dimanche 26 juin 2011

Manifeste à lire...

1789 a apporté à la France tous les espoirs de la Révolution et la fameuse « Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ». Les années suivantes sont connues pour les égarements de la Convention, la terreur et la guillotine.
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1793 a cependant fourni des textes que la postérité a préféré oublié.
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« Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures. » (article 28 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793)
 « Les projets de loi sont précédés d'un rapport. », « Le projet est imprimé et envoyé à toutes les communes de la République, sous ce titre : loi proposée. », « S'il y a réclamation, le Corps législatif convoque les Assemblées primaires. » (articles 56, 58 et 60 de la Constitution de 1793)
Le Manifeste de la R.R.F récapitule en 10 points mon programme de campagne pour 2012.
Suivez ce lien :  http://pascaldequeant.blogspot.com/
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vendredi 10 juin 2011

Faut-il donner la parole aux petits candidats?

Il faudrait être sourd, aveugle ou vivre sur la lune (et encore, sur la face cachée) pour ignorer que des élections présidentielles vont se dérouler en France l'an prochain. Les candidats se sont déclarés, il est question de primaires dans certains partis et les petites phrases ont déjà commencé à fuser de toutes parts. Comme pour les opéras, en guise d'ouverture, nous avons eu le droit à un grand moment de musique avec le débat entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélanchon qui, loin de faire avancer les choses au delà des frontières du comique, du burlesque et du ridicule (n'ayons pas peur de le dire !) a permis aux auditeurs de se rendre compte que la bataille pour le trône qu'occupe actuellement l'empereur Nicolaon Zéro allait être particulièrement âpre. Et puis, ces derniers temps, un certain patron du F.M.I dont je tairai le nom pour ne pas avoir l'air d'en rajouter une louche (comme on dit dans les salons, celui où il y a la télé) a définitivement mis notre pays au premier rang des puissances dont on parle mais pas forcément en bien.
Les candidats, disais-je, se sont déclarés. Leur nombre approcherait la quinzaine, selon les sites internet consultés, même s'ils ne sont pas forcément à jour. La question qui s'impose est la suivante : est-ce que tous sont connus ? Non ! Les journalistes se focalisent sur ce qu'on peut désigner par les « grands candidats » et délaissent les petits. Il suffit de regarder n'importe quel journal télévisé pour s'en convaincre : seuls l'UMP, le PS et le FN jouissent des faveurs de la presse. Des temps en temps, il est question d'Europe Ecologie, du moins lorsque le désastre japonais réussit à se frayer un chemin dans les titres de l'actualité, de Jean-Luc Mélanchon qui est parvenu à éclipser en totalité son parti de gauche, en alternant des périodes de vigoureuses colères médiatiques avec des instants de grâce quand il parle de la République, et le Parti Communiste, enfin, ce qu'il en reste (parce que ça a été un grand parti autrefois).
Il existe une classe intermédiaire de candidats que j'appellerai « candidats moyens ». Ils sont aussi petits que les petits candidats mais ils ont au moins l'avantage d'appartenir à des partis politiques dont le grand public a entendu parler. Deux de ces partis étaient connus principalement par les personnalités qui les représentaient aux élections : Arlette Laguillet et Olivier Besancenot, pour ne citer que ces noms. Or, ils ne sont candidats ni l'un ni l'autre. Même s'ils ont ou vont avoir des remplaçants, je doute qu'ils parviennent à captiver les médias. Pour finir, il existe un centre, mais qui sait où on peut le classer, celui-la.
Les Inconnus, dans un de leurs sketches et en parlant de Pierre Joxe, ancien ministre de l'intérieur du temps de François Mitterrand, avaient dit ceci : « Il est capable du meilleur comme du pire, mais c'est dans le pire qu'il est le meilleur ! » Vous pouvez appliquer cette maxime à François Bayrou sans vous tromper de beaucoup. Le bon François, a réussi l'exploit de parvenir, contre toute attente, à un score intéressant aux dernières présidentielles. Il s'est donc retrouvé à la place de troisième, certes guère suffisante pour passer le cap du deuxième tour mais assez pour devenir stratégique : il incarnait une troisième force avec laquelle il faudrait désormais compter. La victoire de Nicolas Sarkozy au second tour, la création du Modem et l'abandon brutal de l'essentiel de ses anciens amis au bénéfice de l'UMP, auquel on ajoutera le désormais très célèbre débat avec Daniel Cohn-Bendit ainsi que sa non-réélection, ont sonné le glas de cette force qui a, depuis, l'apparence d'un flan anglais à la vanille dans un réfrigérateur en panne. Le pauvre François suscite encore, par moment, des sursauts d'intérêt par une phrase, une réflexion ou des idées brillantes qui ne font toutefois rien oublier de « son côté obscur », sa façon si personnelle de se saborder lui-même.
Pour résoudre la difficile équation politique qui consiste à déterminer qui, de tous ces candidats, va se retrouver au second tour, et accessoirement à la table du désormais traditionnel débat, il n'y a, semble-t-il, pas d'autre solution que de se référer à ce que dit et décide la presse dans son ensemble. Il suffit d'y adjoindre quelques sondages significatifs (de quoi, on ne sait pas) des premières pages nombreuses et des articles de fond pour avoir une réponse, même partielle : Marine est dans le peloton de tête et on la retrouve au deuxième tour.
Jusqu'à ces dernières semaines, D.S.K était le chouchou des médias mais avec les événements que le monde entier connaît désormais (il est fort difficile d'y échapper) il n'est plus le présidentiable attitré. Du coup, les paris ont repris et on cherche qui va pouvoir s'opposer (dans tous les sens du terme) à Marine.
Quelques éléments sont à prendre en considération et les journalistes semblent les ignorer, dans le sens de ne pas vouloir connaître aussi bien que de ne pas savoir, à moins qu'ils ne le fassent exprès, ce qui est toujours possible.
  • Depuis des mois, les bruits couraient que les grands partis avaient du mal à rester crédible auprès des électeurs.
  • Un sondage récent précisait que 70 % des votants votaient blanc.
  • L'abstentionnisme galopant prend à chaque élection des proportions catastrophiques.
Un individu normalement constitué, c'est à dire avec une intelligence suffisante et un peu de logique, ce qui ne doit pas être introuvable, tirerait la conclusion suivante : les électeurs sont lassés de tous ces politiciens qui ne s'amusent qu'entre eux. Oui, les français veulent autre chose. Ils souhaitent pour 2012 un Président de la République qui ne ressemble pas à tous les autres. D'ailleurs, voici qui ils souhaitent :
  • Le futur Président devra être honnête, à l'écoute et avoir 50 ans,
  • Il ne sera pas forcément marié, mais sera sincère, franc et intègre,
  • Il devra être « à l'écoute des français » et « proche » de son « peuple »
Je ne voudrais pas avoir l'air de faire de la publicité pour mon cas, mais il faut quand même que j'avoue que je corresponds à cette description. Les qualités requises pour le président de 2012 ainsi que ses futures obligations sont celles que j'ai inscrites dans « la constitution de la R.R.F ». Or, il y a un problème, et de taille : je ne suis qu'un petit candidat et, mieux, pour être honnête, je ne suis même pas dans la liste des candidats atypiques que le quotidien gratuit « 20 minutes » a publiée ces derniers jours. Il va être quelque peu malaisé de faire campagne et d'accéder au second tour si personne ne sait que j'existe. Je vais donc me poser la question suivante : faut-il vraiment donner la parole aux petits candidats ?
