalisent d'ingéniosité pour diffuser ce message pessimiste. Tout le monde a déjà entendu quelqu'un, autour de soi, prononcer l'une de ces phrases gorgées de fatalisme :
« Les choses sont ce qu'elles sont et on ne pas rien changer ! »
« On peut dire ce qu'on veut, on ne nous écoute jamais ! »
« Quand on nous demande notre avis, c'est le contraire qui est décidé ! »
« Tout est mondial désormais, qu'est-ce qu'on peut faire à notre niveau? »
A cela, je répondrai simplement qu'on peut toujours changer les choses, il suffit de le vouloir. Et pour le peu qu'on prenne la peine de les écouter, les Citoyens ont des idées pour sortir le pays du marasme économique dans lequel il est plongé. C'est ce que propose mon programme :
  • Donner la parole au peuple,
  • Obliger les élus à écouter les propositions et les avis de leurs électeurs
  • Donner les moyens à la Nation d'exercer, enfin, sa souveraineté par son implication dans la gestion de la République.
Cette proposition est simple, facile à mettre en place et elle ne coûte rien mais ses adversaires sont nombreux (ils veulent garder le pouvoir pour eux seuls et surtout ne pas le partager avec le peuple) : c'est pourquoi ils ne cessent de délivrer des messages sous toutes les formes possibles afin que rien ne bouleverse l'ordre du monde qu'ils ont établi et dont ils comptent profiter sans vergogne. L'un des nombreux moyens efficaces pour diffuser le pessimisme ambiant est de passer, comme je l'ai indiqué ci-dessus, par les pages de pubs parce qu'elles sont difficiles à éviter.
La publicité selon Wikipédia :
« La publicité est une forme de communication, dont le but est de fixer l'attention d’une cible visée (consommateur, utilisateur, usager, électeur, et ainsi de suite) pour l'inciter à adopter un comportement souhaité : achat d'un produit, élection d'une personnalité politique, incitation à l'économie d'énergie, etc.
La publicité, « action de rendre public » ou « état de ce qui est public » a pris le sens moderne d'« ensemble des moyens utilisés pour faire connaître au public un produit, une entreprise industrielle ou commerciale » vers 1830. Cette date lie donc le développement de la publicité à celui de l'industrialisation et à l'essor des marchés de grande consommation.
La « pub » (l'apocope est devenue un synonyme à part entière) n'est pas limitée aux biens de consommations ou aux services. Elle peut aussi promouvoir des hommes ou des femmes, vanter un lieu touristique, une organisation gouvernementale ainsi que des événements sportifs ou culturels. La publicité peut viser des changements de comportement ou la promotion de valeurs considérées comme positives ou bénéfiques au niveau de la société, mettre en garde contre les drogues, inciter au respect de l'environnement, ou encore promouvoir la prévention routière.
« Ni science ni art », la publicité est une technique largement empirique qui emprunte à l'économie, à la sociologie et à la psychologie, qui teste ses intuitions via des panels et des études de marché. La créativité en est le cœur mais elle n'est pas un art. La gratuité et l'objectivité lui font défaut. Si elle peut le devenir, ce n'est pas le but premier de son commanditaire qui cherche, lui, en premier lieu, à faire passer un message (vendre, inciter, faire agir...).
La majorité des auteurs rapprochent ou assimilent la publicité à un phénomène de propagande propre aux sociétés contemporaines. Au sein de la société, elle augmente les échanges et accélère la diffusion des nouveaux produits ou des innovations techniques et elle représente un poids économique très important. De nombreuses législations nationales préviennent ses dérives potentielles. Les produits toxiques ou dangereux pour la santé se voient interdire de publicité dans certains pays (le tabac, par exemple) alors que parallèlement la réglementation protège certaines catégories de personnes, les enfants en particulier, en interdisant la publicité pornographique et en encadrant rigoureusement la publicité qui leur est destinée. »
Rappel de la loi :
"Constitue une publicité toute inscription, forme ou image, destinée à informer le public ou à attirer son attention." (Article 3 - Loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979)
La propagande selon Wikipedia :
« La propagande désigne un ensemble d'actions psychologiques influençant la perception publique des événements, des personnes ou des enjeux, de façon à endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser d'une manière voulue.
