dimanche 8 avril 2012

L'anosognosie est-elle une maladie politique? (1ère partie)

« L'oubli de ses propres fautes est la plus sure des absolutions. » (Konrad Adenauer)
« L'oubli n'est pas l'amnésie. L'oubli est un refus du retour du bloc du passé sur l'âme. » (Pascal Quignard)
« Le meilleur menteur est celui qui fait servir le même mensonge le plus longtemps possible. » (Samuel Butler)
« L'un des mensonges les plus fructueux, les plus intéressants qui soient, et l'un des plus faciles en outre, est celui qui consiste à faire croire à quelqu'un qui vous ment qu'on le croit. » (Sacha Guitry)
« J'ai menti de bonne foi. » (Bernard Tapie)
« Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques. » (Mark Twain)
« La vérité existe. On n'invente que le mensonge. » (Georges Braque)
« L'espérance est un mensonge appuyé sur l'avenir. » (Honoré de Balzac)
« Aucun homme n'a pas assez de mémoire pour réussir dans le mensonge. » (Abraham Lincoln)
« Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'opinion. » (Paul Valéry)
« Les mensonges n'ont d'importance que si l'on se fait prendre. » (Christine Ockrent, La double vie de Hilary Clinton)
« Celui qui dit un mensonge ne prévoit point le travail qu'il entreprend ; car il faudra qu'il en invente mille autres pour soutenir le premier. » (Alexander Pope)
Un homme politique, lorsqu'il ne court pas plus vite que la justice, finit par se faire rattraper. Pour échapper à un jugement, plusieurs solutions s'offrent à lui :
  • Il déclare n'être au courant de rien, c'est qui est très pratique. Le stratagème a été tellement utilisé qu'il ne prend plus aussi facilement qu'avant. Pourtant, ils essaient tous, avec une égale conviction, en espérant que les ficelles seront encore efficaces.
  • Une variante consiste à nier tout en bloc et à affirmer de façon tonitruante l'exact contraire. Au besoin, le politique incriminé fournira des preuves de sa bonne foi, trop de preuves, au risque de se trahir.
  • Une deuxième variante, très proche des deux propositions précédentes, consistera à mentir. Le politique manie le mensonge avec une dextérité qui s'explique et se justifie, c'est lui qui le dit, par des nécessités qui échappent au commun des mortels. On les entendra évoquer « la raison d'état » ou encore « l'intérêt supérieur de la République », parfois le « devoir à accomplir » et quelques notions du même genre qui ne veulent rien dire de précis.
  • En dernier recours, il s'arrangera pour faire accuser un collaborateur fidèle qui interprétera le rôle du fusible avec une parfaite maîtrise de soi. Le fusible en question sera jugé, condamné et endossera la responsabilité de son menton avec une résignation sincère, au risque de devoir mettre sa propre carrière entre parenthèses quelques années.
  • Si personne ne veut accepter de jouer les fusibles, le politique, pour se sortir d'affaire, pourra encore avoir recours a quelques stratagèmes très usités : le limogeage des juges, l'intervention d'un ministre, le vote d'une loi par le Parlement prolongeant une immunité liée à une fonction élective, une réelection ou un appui du gouvernement.
  • Quand toutes les vieilles ficelles ont été utilisées et que la justice ne veut pas se laisser embobiner, il reste un ultime recours, rarissime : le politique fera intervenir une sommité de la science pour inventer de toute pièce une explication qui balaie toute espèce d'accusation, comme ça, d'un revers de la main.
C'est ainsi que pour éviter à Jacques Chirac d'être inquiété par les vieux dossiers que la justice avait laissés en suspend, des personnalités de la médecine sortirent de leur chapeau de magicien l'explication ultime : le remède miracle, mais à l'envers. Grâce à l'anosognosie, Jacques Chirac « ne savait pas qu'il ne savait plus ».
(Les emprunts à des sources extérieures sont en italiques. Sauf indications contraires, elles proviennent du site Wikipédia)
L'anosognosie.