Non ! Il ne faut pas perdre de temps avec ces petits candidats parce qu'ils n'auront pas les moyens de se payer des campagnes électorales tonitruantes avec feux d'artifice, lâcher de pigeons (pour faire plaisir à « chasse pêche nature et tralala ») et ballons de baudruche de toutes les couleurs (quoique trois suffisent : le bleu Marine, le blanc du drapeau d'Henri IV – ou Henri V, si on ajoute le comte de Chambord qui l'avait un temps exigé, et le rouge communard – pour le côté historique que les communistes sont en passe de rejoindre également) Ce n'est pas la peine d'espérer être entendu sans claquer à la figure des électeurs des tombereaux de bon argent dont on ne connaît pas toujours la provenance. De plus, Khadafi étant sur le point de disparaître de la scène politique et terroriste internationale, il ne va plus pouvoir financer qui que ce soit – du moins, l'avait-il prétendu. Désormais, il faut claquer du flouze, de l'oseille, du blé par brouettes entières pour être crédible et acheter son mandat. Si, si ! Le terme est juste : acheter ! Vous êtes bien naïfs de croire encore au pouvoir des élections... Pour votre édification, lisez ceci :
« L'ordre d'arrivée des quatre principaux candidats à la fonction suprême correspond exactement en 2007 à celui de leurs budgets de campagne : 20 millions d'euros pour Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, 10 millions pour François Bayrou et 9 millions pour Jean-Marie Le Pen. Des sommes qui servent surtout aux "moyens de propagande", selon la terminaison officielle : meetings, affiches, tracts et désormais Internet. »
« Maxime Huré a 23 ans. Il vient de contracter un prêt de 13 000 euros pour financer sa campagne des élections cantonales à Lyon. « Treize mille euros, ça représente un remboursement de 256 euros par mois pendant cinq ans si je ne fais pas au moins 5 % des voix », sourit-il. La condition fixée par l’Etat pour être remboursé. Un véritable engagement pour le jeune homme. Car la politique, ça coûte cher. Voire très cher. Le congrès d’investiture de Nicolas Sarkozy, à la Porte de Versailles en 2006, avait coûté 3,6 millions d’euros ! Deux situations extrêmes mais les mêmes impératifs. Car quel que soit le scrutin, il faut trouver l’argent et rester dans le cadre strict fixé par la loi. » (source : http://www.leprogres.fr/politique/2011/03/07/des-campagnes-electorales-couteuses-le-prix-de-la-democratie)
Oui ! Pour les raisons développées ci-dessus, il faut donner la parole aux petits candidats. Ils n'ont pas d'argent, ou très peu, et pour eux, ça va être plus que dur. Et pourquoi donc ? C'est très simple : ils vont devoir redoubler d'efforts pour parvenir à capter sur eux l'attention des électeurs et seront contraints de rivaliser d'adresse et d'ingéniosité pour que la presse, qui est supposée relayer les informations, toutes les informations (Normalement, c'est comme ça que ça devrait se passer!) s'aperçoive qu'ils existent. Ces candidats vont devoir dépenser en matière grise l'équivalent de ce que les candidats plus riches (et quelque fois mois prolixes en idées, voire parfois en manque total) dépenseront en euros. C'est sur ce plan que les choses risquent de devenir passionnantes.
Non ! Il est parfaitement inutile de leur consacrer une seule minute car, c'est bien connu et tout le monde le sait, la candidature n'appartient qu'aux grands partis qui ne lâcheront pas le morceau comme ça. Pour ce qui est de l'esprit démocratique, il faudra repasser : la France est une République laïque, sociale et démocratique, c'est écrit dans la Constitution mais ça s'arrête là. Il ne faut surtout pas que cela dépasse le stade du papier. Où irait-on ? C'est vrai, tout le monde peut prétendre atteindre la fonction suprême mais ça doit rester un fantasme ou un joli rêve pour ceux qui ne sont pas protégés, chouchoutés et soutenus par les financiers, la presse et les lobbies, principalement celui du nucléaire. Pourquoi les socialistes ne se sont-ils pas engouffrés dans la brèche ouverte par le cataclysme de Fukushima ? A cause de la toute puissance, dans notre pays de la « pensée nucléaire » un concept fabriqué de toute pièce au nom de la fumeuse autant que nébuleuse « indépendance énergétique » (un de ces mensonges dont les gouvernements sont friands depuis que le Général de Gaulle en a fait un dogme républicain). Cependant, si un petit candidat réussissait à attirer la sympathie des groupes industriels et bancaires sur sa frêle personne, en remettant en cause le système de la RTT, les 35 heures, le travail du dimanche, les retraites et tous les autres sujets qui fâchent, peut-être arriverait-il à grappiller quelques points lors du premier tour. Mais qu'il ne se fasse pas d'illusion ! Les grands veillent et ils sont jaloux et susceptibles.
Oui ! Donnons-leur la parole et surtout qu'ils s'expriment librement et sans contrainte aucune. Avec ce que l'on désigne désormais par les « candidatures atypiques », on va bien se marrer ! Essayons de faire le point de la rigolade parmi ces joyeux drilles qui espèrent faire parler d'eux.
  • Un chauffeur de bus,
  • Un écrivain indigné,
  • Un transsexuel,
  • Rasta Président,
  • Un militant du vote blanc qui promet de démissionner sitôt élu,
  • Un royaliste qui prône le rétablissement de la République.
  • Il y a même eu la candidature d'un escargot membre du parti de la dé-croissance.
Même si ces candidats atypiques (et pour certains : décalés, pour ne pas dire franchement marginaux) apporteront dans les débats (s'ils y sont conviés) un peu d'air frais et une touche de réelle authenticité, ils ne doivent cependant pas se faire trop d'illusion. Si le rire est le propre de l'homme, ce n'est pas la principale caractéristique du politicien dont les qualités tournent autour du calcul, du sérieux (dans le sens d'austérité et non de réalité), de la froide résignation et du fatalisme financier, économique, industriel et bancaire (qu'il prétendra mieux connaître que la vie quotidienne des français qu'il va représenter).
Non ! Il ne faut pas qu'ils parlent. Mieux : qu'ils se taisent ! Les élections ne sont pas conçues comme une partie de plaisir. C'est du sérieux, géré par des personnes sérieuses qui prononcent des phrases sérieuses. Même si certains candidats, parmi les grands et les moyens (selon ma classification) ont déclaré des choses amusantes voire comiques ou grotesques, ils ne l'ont pas fait exprès ou alors c'était calculé (ces personnalités savent s'entourer de spécialistes en communication, une sorte de metteurs en scène, qui sont instruits dans l'art de faire parler de soi). Il faudra quand même reconnaître que reléguer les petits candidats dans la catégorie des farfelus et des amuseurs publics a un avantage incontournable : ça les déconsidère automatiquement. Pour preuve, le quotidien déjà cité « 20 minutes » utilise l'adjectif « atypique » au lieu de « alternatif » qui conviendrait bien mieux.
  1. Définitions de atypique : qui n'est pas conforme à un type de référence courant, qui diffère de la norme ordinaire, synonyme de exceptionnel, hors norme, inaccoutumé, inhabituel, singulier.
    Se dit d'un sujet qui se distingue de façon marquée de l'ensemble de son groupe ou de sa catégorie par certains de ses caractères. Qui diffère du type normal. Synonyme(s): aberrant, inclassable, exceptionnel.
    « Contrairement au terme anormal, qui a généralement une connotation négative, le terme atypique peut désigner aussi bien des individus exceptionnellement doués que des personnes handicapées. Par ailleurs, le terme exceptionnel, qui a été utilisé pour qualifier des enfants handicapés ou éprouvant des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage, est aujourd'hui réservé à la désignation des enfants doués ou surdoués. Le terme aberrant, enfin, est surtout utilisé dans le domaine de la statistique. » (Source : Office de la langue française, 2002)
  2. Définitions de alternatif : solution de remplacement. Choix entre deux solutions possible (dont l'une des deux peut être fausse ou impossible)
    Se dit de modes de pensées, de pratiques sociales, etc., qui proposent d'autres possibilités que celles de la société de consommation.
    Le marketing alternatif est un concept dont la signification peut varier en fonction de ses contextes d’utilisation. On peut cependant considérer que le marketing alternatif regroupe l’ensemble des techniques marketing considérées comme "non traditionnelles".
  3. Définitions de norme : état conforme à la moyenne, critère de référence.
    Une norme, du latin norma (« équerre, règle ») désigne un état habituellement répandu ou moyen considéré le plus souvent comme une règle à suivre. Ce terme générique désigne un ensemble de caractéristiques décrivant un objet, un être, qui peut être virtuel ou non.
    La normalisation ou la standardisation est le fait d'établir respectivement des normes et standards industriels, c'est-à-dire un référentiel commun et documenté destiné à harmoniser l'activité d'un secteur. Elle est réalisée par des organismes spécialisés, qui sont le plus souvent soit des organismes d'État, soit des organisations créées par les professionnels d'un secteur d'activité donné.
    L'ISO (International Organization for Standardization) et le CEI donnent la définition suivante :
    Document établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats garantissant un niveau d'ordre optimal dans un contexte donné.
    La norme est un document de référence sur un sujet donné. Il indique l'état de la science, de la technologie et des savoir-faire au moment de la rédaction.
    Pour être considéré comme une norme, le document doit remplir deux conditions :
  • les moyens et méthodes décrits doivent être reproductibles en utilisant et respectant les conditions qui sont indiqués,
  • elle doit avoir reçu la reconnaissance de tous.
    C'est un référentiel incontestable commun proposant des solutions techniques et commerciales. Elles sont utilisées pour simplifier les relations contractuelles. (Source : wikipédia)
Il a été une fois pour toute établi par cette catégorie de personnel, des intermittents du spectacle d'un genre particulier, cette corporation du sérieux, ce cercle privé très fermé, la nouvelle « noblesse politique » issue de la France d'en haut, que les élections c'était du sérieux et que les amateurs n'y avaient pas leur place, surtout s'ils avaient des choses à dire.