La publicité partage des techniques et moyens mis en œuvre par la propagande diffuse pour produire un acte d'achat et présenter de manière positive des comportements (société de consommation). Les liens entre propagande et publicité sont largement discutés.
Les techniques de propagande modernes reposent sur les recherches conduites dans le domaine de la psychologie, de la psychologie sociale et dans celui de la communication. De manière schématique, elles se concentrent sur la manipulation des émotions, au détriment des facultés de raisonnement et de jugement. »
La propagande selon toupie.org :
« La propagande est l'action de diffuser, de propager, de faire connaître, de faire admettre une doctrine, une idée, une théorie politique. Son but est d'influencer l'opinion publique, de modifier sa perception d’événements, de personnes, de produits, de convertir, de mobiliser ou de rallier des partisans. La propagande prend la forme de campagnes de diffusion d'informations toujours partiales et déformées, à grande échelle, parfois insidieuses.
La propagande, en tant que stratégie de communication d'un parti, d'un pouvoir politique ou militaire, est à la puissance civile ou militaire ce que la publicité est au secteur des biens marchands.
La propagande moderne exploite les connaissances et les techniques de la psychologie et de la communication. Elle privilégie la manipulation des émotions, au détriment des capacités de raisonnement et de jugement.
La propagande est le terme officiel en France pour désigner les programmes et professions de foi dans les campagnes électorales. Le sens moderne du mot propagande, plutôt péjoratif, date de la Première Guerre mondiale. Dans le sens commun, la propagande correspond à la désinformation mise au service d'une cause politique ou d'intérêts particuliers.
Les techniques de propagande ne sont pas l'apanage des dictatures, on les trouve également dans les démocraties, sous le nom de communication politique. Contrairement aux dictatures utilisant des moyens coercitifs et le pouvoir militaire, dans les démocraties les moyens de conquête ou de conservation du pouvoir sont fondés sur la persuasion et s'appuient sur le pouvoir des médias. »
Ce que la Nation veut est bien plus important que ce qu'on décide pour elle : elle seule sait ce qui lui convient.
D. Les différents types de Comité.
Voici quelques rappels pour ceux qui n'auraient pas encore tout à fait compris ce que j'attendais des Citoyens. Les Comités de Citoyens peuvent être réunis pour les motifs suivants :
  1. Le Comité ordinaire.
    Dans ce type de Comité sont rangés tous ce qui est considéré comme un acte citoyen. Passer à la mairie pour consulter les panneaux d'information, chercher des renseignements sur Internet, dans ses livres ou partout où c'est possible, discuter avec son voisin (sans se crêper le chignon, comme on dit parfois) sont autant d'actes citoyens nécessaires et utiles.
    Regarder la télévision peut s'avérer être également un acte citoyen, et cela même en regardant quelques émissions considérées habituellement comme purement divertissantes. Il suffit de les regarder autrement.
    Tout ce qui concerne la diffusion de la culture, les vulgarisations scientifiques, les reportages politiques, historiques ou musicaux est enrichissant à partir du moment où cela ne devient pas une corvée. Je ne demande à personne de « se farcir » l'intégrale du ring de Wagner retransmis en direct de Bayreuth si on n'aime pas l'opéra ou de se forcer à suivre des débats politiques ou même polémiques si on n'y voit pas l'intérêt. Pour ma part, je ne supporte pas le jazz, je ne me mets donc pas à suivre les concerts diffusés sur certaines chaînes pour m'informer : je sais que ça existe et je m'en contente. (J'écoute de la musique contemporaine dite « minimaliste » ou « répétitive » qui, selon certains, est autrement plus pénible que le jazz ! Comme quoi, tout est affaire de feeling!)
    Fort étrangement, certaines émissions de télé réalité trouvent grâce à mes yeux. Bien qu'elles ne soient pas culturelles, au sens strict du terme, chacun peut y trouver un intérêt particulier. Je ne vais citer qu'un exemple positif : « l'amour est dans le pré » dont le principe est reproduit ci-dessous.