« Le terme d'anosognosie est issu du grec nosos, "maladie" et gnosis, "connaissance". Le préfixe a- privatif donne à l'ensemble la signification d'absence de conscience de la maladie.
L’anosognosie est un trouble neuropsychologique qui fait qu'un patient atteint d'une maladie ou d'un handicap ne semble pas avoir conscience de sa condition. À l'inverse du déni, qui est un mécanisme de défense psychologique "normal", cette méconnaissance par l’individu de sa maladie est pathologique et peut refléter une atteinte de certaines aires cérébrales. Elle est présente particulièrement dans certains types d'accidents vasculaires cérébraux, dans le syndrome de Korsakoff ou durant l'évolution de certaines maladies neurodégénératives. Elle peut notamment causer l'ignorance de certaines conditions graves comme une cécité ou une paralysie. Bien que ce trouble ait été décrit dès 1914 par le neurobiologiste Joseph Babinski, sa cause reste encore mal comprise. »
Note à propos du déni.
« Différent du refoulement, le déni est une stratégie de défense qui mène à éviter, sinon à nier une réalité (ex : une adolescente refusant d’admettre la réalité de sa grossesse et dissimulant celle-ci à elle-même et à son entourage jusqu’à l’accouchement). Dans le cas d'une psychose, il y a véritablement négation de cette réalité extérieure à laquelle se substitue une idée subjective fantasmée. »
Lorsque les journalistes ont présenté cette maladie, en relation avec les vieux dossiers que la justice gardait sous le coude depuis de longues années et qui concernait Jacques Chirac, j'ai bien cru que c'était une invention des avocats de la défense. En effet, par un de ces tours de passe-passe dont la presse est friande, le petit monde de l'information avait résumé la chose en disant : « Il ne sait pas qu'il ne sait plus ! » Effectivement, vu comme ça, on pouvait deviner une petite entourloupe pour sauver Monsieur Chirac d'une condamnation à laquelle il n'a toutefois pas échappé.
L'anosognosie, même si le nom fait penser à un canular, est loin d'être une maladie amusante puisqu'elle est liée à Alzheimer dont wikipédia donne cette définition :
« La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative incurable du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. Elle fut initialement décrite par le médecin allemand Alois Alzheimer (1864-1915). »
Pour en revenir à l'anosognosie, les termes que j'ai surligné en rouge dans les définitions précédentes sont expliqués ci-après.
Le syndrome de Korsakoff.
« Le syndrome de Korsakoff (ou psychose de Korsakoff) est une complication de l'encéphalopathie de Wernicke, bien que chez certains patients la maladie soit passée totalement inaperçue.
Le syndrome de Korsakoff présente des symptômes d'amnésie sévère, antérograde et rétrograde (l'individu ne se souvient plus de son passé -à l'exception d'éléments de son passé lointain- et ne peut plus acquérir de nouvelles informations en mémoire à long terme) accompagnée de fabulations et de fausses reconnaissances. D'un point de vue cognitif, les altérations touchent particulièrement la mémoire épisodique, la mémoire de travail (mémoire explicite) et les fonctions exécutives. Le raisonnement est altéré, la personne a rarement conscience de son état et présente de nombreuses fabulations. Les effets comportementaux de la maladie sont évolutifs, l'impulsivité et l'agressivité laisseront place à l'apathie et la passivité.
Ces symptômes sont causés par une lésion des corps mamillaires et/ou des noyaux dorso-médians du thalamus (syndrome amnésique diencéphalique), le plus souvent dus à une alcoolisation chronique (exogénose) accompagnée d'un déficit en vitamine B1 (thiamine). »
Les maladies neurodégénératives.
« Les maladies neurodégénératives forment un sous-groupe de maladie dégénérative, qui affecte le fonctionnement du cerveau ou plus généralement le système nerveux de façon progressive au cours de son évolution.
Celle-ci peut être plus ou moins longue (de quelques semaines à plusieurs années).