Oui ! Si les petits candidats ont quelque chose à dire, surtout si leur discours est atypique, qu'ils parlent ! Il n'y a aucun danger à leur laisser un accès libre vers les médias et un électorat potentiel étant donné que, comme je l'ai déjà dit un peu plus haut, ils n'auront pas les moyens financiers nécessaires pour assurer une large diffusion à leurs idées et leurs programmes. Incidemment, le Conseil Constitutionnel pourrait oublier qu'il est corps et âme dévoué au gouvernement de son excellence l'Empereur Nicolaon Zéro et interdire pendant une période conséquente les interventions des grands candidats dans les médias. Les candidats atypiques, dans le respect de l'égalité des chances, une valeur républicaine que le cercle des « vrais démocrates » (ceux qui occupent l'espace médiatique, et dont je ne fais pas partie) pourraient ainsi faire une vraie campagne, avec peu de moyens, certes, mais une campagne digne de ce nom et dans le strict respect des règles démocratiques (qui savent être logiques ou illogiques selon les besoins).
Non ! Les bagarres qui vont opposer les prétendants à la candidature, dans les différents partis politiques et selon des méthodes assez variées, vont nous assommer pendant les mois qui restent avant l'échéance finale, on ne va pas, en plus, se farcir les ébats, voire le naufrage pour quelques uns, des comiques qui veulent jouer dans la cour des grands. Cette période, qui ressemble à s'y méprendre à l'ouverture de la chasse, quand le plomb des carabines claquent dans les volets des habitations, est propice à tous les coups bas possibles et, pour certains, à peine imaginables. Le thème à la mode en ce moment a été glorieusement inauguré par DSK : le safari soubrette, la fiesta coquine voire pire. Pour se mettre à la page, il faudrait que les petits candidats acceptent de se laisser accuser de gestes déplacés pour pouvoir, sous prétexte de se défendre, présenter les motifs de leur engagement et diffuser leur programme. Ils y perdront des plumes, comme on dit, mais accéderont à la notoriété. Vous croyez que j'exagère ? Souvenez-vous du sang contaminé et du « Rainbow Warrior » : les protagonistes sont toujours là...
Oui ! Qu'on leur donne la parole, qu'ils occupent tout l'espace et qu'il ne soit plus question que d'eux. Ils reflètent la vraie France, la France du terrain pour une raison simple : ils travaillent. Un des petits candidats est chauffeur de bus ! Moi-même, je suis fonctionnaire dans une entreprise publique qui a employé, entre autres célébrités, Olivier Besancenot. Ces prétendants ne touchent pas des salaires de PDG ou de ministres, ne bénéficient pas de parachutes dorés (en général, ils n'ont pas de parachute du tout!) et doivent se contenter de ce qu'on leur donne. Eux, ils savent ce que c'est une fin de mois difficile ou le prix d'achat des « cinq fruits et légumes par jour ». Est-ce que les présidentiables des grands partis connaissent le prix d'une laitue, d'une barquette de fraises ou d'un concombre ? Permettez-moi d'en douter. C'est là toute la différence !
Non ! Si c'est pour nous rappeler sans arrêt ce que tout le monde sait déjà, pour le vivre quotidiennement, ils peuvent rester là où ils sont. Ils seront plus utiles, et moins encombrants, dans leur province, dans leurs petits emplois qu'à la télé à nous « boursoufler le cortex » comme disait Pierre Desproges. Ils peuvent se syndiquer, s'ils le veulent, ça leur donnera l'occasion de dire à la France des chômeurs pourquoi ils ont décidé d'arrêter le travail. Et puis, si on regarde bien, le syndicalisme a encore un bel avenir dans tout ce qui concerne le revendicatif : en face, personne ne cède jamais et quand bien même, ce n'est pas suivi d'effet. Ces candidats là connaissent trop bien la situation de la France, ils y sont confrontés directement, ils seraient capables de prétendre avoir des solutions. Les français ne veulent pas du concret, ils veulent du spectaculaire, des paillettes, du bling-bling ! Les débats de fond que les grands spécialistes de la communication de masse, de la propagande et de la langue de bois, vont nous concocter seront techniquement plus médiatiques et passionnants. Nous aurons le droit, que dis-je, le privilège d'assister à de véritables performances d'acteurs, d'authentiques numéros de music-hall par des professionnels dans le domaine du bluff, du mensonge et de l'ineptie. Et ça, les petits candidats, il n'y connaissent rien ! Alors laissez-les parler, ceux qui ont l'habitude de tout embrouiller !
Oui ! Oui, il faut donner la parole aux petits candidats. Car ils ont des projets concrets. Ils ont des idées neuves. Ils savent parler aux français sans tomber dans le populisme (celui de la presse, bien entendu, qui consiste à ne dire que ce qui plaît au peuple et non pas ce qui peut convenir au peuple!). Ils ont beau être marginaux, atypiques et tout ce qu'on voudra, ils ont des projets concrets, des idées intéressantes et, même s'ils n'en ont pas, ils ont les moyens de les trouver. Parmi toutes ces propositions judicieuses et avant-gardistes que l'on peut trouver dans ces programmes dits alternatifs, il y a les miennes. Un peu de publicité pour mon cas dans cet article ne fera pas de mal car, comme le dit le proverbe « Charité bien ordonnée commence par soi-même ! » Alors allons-y et parlons. Quels sont les points forts de ma campagne ?
  • Un Président à l'écoute des français, un médiateur entre le gouvernement et la Nation.
  • La création de « Comités de Citoyens » impliqués dans les affaires de la république.
  • Le vote blanc comptabilisé comme suffrage exprimé et qui pourrait annuler des élections.
  • Le recours aux pétitions, votation publiques.
Non ! Il est inutile d'encombrer l'audimat avec de la nouveauté, surtout dans le domaine politique car les idées neuves finissent au placard quand elles ne viennent pas d'en haut. Les grands candidats ont des recettes magiques, des recettes toutes faites et prêtes à l'emploi. Il n'y a rien de révolutionnaire (il ne manquerait plus que ça ! Et pourquoi ne pas remettre en question les bases de la société, pendant qu'on y est!) rien de franchement extraordinaire, ça se saurait aussi ! Rien que du réchauffé ! Tout doit rester dans le domaine connu, classique et ordinaire. Il ne faut pas affoler, surtout pas les actionnaires, encore moins les banquiers et les industriels. Ces gens-là, les ci-devants, comme on les appelait pendant la révolution, celle de 1789, doivent pouvoir poursuivre leur but sans entraves. Et puis non, on ne veut pas entendre parler de la répartition des richesses ! D'où vient cette idée saugrenue ? Encore une idée de gauchiste, d'anarchiste ou de syndicaliste, ça ! Des gens qui ne respectent rien et qui veulent piller sans vergogne les portefeuilles boursiers des petits épargnants. (Il faut les choyer, les petits épargnants, les banques pourront les piller en premier!) Si, justement ! Ces gens-là, comme vous dites, respectent les français, toutes origines et confessions confondues. Il n'ont pas encore admis que c'était le dollar qu'il fallait respecter...
Oui ! Il faut réserver une place privilégiée à ces petits candidats car les électeurs peuvent se reconnaître et s'identifier plus facilement qu'avec le mari de Carla Bruni ou l'épouse de DSK. De plus, ils n'ont pas souvent l'occasion de faire parler d'eux et une fois tous les cinq ans, si ce n'est pas trop vous demander, la chose peut être envisageable. Dans le respect de la pluralité des opinions, l'égalité entre les citoyens et la juste répartition des temps de parole, les grands et les petits candidats pourraient s'exprimer, chacun leur tour, sans être dérangés par des prétextes médiatiques comme il y en a tant.
Non ! Les petits candidats n'ont pas un crédit suffisant.
  1. Les grands candidats qui se sont lancés dans la bataille avec une fougue, une ardeur et des moyens au-dessus des possibilités du commun n'ont pas envie de voir leurs efforts passer inaperçus. Ils n'ont qu'à ouvrir la bouche pour que des micros, comme par enchantement, s'approchent pour quémander un avis, une opinion, une remarque, une petite phrase, un silence ou un bâillement du moment que ce soit exploitable, dans tous les sens du terme.
  2. La presse écrite ne veut pas que ces élections échappent à son contrôle. Les journalistes entendent bien faire la pluie et le beau temps et manipuler l'opinion à leur guise sans que des individus, sous couvert de pluralité machin-truc ou de ces concepts qui, sournoisement, s'immiscent dans les revendications populaires, viennent perturber leur bel édifice.
  3. La télévision, même si elle a un nombre de règles à respecter, préférera toujours présenter quelqu'un qui sait jouer la comédie, interpréter une campagne, feindre la joie, la rigueur, l'assurance ou la tranquillité et qui connaît les sujets dont ils convient de se scandaliser plutôt que n'importe quel anonyme qui a toutes les qualités exceptées celles du comédien.