    « Depuis 2005, M6 se propose de venir en secours de célibataires qui n'arrivent pas à trouver l'amour en milieu rural. Qu'ils soient céréaliers, viticulteurs ou éleveurs, ces hommes et des ces femmes sont bien décidés à changer de vie en l'envisageant à deux. Tout d'abord, les célibataires bénéficient de la diffusion de leur portrait. Les téléspectateurs sont alors invités à leur écrire s'ils veulent les rencontrer. Un grand rendez-vous est alors organisé pour qu'une dizaines de prétendant(e)s viennent à la rencontre de chacun. Là, les célibataires sélectionnent leurs deux coups de coeur pour passer une semaine ensemble, dans leur exploitation. »
    D'autres émission de ce type peuvent être considérées comme éducatives. Je cite un autre exemple :
    « Ramsay's Kitchen Nightmares (Cauchemar en Cuisine en français) est une émission de télévision britannique mettant en scène le célèbre chef-cuisinier Gordon Ramsay. Dans chaque épisode, ce dernier tente de venir en aide à des restaurateurs en difficulté auxquels il tente d'éviter la banqueroute. Connu pour son franc-parler, le chef Ramsay n'hésite pas à jouer les troubles-fêtes et à invectiver au besoin propriétaires ou membres du personnel afin de leur faire prendre conscience de leurs erreurs et de les rectifier. Chaque épisode dure 44 minutes et présente une compilation réalisée sur la base d'une semaine de travail conjoint, à laquelle s'ajoute à la fin une séquence prise plusieurs semaines après la fin de l'expérience et qui permet de constater si les méthodes rigoureuses du chef Ramsay ont ou non porté leurs fruits. »
    D'autres chaînes de la TNT diffusent de « monstrueuses conneries » sans le moindre intérêt (selon mon appréciation, bien entendu!) Je n'en ferai pas la liste, elle risquerait d'être vertigineuse.
  2. Les Comités présidés.
    Règle générale : aucune réunion ne pourra se faire sans la présence d'un élu. (Puisqu'il y a définition d'un partenariat entre les électeurs et les élus, les uns ne peuvent rien sans les autres!)
    Les Comités de Citoyens peuvent être présidés à l'initiative des élus suivants :
  • Le maire de la Commune, pour des dossiers concernant la gestion de la commune ou tout sujet d'intérêt général. La règle peut s'appliquer aux communautés de communes ou tout autre type de regroupement.
  • Le député, le conseiller général (ou territorial) pour des objets concernant le département ou la région. Chacun ne pouvant présider des Comités de Citoyens que dans sa circonscription.
  • Le Président de la République, pour toutes les consultations sur des sujets concernant la république, l'économie, les institutions, la loi, les revendications.
    Les Comités présidés peuvent être consultatifs, revendicatifs, législatifs ou participatifs selon les critères qui seront définis ci-après.
  1. Les Comités consultatifs.
    Les Citoyens d'une commune ou d'une communauté de communes pourront être réunis par tous les élus mentionnés ci-dessus pour connaître les avis sur des sujets précis définis dans des ordres du jour qui auront été diffusés à l'avance.
    Le fait qu'ils soient consultatifs peut amener le Citoyen qui y participe à voter ou non pour une motion. Les points suivants doivent être définis impérativement avant que ne commence tout débat :
  • L'éventualité d'un vote, ses modalités.
  • Les conséquences qu'auront ce vote (l'influence du vote des Citoyens sur la décision finale que prendront le ou les élus).
    Les Citoyens pourront reprendre les sujets abordés lors de ces Comités Consultatifs dans les ordres du jour des Comités suivants même s'il y a eu vote et prise de décision. La Nation (et le Citoyen) aura toujours le dernier mot.
    C'est ainsi que je conçois l'exercice de la souveraineté et qui explique le concept apparemment contradictoire de la « Royauté Républicaine ». Je résumerai les choses ainsi :
    La Royauté est un principe qui concerne la Souveraineté, la République est un mode de fonctionnement qui définit son exercice. La Royauté et la République sont donc complémentaires et ne s'incarnent que dans la Nation.
  1. Les Comités revendicatifs.
    Il ne faut pas nécessairement comprendre l'adjectif revendicatif dans son sens syndical qui, même s'il peut être justifié, reste incomplet. Les Comités de Citoyens ne seront pas institués pour que les uns et les autres réclament des augmentations de salaire, des primes de ci et de ça, des droits supplémentaires ou le maintien de certains acquis. Même si ces revendications, syndicales, sont souvent fondées et basées sur des constatations évidentes et logiques, elles ne vont que dans un seul sens. Il sera permis de revendiquer mais en faisant des propositions concrètes pour que les demandes puissent se concrétiser.