Le processus en cause consiste généralement en une détérioration du fonctionnement des cellules nerveuses, en particulier les neurones, voire à leur mort cellulaire. La conséquence pour le malade est donc une altération progressive souvent irréversible des fonctions nerveuses qui peut conduire à son décès. »
L'encéphalopathie de Wernicke.
« L'encéphalopathie de Wernicke (ou de Gayet-Wernicke) est un trouble neurologique sévère caractérisé par la perte de la mémoire à court terme.
La cause la plus commune est l'alcoolisme, mais d'autres circonstances, comme un régime déséquilibré (régime constitué de liquides non supplémentés en vitamines sur plusieurs semaines), peuvent déclencher la maladie. »
L'amnésie antérograde.
« L'amnésie antérograde est un trouble de la mémoire caractérisé par une incapacité à fixer durablement de nouveaux souvenirs.
À partir d’un temps donné, l’amnésique donne l’impression qu’il n’apprend plus. L'amnésie antérograde se caractérise en 5 points :
  • La Notion de délai/compétition : pour vérifier qu’un patient est amnésique, il faut tout de même laisser passer un peu de temps avant de lui demander de restituer une information : un délai est nécessaire (souvent, quelques minutes). Le patient amnésique « oublie » d’autant plus vite qu’il est occupé par une activité pendant le délai.
  • L’intensité de l’amnésie est flagrante : l’entretien suffit à prendre conscience de l'amnésie (qui reste à objectiver grâce à des tests). L’amnésie pose de réels problèmes dans la vie du sujet, bien qu’il n’en prenne pas toujours conscience : il perd des objets, est désorienté dans le temps et l’espace.
  • L’oubli à mesure est caractéristique de l’amnésie : le patient se comporte comme si l’information s’effaçait de sa mémoire au fur et à mesure que le temps passe. Dans le cas où le patient a la possibilité d’acquérir de nouvelles informations, on parlera plutôt de trouble de la mémoire.
  • La désorientation dans le temps et dans l’espace est aussi caractéristique : le patient est incapable d'indiquer la date actuelle. Il peut indiquer sa date de naissance mais pas son âge. La désorientation est d'autant plus flagrante que l'endroit dans lequel évolue l'amnésique est nouveau (jamais rencontré avant le début de son amnésie).
  • La mémoire épisodique (contextuelle) : elle contient toutes les traces encodées par toutes les modalités, et même certains aspects temporel, émotionnels, etc. La conscience que certains événements ont été vécus par le sujet est aussi touchée. »
Les corps mamillaires.
« Les corps mamillaires sont deux complexes nucléaires appartenant à l'hypothalamus. On peut les voir sur une vue ventrale de l'encéphale au niveau de l'espace perforé postérieur. Les corps mamillaires représentent la terminaison antérieure du fornix. Ils font partie du circuit de Papez et ainsi du système limbique, ils jouent un rôle très important dans la mémoire. Leur atteinte produit le syndrome de Korsakoff dont le principal symptôme est la perte de la mémoire antérograde. »
Amnésie diencéphalique.
Définition : syndrome d'amnésie globale avec amnésie antérograde et rétrograde, oubli des événements vécus à mesure qu'ils se produisent et incapacité de faire de nouveaux apprentissages. On observe aussi une fabulation et une anosognosie du déficit.
Pour terminer avec les définitions médicales, je citerai une ultime cas : l'agnosie.
Définition : L'agnosie est un trouble cognitif qui se manifeste par un déficit de la capacité de reconnaissance (il ne connaît pas). Le sujet atteint perçoit les stimuli, mais ne les traite pas au niveau logique. L'agnosie n'est pas un trouble de la conception, du langage.
Jacques Chirac.
« Jacques Chirac souffre depuis plusieurs mois d'anosognosie, indique le rapport médical signé par le professeur Olivier Lyon-Caen et remis vendredi au juge Pauthe et au parquet de Paris, que s'est procuré Le Journal du Dimanche.