Pour que les électeurs ne s'égarent pas à les écouter, la meilleure solution consiste à les ignorer.
Oui ! Ils présentent de réelles alternatives aux poncifs des politiques en place et doivent se battre pour percer. Rien que pour leur courage, il faut les écouter. Il est particulièrement difficile d'évaluer la difficulté que rencontre un parfait inconnu pour avoir accès au public. Pour citer un exemple que je connais bien, c'est à dire le mien, j'ai constaté que faire paraître un article dans la presse locale était encore relativement aisé. C'est plus complexe pour ce qui est de la presse nationale. Et quand je dis complexe, je suis gentil et positif (il ne faut surtout pas être dépressif) !
Non ! Et ce n'est pas la peine d'insister, les petits candidats ne sont pas de taille pour affronter les débats politiques dont les enjeux sont de cette importance. De toute façon, quoi qu'ils puissent inventer pour percer, ils n'iront pas au second tour contre Marine X. Ils n'iront pas parce que ça n'arrange personne. Les statistiques sont bien plus fiables et bien plus faciles à élaborer avec les grands candidats. Ce sont des valeurs sûres (dans le maniement de la langue de bois, cette variante de la communication et du mensonge, appelé également promesse électorale). Qui peut prévoir l'impact du discours d'un de ces candidats sur un échantillon de population ? Personne ! Et pour ce qui est des scores possibles, le mystère est total. On n'aime pas l'imprévu et encore moins l'imprévisible. Alors, s'il vous plaît, mesdames et messieurs les petits candidats, restez à votre place et vous verrez que tout ira bien !
Oui ! Prêtons-leur une attention même distraite ne serait-ce que pour aérer le tumulte occasionné par les grands candidats, un peu comme les entractes des spectacles un peu longs.
Non ! Il a été démontré presque mathématiquement mais avec méthode (et insistance) que c'est la presse qui anime les débats. Or, la presse fait ce qu'elle veut. Elle veut du chiffre, de la vente, des tirages et du sensationnel. Les petits candidats n'y connaissent rien en polémique, une variante des jeux du cirque de la Rome antique ou du concours de chanteurs comme dans les opéras de Wagner, contrairement aux ténors de la politique qui en savent toutes les ficelles.
Oui ! Les petits candidats ont une perception différente de la vie et de la France. Ils sont proches du terrain et ont en général basé leur programme sur l'observation de leur entourage.
Non ! Il y a déjà trop de candidats considérés comme grands, on ne va pas s'encombrer des petits qui risquent de fausser tous les pronostics. On ne les connaît pas et même si on parlait d'eux, ils retourneront dans l'oubli sitôt les élections passées. Et puis qu'est-ce qu'ils en ont à faire, les derniers électeurs qui s'obstinent à voter, des idées concrètes de ces hurluberlus provinciaux ? Ce qu'ils veulent repose sur cette affirmation : ils veulent un projet pour la France, même si ça doit finir comme en Espagne, en Grèce ou au Portugal par des émeutes qui seront réprimées par les armes. On ne va quand même pas laisser des pays comme la Tunisie, l'Égypte, la Libye ou la Syrie nous donner des leçons de démocratie. Il serait bon qu'on leur rappelle que cette manie de vouloir tout chambouler vient de chez nous ! Grâce à nous, « les pays du monde arabe » connaissent les bienfaits de la démocratie qui sont : le bazar (pour ne pas utiliser un terme plus cru mais bien plus proche de la réalité) et le recours à l'émeute.
Oui ! Finalement, on ne devrait parler que des petits candidats. Toutes les personnalités politiques qui ont tâté, à un moment ou un autre, le pouvoir et qui ont échoué dans l'exécution de leur programme devraient pouvoir être contraints à garder le silence. Ils pourraient faire une campagne électorale, comme tous les candidats, mais sans prononcer un mot. L'inconvénient majeur est de taille : ils sont à ce point habitués à parler, discuter, invectiver, blâmer et accuser que les tenir cois ne serait-ce qu'une minute relèverait de la science-fiction. Oui, donc, pour qu'ils parlent, ces petits candidats !
Non ! Les ténors et autres éléphants de la politique ont réussi l'exploit de faire croire aux français qu'ils vivaient dans une république laïque, sociale et démocratique ; ils sont parvenus à les dégoûter de toutes les autres institutions possibles même si la république en imite les fastes et en singent les erreurs qu'elle dit exécrer ; ils ont imposé la démocratie, avec les fantaisies nécessaires à leurs bidouilles, comme seul modèle. On ne va quand même pas tout remettre en question pour le plaisir de quelques farfelus qui se sont mis à avoir des idées comme d'autres ont des visions. Les politiques n'admettent le changement que lorsqu'ils ne sont pas concernés et quand bien même le seraient-ils, ils ont les moyens de se retirer. (Souvenez-vous de la réforme des retraites qui touche tout le monde sauf les parlementaires. Étonnant, non?) Donc mesdames et messieurs les petits candidats, vous êtes priés de la boucler. Shut up, please !
Oui ! Pitié, oui ! Laissez-les s'exprimer, ces petits candidats ! Pourquoi donc ? Parce que je suis un petit candidat et que je veux qu'on parle de moi.
Pour conclure, en référence au prix d'une campagne électorale, je trouverais particulièrement cocasse qu'en 2012 les français choisisse le candidat qui aura dépensé le moins. Ce serait une bonne leçon, non ?
Alors, électeurs et électrices de France Métropolitaine, des Départements et Territoires d'Outre-Mer, vous savez ce qui reste à faire : votez... Pour moi !

samedi 28 mai 2011

A propos des radars automatiques.

Amis lecteurs, avez-vous remarqué que le gouvernement de notre bien aimé empereur Nicolaon Zéro s'était brutalement souvenu que les accidents de la route pouvaient être mortels ? Je suis persuadé que s'ils avaient insisté un peu plus, ils auraient essayé de nous faire croire que la vie des automobilistes était importante, plus que les profits scandaleux de certaines entreprises et plus préoccupantes encore que les frappes aériennes en Libye. C'est pourquoi, dans un but tout à fait humanitaire, notre gouvernement, après des hésitations, d'une seule et même voix, a décidé de remédier à ce mal en prenant un certain nombre de mesures, un peu à la va-vite :
  • Suppression des panneaux qui signalent les radars automatiques,
  • Interdiction des avertisseurs de radars et autres gadgets technologiques,
  • Suppression des cartes des radars sur les GPS.
Et tout ça s'est fait, comme toujours, sans concertation et sans l'avis de qui que ce soit (c'est une habitude de la monarchie quinquennale).
Il est vrai que les automobilistes, équipés de ces cartes et de ces avertisseurs, de ces engins technologiques et d'une panoplie de moyens pour ne pas se faire flasher, avaient une légère tendance à ne ralentir qu'aux endroits où se situaient ces percepteurs automatiques (je ne vois pas d'autres mots pour ces engins) et rouler à tombeau ouvert le reste du temps. Ce mode de conduite, fort hasardeux, avouons-le, était particulièrement propice aux accidents, froissements de tôles, carambolages et autres compressions mécaniques, la plupart donnant du travail aux entreprises de pompes funèbres.
Pour commencer je voudrais attirer votre attention sur ces points particuliers :
  • Jusqu'aux dernières nouvelles, les infractions doivent être relevées par un être humain, assermenté et qualifié pour l'être. On appelle cela un agent de police judiciaire.
  • Les radars automatiques n'ont pas prêté serment et, même si on vous dit que à l'autre bout, il y a quelqu'un d'habilité pour valider l'infraction relevée, le mystère demeure opaque. A quel bout de la machine se situe cet agent assermenté ? A quelle distance ? A partir de quelle longueur de câble le signal n'est plus assez puissant pour que l'infraction se perde ?
  • Si on ne veut pas que les automobilistes roulent à plus de 130 km/h ne serait-il pas plus intelligent de brider les boîtes de vitesse ?
A moins que tout cela ne soit qu'une histoire de gros sous, évidemment. Dans nos sociétés occidentales dites capitalistes (prônant le libéralisme que l'on sait avec les excès que nous vivons au quotidien) les grands industriels, chevaliers d'industrie et leurs serviteurs dociles, issus des grandes écoles où ils sont formatés dans une même optique (étriquée) ont cette manie caractéristique de toujours tout ramener sur un plan purement mercantile. Tout doit pouvoir être évalué, mis à prix, acheté, vendu ou rentabilisé, mais dans tous les cas, rapporter à l'investisseur, surtout s'il n'a rien investi (ou mieux : si c'est un autre que lui qui a investi).