    De façon plus générale, le Comité de Citoyen pourra définir son propre ordre du jour pour faire des propositions sur les sujets liés à l'actualité, à la politique générale ou l'économie du pays, les institutions et leur évolution, transmettre le compte-rendu des débats à d'autres comités, à leurs élus ou encore à la Présidence de la République. Des suites seront systématiquement données aux résultats qui auront été fournis.
    Ce type de comité pourra également être réuni en début et en fin de chaque mandat électif (maire, conseiller général, régional ou territorial, député) ainsi que lors de tout changement de gouvernement (y compris les remaniements).
  • En début de mandat pour définir en commun (électeurs et élus) les objectifs, la direction de la politique générale à suivre ou apporter tout élément complémentaire.
  • A la fin du mandat pour faire une sorte de bilan de l'action menée par l'élu. Celui-ci pourra apporter les éclaircissements nécessaires et justifier certains points de désaccord.
    Des Comités supplémentaires pourront être réunis à tout moment à l'initiative des élus ou des Citoyens.
  1. Les Comités législatifs.
    Ce type de Comité concerne la formation et les amendements apportés par les Citoyens à la loi. Ce Comité est également appelé collaboratif (voir la remarque ci-dessous) car c'est là que ce partenariat dont j'ai déjà fait mention (entre les électeurs et les élus) prendra toute sa signification.
    Remarque : l'adjectif collaboratif est forgé à partir du nom commun collaboration, lui même venant du verbe collaborer dont le dictionnaire nous dit qu'il signifie « travailler avec une ou plusieurs personnes à un projet commun ». Un ajout a été apporté concernant le mot collaboration : « aide apportée à l'ennemi de 1940 à 1944 ». Pour des raisons liées à cette dernière acception, il peut subsister quelques réticences légitimes à collaborer (même si c'est pour une cause juste et louable).
    Ces Comités législatifs pourront revêtir chacune des formes déjà évoquées plus haut : soit en se rendant à la mairie pour consulter les informations et apporter ses commentaires sur un registre (qui pourra être informatique) soit en assistant à des réunions ou des débats dans le cadre du Comité de Citoyens.
    Puisqu'il est question d'un partenariat, les élus seront informés des débats des Comités. Ils rendront compte, avec la même objectivité, des travaux auxquels ils participent.
E. Quand se réunissent les comités ?
J'ai déjà défini le concept de la permanence du Comité de Citoyens, calquée sur celui de la Continuité de l'Etat. A partir du moment où un individu de ce pays (qu'il soit français ou non : pour de plus amples explications, se reporter à ma définition du Peuple de France) se sent concerné par les affaires publique (la République, donc, au sens latin du terme) et qu'il s'implique de toutes les manières déjà énoncées, il fait partie, de fait, du Comité de Citoyens. Même si c'est un bon départ, cela ne suffira pas.
Le but du Comité de Citoyens est avant toute chose un moyen d'échanger des informations, des avis, des opinions avec son voisin et les autres habitants de sa commune. Le meilleur moyen est encore de se réunir et de se rencontrer : c'est ce que je désignerai par Comité de Citoyens réuni.
Les sessions parlementaires, comme la rentrée scolaire, ont lieu en Septembre. Après les deux mois de la période dite estivale, où l'actualité donne l'impression de tourner au ralenti (ce n'est qu'une impression : ce n'est pas parce qu'il ne se passe rien qu'on ne vous dit rien, c'est simplement que les choses se font, mais en sourdine et en coulisse) le mois de septembre est un mois de reprise pour tout le monde. Le maire de chaque commune, selon ses disponibilités (et le nombre de ses administrés) pourra demander la réunion d'un premier Comité de Citoyens avec un ordre du jour qui peut être défini ainsi :
  1. Les Citoyens doivent définir une périodicité minimale pour les séances ordinaires de leurs Comités. Il peut être décidé de cette périodicité de différentes manières.