L'anosognosie, un des symptômes de ce que le grand public connaît sous l'appellation de maladie d'Alzheimer, est l'incapacité pour un patient de reconnaître la maladie ou la perte de capacité fonctionnelle dont il est atteint. En clair, Jacques Chirac, 78 ans, n'aurait pas conscience lui-même de ses problèmes neurologiques, ces malades "oubliant qu'ils oublient", explique au JDD un spécialiste de la maladie d'Alzheimer.
Cette maladie se rencontre essentiellement en cas de lésions de l'hémisphère mineur (hémisphère droit chez le droitier), principalement lors d'un accident cérébral ischémique (dû à une interruption de l'irrigation sanguine). Jacques Chirac a été hospitalisé pour un AVC en 2005.
En janvier déjà, le JDD avait affirmé que Jacques Chirac souffrait de la maladie d'Alzheimer. A en croire l'hebdomadaire, Bernadette Chirac avait prononcé le mot devant un proche, se souvient Rue89. Une information que l'ex-première dame de France avait vigoureusement démentie dès le lendemain : "C'est un mensonge, on me prête des propos que je n'ai jamais tenus, je suis scandalisée par ce que j'ai lu hier dans Le Journal du Dimanche et je ne peux pas accepter que l'on insinue cela. Les médecins lui ont dit qu'il n'a pas la maladie d'Alzheimer. Je les crois"
Pour établir ce rapport médical, sollicité par Bernadette Chirac, et sa fille Claude, le Professeur Lyon-Caen a fait subir à l'ancien chef de l'Etat un scanner et une batterie de tests psychologiques et est arrivé à la conclusion qu'il ne serait pas en mesure de se présenter à son procès. Un diagnotic confirmé par son gendre, selon qui l'état de santé de l'ex-président "s'est dégradé depuis quelques mois" : il "n'a plus la mémoire", affirme-t-il. »
Il existe bien d'autres troubles liés à la mémoire et qui ne relèvent pas de la pathologie. Il est possible de les ranger dans des catégories où vont se nicher la psychologie et sa cousine fantaisiste, je veux parler de la psychanalyse, car tout le monde en subit les effets quotidiennement. La mémoire est partout :
  • Elle est la base du traitement de l'information, chez l'homme et dans la machine, le politicien comme l'historien, deux disciplines où se souvenir peut revêtir des formes bien curieuses et ou la mémoire peut se réécrire et s'inventer de toute pièce.
  • Elle est la base de la culture des peuples de cette planète (comme elle doit l'être pour celle des autres, du moins celles qui sont habitées) Elle peut être religieuse, littéraire, historique, juridique et se nourrit des écrits (sur tous les supports possibles et imaginables)
  • Se souvenir est une faculté de l'homme et parfois un devoir. On parle de devoir de mémoire pour des périodes particulièrement tragiques de notre histoire (génocides en tout genre, massacres, guerres et ainsi de suite).
  • L'oubli, ou la volonté de ne pas se souvenir est également une des caractéristiques de notre société et de la civilisation en général. Notre histoire s'écrit avec ce qu'elle a conservé de son passé, ce qui peut lui donner des apparences qui changent en fonction des époques ou des découvertes. L'histoire s'écrit jour après jour, elle se corrige, se modifie, s'altère ou même s'inventer. Des faits connus de tous peuvent très bien avoir été forgés de toute pièce pour servir des causes plus ou moins justes, comme d'autres, jugés gênants, peuvent être carrément oubliés ou passés sous silence (c'est le cas de certains épisodes de la Révolution Française dont il n'y a pas de quoi être fiers).
  • L'oubli, pour peu qu'il soit volontaire, politique et fondé sur des arguments condamnables, relève alors du négationnisme.
  • La mémoire, quelle qu'en soit son utilisation, est le support de la connaissance.
Pour être complet.
La mémoire C'est la fonction qui permet de capter, coder, conserver et restituer les stimulations et les informations que nous percevons. Elle met en jeu aussi bien les structures physiques que psychiques.