Justement parlons-en, des gros sous. Considérons les éléments suivants :
  1. Tout d'abord le postulat qui fonctionne depuis plus de cinquante ans : « Pour ramasser du pognon, il n'y a rien de mieux que l'automobile et l'automobiliste ». Il y a eu la vignette, souvenez-vous, elle avait été supprimée ! Elle revient !
    « Une nouvelle vignette auto pour financer la suppression des passages à niveau et la sauvegarde des lignes SNCF déficitaires ? Il existerait en France selon le site Wikipedia, 360 passages à niveau jugés comme dangereux. Un programme a été engagé, celui-ci doit réduire de moitié ce nombre d'ici 2012. Le coût de suppression d'un passage à niveau est situé entre 3 et 4,5 millions d'Euros.
    Cette vignette auto pourrait servir au financement de la suppression des passages à niveau les plus dangereux et financerait les lignes SNCF déficitaires, menacées de fermeture. Un prix de 15 € serait un prix juste. En France environ 31 000 000 de voitures sont en circulation. Cette nouvelle vignette pourrait donc rapporter environ 465 000 000 €. 300 000 000 € seraient alors consacrés à la suppression des passages à niveau, 165 000 000 € seraient consacrés à la sauvegarde des lignes SNCF menacées de fermeture. Le prix de 15 € est un prix juste, 2 paquets et demi de cigarettes... une place de cinéma... » (l'article complet est à lire ici : http://www.lepost.fr/article/2010/12/14/2340723_une-vignette-auto-pour-financer-la-suppression-des-passages-a-niveau-et-la-sauvegarde-des-lignes-sncf-deficitaires.html)
  2. Deuxième postulat qui se vérifie facilement : « pour capturer l'automobiliste, il faut le prendre en défaut ! Beaucoup d'automobilistes ne respectent pas les limitations de vitesse ! Il faut les faire payer dès qu'ils roulent trop vite ! Pour cela, il va être installé des radars automatiques sur tout le territoire. Ils seront officiellement placés aux endroits dits dangereux et officieusement aux emplacements les plus lucratifs ! »
  3. Le français pratique une variante de l'humour, typiquement gauloise, caractéristique contagieuse qui touche toute personne mettant le pied sur le plancher des vaches national et que les spécialistes désignent par : râleurs, resquilleurs, chipoteurs, quelque fois menteurs, affabulateurs ou plus simplement mythomanes. Le contrevenant rechignera à payer et contestera le bien-fondé de l'infraction. Il est donc nécessaire de remédier à cette situation par une technique imparable. La subtilité consistera, en cas de litige (inévitable, nous sommes français) à devoir payer d'abord et contester après.
  4. Or, selon un postulat d'ordre logique, « Régler l'amende, c'est la reconnaître ». Sur le plan éthique, comment contester ce qu'on a reconnu ? Le resquilleur saura s'affranchir de cette angoisse psychologique avec une mauvaise foi également caractéristique du gaulois de base (constaté par Jules César dans « la guerre en gaule » et par le général de Gaulle lorsqu'il était Président de la République.)
  5. Il ne faut pas prendre l'automobiliste pour une vache à lait. L'état, les impôts indirects et le gouvernement ne peuvent espérer le traire indéfiniment sans que la victime réagisse. Pour empêcher ce racket légalisé, les automobilistes s'équipent. Du coup, ils ne respectent les limitations de vitesse que lorsque leurs avertisseurs, GPS et autres bidules vendus librement dans les échoppes spécialisées se mettent à braire, meugler ou parler. Le reste du temps, on roule, vite, mais on roule.
  6. Une phrase disait, entre les deux guerres (celles de 1914 et de 1939) que « les français avaient le cœur à gauche mais le porte-monnaie à droite ! » Quand il s'agit de payer, surtout pour des « conneries », disent-ils, car « J'ai tué personne, monsieur l'agent ! », ils redoublent d'ingéniosité et trouvent même le moyen d'identifier des failles dans la loi et de s'y engouffrer avec complaisance. Les radars, du coup, flashent moins et rapportent moins de liquidités au gouvernement. « C'est bien gentil tout ça, mais c'est pas comme ça qu'elles vont se remplir, les caisses de l'état ! »
  7. Un postulat économique, dans le sens libéral et capitaliste du terme, associe un mot à tout : rentabilité. A cause de cette notion désastreuse, le radar automatique doit être rentable. Pour être rentable, il faut qu'il flashe. Et pour qu'il puisse flasher, il faut que l'automobiliste continue à fauter.
  8. Comme aurait pu le dire Son Excellence Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, Chanoine honoraire de la Basilique majeure Saint-Jean du Latran à Rome depuis qu'il est allé rendre une visite courtoise à Panzer Kardinal : « Il faut rouler plus pour flasher plus ! » Comment pourrait-on flasher plus ? Facile : si on ne sait pas où sont planquées ces boîtes à malice.
  9. Il y a une particularité du gouvernement français, qu'il soit de gauche ou de droite : il sait prendre les mesures qui s'imposent, et pour cela, on peut leur faire confiance, par expérience, elles s'imposent avec un arbitraire qui relève plus de la dictocratie que de la concertation intelligente. D'où les décisions de supprimer les panneaux signalant la présence des radars, l'interdiction des avertisseurs et autres cartes GPS. Le pire étant que tout le monde obtempère alors que rien n'est voté ! (Vous connaissez la différence entre la démocratie et la magie ? Non ? Lisez donc la presse, n'importe laquelle, vous aurez la réponse!)
  10. Oui mais, me dira-t-on, tout partait d'un bon sentiment, pour une fois : la vie des automobilistes est au centre des préoccupations du gouvernement. Êtes-vous certain de ne pas en faire trop ? Auriez vous voté Sarko en 2007 ? La seule préoccupation du gouvernement c'est l'élection présidentielle de 2012 et la réélection du mari de la chanteuse aphone. Comment s'appelle-t-elle déjà...
  11. Postulat gratuit (une fois n'est pas coutume) en guise de conclusion : chers amis automobilistes, l'état vous volait déjà avec le carburant, il vous plumera avec les radars automatiques que vous le vouliez ou non.
Voilà ! Vous croyiez que le gouvernement avait pris conscience que les automobilistes étaient avant tout des êtres humains, que leur vie était précieuse, vous vous trompiez ! Il fallait remplir les caisses de l’État, ils ont les solutions et les moyens de les mettre en place ! Et comme dit le proverbe shadok, « pour faire le moins de mécontents possibles, il faut toujours taper sur les mêmes ! »
Un peu de documentation.
« Depuis fin 2003, les radars automatiques fleurissent le long des routes et autoroutes françaises. Installés dans le cadre d’une campagne pour le renforcement de la sécurité routière, ils ont aussi provoqué de vives réactions de certains automobilistes qui n’apprécient guère d’être "espionnés" et verbalisés continuellement. Dans ces conditions, on comprend facilement que circulent depuis des fausses rumeurs et autres approximations sur le sujet.
Le 18 janvier dernier, un radar automatique situé le long de la RN7 au sud de Moulins a été mis hors service pendant 2 semaines par EDF, en raison de factures d’électricité non payées par Atos, société exploitante des radars automatiques. En effet, si les radars sont bien la propriété de l’Etat, celui-ci a confié leur entretien et fonctionnement à la société Atos, choisie après un appel d’offre en juin 2003. Cette procédure est habituelle, il s’agit d’une délégation de service public, tout comme le ramassage des ordures, le nettoyage des rues, etc…
La mise hors service de ce radar, qui porte à sourire et qui a ravi certains automobilistes, a commencé à se diffuser sur Internet sous forme d’un message polémique, accusant l’État d’enrichir Atos aux dépends du contribuable. Certes, afin de couvrir les frais de fonctionnement, Atos prélève 2% des montants des procès-verbaux de chaque radar, dont 98% va donc directement à l’État. Il ne s’agit donc pas d’un prélèvement très substantiel comme le message le laissait entendre. D’autre part, ce coût est le même, qu’il soit payé par l’État ou par une société privée. La société n’a donc pas pour but de "se sucrer sur le dos des contribuables", mais plus simplement de couvrir des frais réels inclus dans sa mission de délégation. »
« LE FIGARO. - Pourquoi contrôler le Centre national de traitement du contrôle automatisé (CNT) de Rennes ?