  • Par une liste de dates réparties sur l'année en cours (de début septembre à la fin juin) en prenant en considération les périodes scolaires où il peut y avoir des baisses de fréquentations. Ce calendrier contiendrait les dates dites ordinaires.
  • Par la définition d'une périodicité fixe minimale (par exemple tel jour de chaque mois) ou si le nombre de participants risque d'être trop important (pour les grandes agglomérations) telle tranche de la population sera invitée à une date et telle autre à une seconde.
    Cette périodicité minimale permettra de fixer des dates supplémentaires et de définir des ordres du jours complémentaires. Elle concernera les périodes creuses.
  1. Le fait de réunir régulièrement les Citoyens à date fixe, outre l'avantage de permettre à tous de se rencontrer et de lier connaissance (ce qui ne se produit pas toujours actuellement), donnera l'occasion de définir des ordres du jours sur des sujets qui méritent plus d'attention et d'organiser des calendriers de séances complémentaires pour s'y consacrer. Les réunions des différents groupes pourront ainsi être planifiés et les participants répartis de manière à pouvoir accueillir tout le monde.
  2. Les Comités de Citoyens dits extraordinaires pourront, le cas échéant, remplacer les Comités ordinaires ou être ajoutés au calendrier existant. Les dates de tous les Comités, quels qu'ils soient, doivent être diffusées par tous les moyens (même informatiques : exemple par mail) et affichées sur les espaces publics réservés.
Je tiens à rappeler que la République appartient à la Nation. C'est donc à la Nation qu'il appartient de la gérer. Les représentants de la Nation, qui sont élus, sont investi d'un mandat pour effectuer une partie de cette mission. Les Citoyens, qui les ont élus, se chargeront de les assister dans cette tâche par leur implication. C'est la base de ce partenariat que je souhaite mettre en place. Pour que cette réforme soit possible et que chacun puisse agir selon ses possibilités, le Citoyen devra également définir pour lui-même une périodicité de participation minimale.
Le rôle du Président de la République sera d'encourager les Citoyens à se réunir, à s'impliquer, à donner leur avis, bref à s'exprimer. C'est pourquoi j'estime qu'il doit être personnellement investi dans cette mission qui peut être assimilée à de la communication, de la publicité et même de la propagande. Le président de la République aura donc pour devoir de rencontrer les Citoyens, en présidant avec une périodicité minimale définie par un calendrier connu et accessible, les Comités de Citoyens sur tout le territoire de la République. Les Citoyens auront ainsi l'occasion de s'adresser directement à lui. Ils auront aussi l'assurance d'avoir été écouté et entendus.
F. L'initiative des Comités.
Cette partie ne va rien rajouter. Elle résume simplement ce que j'ai déjà dit. L'initiative de la réunion du Comité de Citoyens, en dehors de la première qui sera organisée à la rentrée de septembre et de celles fixées par le calendrier minimal, revient à :
  • Tout Citoyen ou groupe de Citoyens (telles que les associations) pour les motifs qui seront laissés à l'appréciation des demandeurs.
  • Toute personne investie d'un mandat électif (et dans sa circonscription) :
    Le maire dans sa commune, les maires des communes lorsque le Comité est conjoint, le président de la communauté de communes sur le territoires des communes qui en dépendent.
    A noter que les adjoints aux maires, lorsqu'ils ont été officiellement investis, peuvent seulement présider le Comité de leur commune. En l'absence du maire et de son adjoint, plusieurs conseillers municipaux peuvent garantir la légalité du Comité.
    Le député, dans n'importe quelle commune de sa circonscription.
    Le Conseiller général, régional ou territorial (pour se référer à la réforme en cours) sur toute l'étendue de son territoire.
    Le sénateur, élu au scrutin indirect par les grands électeurs, n'est pas exclu de la liste même si je n'en ai pas fait mention jusqu'à présent.
    Le Président de la République, sur tout le territoire de la République : toutes les communes de la métropole et des départements et territoires d'outre mer.
Remarque : le cas du député européen est particulier. Pour le moment, je ne le mets pas dans la liste des élus pouvant présider un Comité.
La condition sine qua non reste la présence, voire la présidence, obligatoire d'un élu (dans les conditions fixées dans un article du site de la constitution de la RRF).