La mémoire est l'une des fonctions les plus importantes et l'une des propriétés les plus passionnantes du cerveau. Pascal disait déjà : "La mémoire est nécessaire a toutes les opérations de l'esprit". Il est bien vrai qu'elle régit l'essentiel de nos activités qu'elles soient scolaires, professionnelles, quotidiennes ou de loisirs. Elle construit aussi bien l'identité, les connaissances, l'intelligence, la motricité et l'affectivité de chacun de nous.
La gnose.
De façon très générale, la Gnose (du grec gnôsis : connaissance) est un concept philosophico-religieux dans lequel le salut de l'âme (ou sa libération du monde matériel) passe par une connaissance (expérience ou révélation) directe de la divinité, et donc par une connaissance de soi.
« Le mot Gnose a notamment été utilisé dans les premiers siècles de notre ère, de façon polémique, par des théologiens chrétiens (en particulier Irénée de Lyon dans sa Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur (vers 180)) pour désigner certains mouvements du christianisme ancien dénoncés comme hérétiques. La découverte en 1945 des manuscrits de la Bibliothèque de Nag Hammadi a fourni des témoignages directs de ces mouvements, dont la vision et l'intérêt ont été renouvelés, et qu'on désigne aujourd'hui par « gnosticisme historique », ou simplement gnosticisme. »
En 1984, Ioan Couliano a résumé de façon ironique les contradictions polysémiques de l'usage moderne du mot gnosticisme :
« Autrefois je croyais que le Gnosticisme était un phénomène bien défini de l'histoire des religions de l'antiquité tardive. Bien sûr, j'étais prêt à accepter l'idée de diverses continuations de la Gnose ancienne et même celle de la génération spontanée de visions du monde dans lesquelles, à différentes époques, les caractéristiques distinctives du Gnosticisme réapparaissaient. J'ai vite appris cependant que j'étais en fait naïf. Non seulement la Gnose était gnostique, mais les auteurs catholiques étaient gnostiques, les néoplatoniciens aussi, la Réforme était gnostique, le communisme était gnostique, le nazisme était gnostique, le libéralisme, l'existentialisme et la psychanalyse étaient également gnostiques, la biologie moderne était gnostique, Blake, Yeats, Kafka, Rilke, Proust, Joyce, Musil, Hesse et Thomas Mann étaient gnostiques. D'interprètes faisant autorité sur la Gnose, j'appris en outre que la science est gnostique, et que la superstition est gnostique ; que le pouvoir, le contre-pouvoir et le manque de pouvoir sont gnostiques ; que Freud est gnostique et Jung est gnostique ; toute chose et son contraire sont également gnostiques. »
Agnostique, agnosticisme.
Pour éviter toute espèce de confusion, voici la définition donnée par wikipédia.
« L'agnosticisme est une position philosophique selon laquelle la vérité de certaines propositions, le plus souvent théologiques, concernant notamment l'existence de Dieu ou des dieux est inconnaissable. De façon moins catégorique, être agnostique peut signifier aussi qu'on ne sait pas s'il y a une puissance divine ou non, et qu'on envisage les deux possibilités, sans pour autant considérer que la vérité à ce sujet soit, par principe, entièrement inaccessible.
L'agnosticisme peut donc avoir deux fondements différents. Le premier serait que, par principe, la vérité religieuse serait inconnaissable, tout comme l'affirmation d'une puissance divine. La réponse sur l'existence de cette dernière n'est dans ce cas pas recherchée par l'individu. Le deuxième fondement est l'exercice du doute. L'agnosticisme consiste alors à s'interroger sur l'existence d'une puissance divine, en une démarche raisonnable et empirique des choses, dans l'attente qu'une vérité scientifique (elle même expérimentale et raisonnable) soit, peut-être, établie. »
Petite note sur le doute.
« Le doute est une interrogation. Il peut être le pressentiment, l’impression d’une réalité différente. Il s’oppose à la certitude, notion de ce qui est sûr et qui n’est pas discutable. »

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