Hervé MARITON. - Je veux savoir précisément l'usage qui est fait de l'argent des radars. À l'origine, le gouvernement avait clairement indiqué que l'intégralité du produit des amendes devait être versée à la Sécurité routière. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. En 2008, sur les 447 millions d'euros rapportés par le système de sanction automatisé, 194 millions d'euros ont assurément servi à l'amélioration de la sécurité routière. Le reste a été versé aux collectivités locales et à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), structure créée en 2004 pour financer des équipements en France. Il est certain qu'une partie de cette somme a été détournée de sa vocation initiale pour financer divers autres projets sans rapport avec la sécurité sur nos routes. Il faut resserrer les contrôles. Il serait souhaitable que les préfets s'assurent de la nature des projets portés par les collectivités et de leur contribution à la sécurité routière. Je compte rendre mon rapport avant l'été. »
« Quand le gouvernement se prend les pieds dans les radars… Fin 2007, notre confrère Auto Plus soulevait un loup lié à l’installation et au contrôle des radars automatiques fixes sur le bord de nos routes. Un fichu angle non respecté mettait en cause la mécanique bien huilée du contrôle sanction automatisé. Pire pour l’État, des avocats spécialisés utilisent régulièrement l’arme des visites techniques obligatoires, dans le but de faire sauter les prunes de leurs clients.
Visite technique obligatoire. Le gouvernement a réagi l’année dernière : un arrêté daté du 4 juin 2009, émis par la ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, fixe des règles nouvelles quant au respect, par les autorités locales qui en ont la charge, des visites techniques obligatoires sur les appareils de contrôle.
Rappelons qu’un cinémomètre fixe doit faire l’objet d’une visite technique tous les deux ans pendant quatre ans. Il est ensuite soumis à une visite technique annuelle, à l’instar de tous les cinémomètres mobiles (lunettes, jumelles et autres « hiboux » automatiques).
Trois contrôleurs en France… L’arrêté du 4 juin 2009 précisait que le ministère de l’Industrie désignerait le nom des entreprises agréées à mener ces visites. Ce même ministère a donc émis trois décisions, datées du 18 et du 31 décembre 2009, indiquant le nom des entreprises élues : Cete Apave Sud Europe, Laboratoire national de métrologie et d’essais et SGS Qualitest Industrie sont les heureuses gagnantes.
Trois entreprises pour l’ensemble du territoire français… Si ces winners peuvent s’estimer heureux (ils vont avoir du boulot !), d’autres s’affichent (en privé…) plus circonspects : nos amis policiers et gendarmes, en l’occurrence. En effet, les diverses entités chargées du contrôle routier avec les radars, notamment jumelles ou hiboux, voient venir le méga embouteillage au moment de programmer la visite technique annuelle de chaque appareil…
Allié des usagers. L’arrêté du 4 juin pourrait en fait se révéler un allié des usagers en excès de vitesse. Soit les appareils seront remisés dans l’attente de la visite technique, soit ils seront utilisés sans ladite visite. Nous conseillons à chaque conducteur contrôlé d’exiger de vérifier, sur le cinémomètre, la dernière vérification (elle doit être mentionnée sur l’appareil). En cas de « date limite de consommation » dépassée, l’usager disposera d’un atout maître lors d’un éventuel passage au tribunal. (Nicolas Grumel – 17/02/2010)
Fin du monopole de SAGEM sur le marché des radars automatiques. (Pour lire l'article complet, suivez ce lien : http://blog.radars-auto.com/index.php?post/fin-du-monopole-de-sagem-sur-le-marche-des-radars-automatiques-422)
« L’histoire des radars automatiques…
14 juillet 2002 : Déclaration du Président de la République Jacques Chirac : « Je voudrais marquer ce quinquennat par trois grands chantiers mais qui ne sont pas de pierre. C’est d’abord la lutte contre l’insécurité routière. Je suis absolument horrifié par le fait que les routes françaises sont les plus dangereuses d’Europe. »
18 décembre 2002 : Comité Interministériel de la Sécurité Routière annonçant la mise en place d’un système de « contrôle automatisé » : consulter le dossier de presse
27 octobre 2003 : Inauguration à la Ville au Bois du premier radar automatique
Avril 2004 : 100 radars déployés.
31 décembre 2005 : 1000 radars déployés.
Juin 2007 : 1500 radars déployés.
3 juillet 2009 : Mise en service des premiers dispositifs feux rouges.
Septembre 2009 : Lancement de l’expérimentation des dispositifs passages à niveau.
31 décembre 2010 : 3193 radars déployés
Janvier 2011 : Déploiement des premiers radars discriminant
Second semestre 2011 : Déploiement des premiers radars tronçons
A venir : Lancement de l’expérimentation des radars « mobiles-mobiles »
Enfin, depuis le 29 mars 2011 existe l’Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions!
Cette agence a pour mission de:
L’agence nationale agit en qualité de prestataire de services de l’État, de collectivités territoriales ou de tout organisme public ou privé chargé d’une mission de service public.
Elle a pour mission :
1° La participation à la définition des normes techniques relatives au traitement automatisé des infractions, le contrôle et l’évaluation de leur application, la contribution à leur évolution et à la surveillance de l’interopérabilité des dispositifs techniques correspondants ;
2° La conception, l’entretien, la maintenance, l’exploitation et le développement des systèmes et applications nécessaires au traitement automatisé des infractions ;
3° L’édition, le publipostage, le routage et l’affranchissement des différents avis de contravention établis par voie électronique ou dans le cadre du traitement automatisé des infractions, ainsi que les différents courriers nécessaires ;
4° Le tri du courrier reçu dans le cadre des recours émis par des contrevenants ou de tous autres courriers ;
5° L’information des contrevenants par l’organisation d’un centre d’appels ou de tout autre moyen de communication ;
6° L’organisation et la gestion du traitement automatisé des infractions qui lui est confié en qualité de prestataire.
L’agence accomplit sa mission dans le respect des orientations générales fixées par l’Etat, qui peut lui confier le déploiement et la maintenance des appareils de contrôle automatique et des outils de verbalisation.
Pour l’accomplissement de sa mission, l’agence réalise des études techniques, administratives, juridiques et financières.
En somme l’État officialise et légalise 8 ans après la mise en place du système, des arrangements qui existaient déjà entre la Sté ATOS ORIGIN, la Sté SAGEM et certains fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur, le tout avec l’absolution condescendante de la Cour de Cassation…
C’est étonnant que ce décret soit totalement passé inaperçu dans la presse ( décret ) puisqu’il permet finalement à une société privée et donc commerciale d’installer et d’entretenir des radars qui fondent des poursuites judiciaires et permettent de retirer des points de permis pourtant si chers à préserver.
S’affranchir du droit et du respect des droits de la défense lorsque l’on est une société qui fabrique des radars, c’est tentant… y arriver…ça devient par contre inquiétant… mais cela dépasse la sphère juridique de ce site. »

lundi 23 mai 2011

Une certaine vague...

Mensonge : Assertion contraire à la vérité énoncée pour tromper.
« Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent, c'est pire ! » (Michel Colucci, dit Coluche)
« La véracité n'a jamais figuré au nombre des vertus politiques, et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques. » (Hannah Arendt)
« C'est la forme la plus exquise du comportement politicien, qui consiste à utiliser un fait vrai pour en faire un mensonge. » (René Barjavel)
« Cette histoire est vraie puisque je l'ai inventée ! » (Boris Vian)
Depuis quelques semaines, la mer est au centre de toute l'actualité. Il n'est pas seulement question de cette étendue d'eau calme et tranquille, cette « mer qu'on voit danser le long des golfes clairs (qui) a des reflets d'argent (… et des) reflets changeants sous la pluie » de Charles Trenet : il serait plutôt question du déchaînement des éléments.
  • Le tsunami qui a ravagé le Japon, causant les désastres que l'on sait,
  • La « vague bleu Marine » qui a déferlé sur notre pays à un an des élections présidentielles.
La catastrophe japonaise a suscité l'émoi, voire l'épouvante de la planète entière dès lors qu'il fut question des centrales nucléaires. Quand je dis la planète entière, c'est beaucoup dire : c'est compter sans un optimisme presque indestructible de nos gouvernants, guidés, téléguidés et sous les ordres de la junte du lobby nucléaire qui est capable de nous dire les pires sottises qui soient. En voici quelques unes :
  • En France, il n'y a aucun risque car c'est un pays merveilleux et magique où les nuages tchernobyliens ne pénètrent pas. La force magnétique autant que burlesque de la ligne Maginot II (un machin d'autant plus inefficace qu'il est virtuel, sur le modèle de l'autre qui, même si elle avait été bâtie en dur n'avait pas arrêté la blitzkrieg de qui vous savez!) peut nous prémunir de toutes les radiations, si toutefois l'intelligence peut être considérée comme faisant partie de la liste. Force est de reconnaître que ce pouvoir cosmique qui se dégage de nos frontières s'il ne nous protège pas de la bêtise des autres, parvient quand même à maintenir la notre à l'intérieur des « quatre coins de l'hexagone » ce qui permet de ne pas contaminer le reste de l'Europe.
  • En France, le pays où tout est désespérément possible (sur le plan linguistique, bien sûr, car sur le reste, il y aurait à redire!), le nucléaire est une énergie propre. Ceux qui disent que les déchets sont radio-actifs et que leur conservation pose des problèmes à n'en plus finir, n'y connaissent rien. Si on vous dit qu'elle est propre, elle est propre ! Un point c'est tout ! Et puis s'il le faut, on fera une loi où les militants anti-nucléaires seront considérés comme des terroristes qui mettent en péril « la forme républicaine du gouvernement » (il serait intéressant de développer ce point précis. Il s'agit encore d'un de ces prodiges sémantiques typiquement gaulois qui place la logique cartésienne – ou aristotélicienne, si on préfère – au même rang que la prestidigitation !)
  • « Le nucléaire assure à la France (c'est nous !) l'indépendance énergétique. » C'est du moins le discours officiel et tout le monde sait que les discours, lorsqu'ils sont officiels, sont sujets à caution.
    « Les pays les plus dépendants sont ceux dont les ressources énergétiques nationales sont faibles. La France, avec un taux d'indépendance énergétique de 50 % en 2006 se situe dans la moyenne par rapport aux autres pays. À l'inverse, certains pays de l'OCDE produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment (taux supérieur à 100 %) : la Norvège, l'Australie, le Canada, le Mexique et le Danemark. » (source : france-stats.fr)
    « Le mythe de l’indépendance énergétique française a la peau dure. Il dénature le débat en imposant une vision totalement déformée de la réalité. La France est en fait doublement dépendante, du pétrole ET du nucléaire. Ce sentiment d’indépendance est à rattacher à l’histoire du développement du nucléaire en France. Vision gaullienne d’indépendance stratégique avec la mise au point de la bombe tout d’abord, puis lancement d’un vaste programme électro-nucléaire à la suite du choc pétrolier de 1973. Le nucléaire est donc perçu comme élément majeur pour la position de la France comme grande puissance indépendante des Etats-Unis pour sa défense via la dissuasion nucléaire, et ensuite indépendante des importations de pétrole pour sa production d’électricité. Ce deuxième point étant immédiatement extrapolé en indépendance énergétique puisque le fait d’importer massivement le pétrole utilisé comme carburant est ignoré dans un pays où l’ensemble des problèmes énergétiques est largement assimilé aux problèmes de fourniture de l’électricité. » (je vous invite à lire l'article complet que vous trouverez sur ce lien : http://www.terraeco.net/Le-nucleaire-assure-l-independance,16425.html )
Une autre vague fait la une de l'actualité. Que dis-je, la une de tous les journaux, magazines, hebdomadaires. Si quelqu'un me le demandait, je ne saurais pas dire si la presse, à parler continuellement de Mme Marine et en faire obstinément un phénomène de société, ne lui fait pas sa publicité, à moins que ce ne soit tout simplement de la propagande.
Front National :
  • « Le F.N. est un parti politique français nationaliste fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen et présidé, depuis le 16 janvier 2011, par Marine Le Pen. Son nom complet, à l'origine, était Front national pour l'unité française (FNUF).
  • La plupart des observateurs politiques situent ce parti à l'extrême droite de l'échiquier politique, même si le Front national récuse cette appartenance et se définit comme un mouvement patriote, populiste et souverainiste. Marine Le Pen considère pour sa part que le Front national n'est « ni de droite, ni de gauche ».
  • À l'issue du scrutin interne pour désigner son nouveau président, le parti compte 22403 adhérents. » (sources : wikipédia)
Patriote, patriotisme :
  • Le patriotisme est un sentiment partagé d'appartenance à un même pays, la patrie, sentiment qui en renforce l'unité sur la base de valeurs communes. Il conduit à ressentir de l'amour et de la fierté pour sa patrie. Le patriote est prêt à se dévouer ou à se battre pour elle afin d'en défendre les intérêts.
  • Pour le soldat, le patriotisme est le sens moral qui le pousse à combattre pour défendre son pays, plutôt qu'à céder aux attaques de l'ennemi.
  • Le "patriotisme économique" est un comportement des consommateurs, des entreprises et des pouvoirs publics qui, dans un contexte de mondialisation de l'économie, cherchent à favoriser les biens et services produits dans leur pays. Il est basé sur le concept de la légitime défense économique. Une de ses manifestations récentes est le protectionnisme financier face à des multinationales étrangères voulant acquérir des entreprises considérées comme "stratégiques" pour l'économie du pays. L'expression est apparue en 2003 dans le rapport parlementaire "Intelligence économique, compétitivité, cohésion sociale" du député Bernard Carayon.
  • En 1789, les patriotes désignaient les partisans des idées nouvelles portées par la Révolution, par opposition aux aristocrates. Le mot patriote resta longtemps synonyme de révolutionnaire. Le patriotisme a trouvé sa consécration pendant la Révolution avec l'idée de nation souveraine lorsqu'elle était menacée par les coalitions étrangères : "La patrie en danger !"
Le terme qui suit n'est pas une caractéristique du F.N. C'est un synonyme qui est donné à patriotisme (dans le dictionnaire aussi bien que sur les sites internet) c'est la raison pour laquelle il a sa place (logique) ici. (comprenez : dans le sens de progression mathématique).
Chauvinisme :
  • Le chauvinisme est une forme excessive et agressive du patriotisme ou du nationalisme qui dénigre systématiquement tout ce qui est étranger. Le chauvinisme s'exprime par une admiration inconditionnelle et exclusive pour ce qui est national.
  • Le mot "chauvin" a pour origine le nom de famille de Nicolas Chauvin, soldat de la Révolution française puis de la Grande Armée de Napoléon Ier. Son enthousiasme et son patriotisme naïf furent ridiculisés dans des pièces de théâtre, comme la comédie "La cocarde tricolore" des frères Cogniard. (cet ouvrage est consultable sur le site google books.)
  • L'adjectif "chauvin" est utilisé, le plus souvent avec un sens péjoratif pour qualifier des personnes faisant preuve d'un patriotisme étroit, belliqueux, voire fanatique ou xénophobe.
Nationalisme :
  • Sentiment qui consiste dans l’exaltation de l’idée nationale; Attitude ou courant de pensée en faveur de l'affirmation nationale du Québec, généralement par opposition à la fédération canadienne.
  • Idéologie politique moderne fondée sur le principe de l’autodétermination des peuples, ou sur le “droit des peuples à disposer d’eux-mêmes”, impliquant à la fois la souveraineté populaire, l’indépendance de l’État national territorialisé, ainsi que l’unité et l’homogénéité culturelle de la population nationale.
  • Ensemble de comportements ordonnés à la défense des intérêts de la nation au-dessus de tout.
  • Doctrine de la conservation inconditionnelle de l’identité nationale (définie en termes de culture, d’ethnicité ou de race), fondée sur le devoir des peuples de demeurer eux-mêmes.
  • volonté d'un peuple de créer un état dans les limites d'un territoire. Ce peuple a le sentiment de former une nation, ils veulent partager un même destin.
  • idéologie, manière de penser qui met la nation au - dessus de tout. La personne qui est nationaliste a la certitude que sa nation, son pays, sa culture est supérieure aux autres. Le nationalisme peut déboucher sur la haine des autres, sur le racisme : c'est le cas du nationalisme au XXe siècle. Le régime nazi était nationaliste comme le fascisme en Italie.
Fascisme :
  • Régime politique s'appuyant sur un pouvoir fort, prônant un État sécuritaire, l'exaltation du nationalisme et une politique réactionnaire.
  • C'est une doctrine et une pratique politique visant à établir un régime hiérarchisé, corporatiste et nationaliste. Elle a servi de base au régime établi par Mussolini en Italie entre 1922 et 1945 sur la base de la dictature d'un parti unique.
  • doctrine politique du XXe siècle qui veut organiser une société autoritaire, hiérarchisée, avec un parti unique. Les gouvernements fascistes développent le culte du chef, de l'Etat et de la nation. Ils sont donc étatistes (dirigistes) et nationalistes.
Souverainisme :
  • Le souverainisme est une doctrine politique soutenant l'acquisition ou la préservation de l'autonomie politique d'une nation ou d'une région dans l'exercice de la souveraineté.
  • Le souverainisme est un mouvement ou une doctrine politique qui défend la souveraineté des nations en Europe. Il s'agit d'un mouvement récent lié à la construction de l'Union européenne. Les souverainistes militent pour une Europe confédérale, "l'Europe des Nations", où l'autonomie politique des nations est préservée et respectée. Ils s'opposent en cela aux partisans du fédéralisme européen et du "jacobinisme" de Bruxelles.
Populisme :
  • Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple (d’où son nom), s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique.
  • Discours politique favorable aux classes défavorisées, et souvent hostile aux élites; Courant littéraire français cherchant à dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple.
  • il ne s’agit nullement de l’expression de la peur du peuple par les classes dirigeantes, comme le croient les populistes eux-mêmes. C’est au contraire une notion indispensable permettant sans effort intellectuel inutile d’amalgamer et de rejeter tous les « archaïsmes » qui entraveraient le « nouvel élan », la « flexibilité » et la « mondialisation ». Un bon journaliste devra donc utiliser ce concept aussi souvent que les expressions « c’est vrai que », « d’une certaine manière » et « en fait », ou les adjectifs « incontournable », de préférence accolé à « mondialisation » et « surréaliste », de préférence accolé à « acquis sociaux ». (Sources diverses dont toupie.org)
Rien que sur le populisme, je pourrais assommer mes lecteurs de commentaires qui, finalement, ne serviraient pas à grand chose. Je vais simplement me contenter des quelques mots clés des définitions citées un peu plus haut pour ne dire que l'essentiel :
Critiquer les élites :
Pointer du doigt les élites et les accuser de tous les maux ne fera pas avancer le schmillblick (pour reprendre une expression populaire). Il est tout de même nécessaire de partir d'un principe simple et logique : nous sommes tous dans le même navire et si nous ne voulons pas qu'il coule, il faut se retrousser les manches, ensemble, en mettant un terme à des querelles issues de notions et concepts complètement dépassées même si elles sont encore un beau succès auprès de la population. (la lutte des classes est un exemple significatif du désastre que pareille idée peut causer. Le fait de croire que le monde est divisé en deux, d'un côté les décideurs et de l'autre le reste de l'humanité, n'est pas moins stupide. Le libéralisme à outrance et le capitalisme aveugle, le monde de la finance et de la vitrine démocratique qui n'endort plus grand monde désormais, il va falloir y mettre un terme au plus tôt. La planète est peuplée d'êtres humains et non de pions, de chiffres ou de cases dont on peut disposer et pressurer à sa guise dans le but d'asseoir un pouvoir sur des bases uniquement boursières dont on sait ce qu'elles valent (se référer aux crises régulières qui secouent la planète!) Entre la mondialisation et la théorie du chaos il n'y a plus aucune différence désormais (ce qui est regrettable) un battement d'aile de papillon peut déclencher aux antipodes des catastrophes. Pour le peu que l'homme y mette du sien, ça peut devenir cauchemardesque (voyez le japon : un tsunami plus une centrale nucléaire...)
Définitions du mot élite :
  • Au sein d'un groupe ou d'une communauté, l'élite est l'ensemble des individus considérés comme les meilleurs, les plus dignes d'être choisis, les plus remarquables par leur qualité. Exemple: une troupe d'élite, un tireur d'élite, l'élite intellectuelle.
  • L'élite est une minorité qui se distingue du groupe auquel elle appartient et à laquelle on reconnaît une supériorité, une autorité morale. Le mot "élites", au pluriel, est utilisé avec une connotation négative lorsque l'accent est mis sur la domination d'une catégorie sociale sur les autres et la contestation de sa légitimité.
  • Dans l'Antiquité, l'élite est liée à la recherche de la perfection esthétique, de l'exemplarité spirituelle (Grèce) ou citoyenne (Rome). Au XVIIe siècle, l'élite est composée des "honnêtes hommes", avec pour fondement la mesure et l'élégance, avant de céder la place aux élites "économiques" au XIX et XXe siècle.
  • Le mot "élite" est utilisé par opposition aux "petites gens".
Petite citation :
"Le véritable progrès démocratique n'est pas d'abaisser l'élite au niveau de la foule, mais d'élever la foule vers l'élite." (Gustave Le Bon - 1841-1931 - Hier et demain)
Le populisme est un discours favorable aux classes défavorisées et hostile aux élites, soi-disant. Pour certains chefs de partis, sans aucun doute, pour moi non. Au risque de me répéter, je vais faire le point sur quelques éléments.
La République est l'affaire de tous, c'est d'ailleurs sa définition la plus juste. Nous avons donc tous à y travailler : depuis le financier, le chef d'entreprise, le haut fonctionnaire jusqu'au balayeur qui ramasse les feuilles le long des trottoirs de villes, ceux qui vous débarrassent de vos poubelles et les caissières des supermarchés, en passant par les commerçants, les fonctionnaires, les paysans, les élus et ainsi de suite. Tous ont quelque chose à apporter à la société car tous voient la France de là où ils sont.
La France, c'est bientôt soixante-cinq millions d'habitants qui sont les témoins de ce qui se passe en réalité sur le terrain. Ils savent ce qui va, ce qui ne va pas, ils en connaissent les raisons et les motifs parce qu'ils les côtoient au quotidien et il est fort à parier que, même si ce ne sont que des détails, ils sauraient dire quoi faire pour régler ces petits défauts ne serait-ce que pour ne plus avoir à les rencontrer. Bien des solutions qui doivent venir d'en haut où on n'a qu'une vision lointaine des faits se trouvent en réalité en bas, sur le terrain. Un gouvernement qui aurait la possibilité de faire résoudre toutes sortes de broutilles locales grâce à la compétence et à la connaissance de ceux qui les vivent et qui ne servirait pas de ces ressources, ne serait pas bien malin. La France, c'est soixante-cinq millions d'habitants, uniformément réparti sur tout le territoire (métropole, départements et territoires d'outre-mer) qui ont l'expérience irremplaçable du terrain. Ne pas utiliser ces possibilités est une erreur impardonnable.
Il n'est pas question de faire plaisir au peuple, comme je l'ai déjà entendu dire, en lui disant ce qu'il veut entendre. Je laisse à certains partis le soin de se perdre dans des discours vains et inutiles, je préfère croire que les habitants de ce pays, en n'excluant personne (pour quelque motif que ce soit) ont les réponses que les politiques cherchent (ils disent qu'ils cherchent mais nul n'est forcé de les croire). Ces réponses, ils les ont sous le nez. Il n'est plus temps de tergiverser, il faut agir.
La République, c'est soixante-cinq millions d'habitants :
  • Des hommes et des femmes des provinces de France, avec leur langue régionale (parfois), leurs coutumes locales (qui remontent au moyen-âge) et parfois un costume folklorique (même si leur usage s'est perdu). Ces provinces ont rejoint la France à différentes époques (François Ier pour la Bretagne, Louis XV pour la Corse, Napoléon III pour Nice et la Savoie, et ainsi de suite)
  • Des hommes et des femmes des anciennes colonies ou des départements français d'Algérie qui, à un moment de leur histoire ont tout abandonné pour rentrer en métropole. (Les raisons de ces départs et les motifs de leurs retours sont divers et souvent dramatiques, il faut en être conscient)
  • Des familles qui ont quitté leur pays pour venir travailler dans les mines du nord de la France (polonais, marocains, algériens) d'autres qui ont fui leur pays à des époques troublées (Espagne, Italie, Algérie -je pense aux Harkis) ou qui sont venus, attirés par les sirènes d'un riche occident (les africains) quand ils n'ont pas été tout simplement enrôlés de force dans les rangs de nos armées pour servir de chair à canon (il serait bon de ne pas oublier ces épisodes peu glorieux de la République qui ne sait pas toujours être reconnaissante).
  • Des hommes et des femmes qui professent des religions différentes et qui ne voudraient pas être contraints de les dissimuler pour ne pas choquer les autres. Ces autres qui sont tour à tour catholiques, musulmans, juifs, protestants ou simplement athées agitent la laïcité (positive ou négative, encore une belle invention, ça.) à des fins mystérieuses.
Je résumerai les choses ainsi : la République, c'est soixante-cinq millions d'habitants, c'est soixante-cinq millions de râleurs. Pour ma part, l'énergie qu'ils mettent à râler je veux la canaliser et l'utiliser pour construire la France de demain. Faire ensemble une France avec soixante-cinq millions de différences mais tous heureux de les mettre en commun pour avancer.
Pour revenir à ce parti porté par une certaine vague, j'ai lu sur un de leurs derniers tracts, disponibles en libre téléchargement sur le site officiel, cette phrase dont il revendique, tout comme moi, l'application : « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Mais que faut-il comprendre par là ?
Le gouvernement du peuple.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le terme « gouvernement », dans ce cas précis ne veut pas dire que c'est le peuple qui va gouverner.
Gouvernement :
  • Action de gouverner ou d'administrer.
  • Ensemble de ceux qui gouvernent ou administrent.
Ainsi, pour un même terme, il y a deux façons de comprendre : soit c'est le peuple qui gouverne, soit c'est lui qu'on gouverne. Mais dans l'expression « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », en première place (avec donc un ordre bien précis), il faut entendre « gouverner le peuple » même si, en deuxième position, il nous est spécifié que c'est par le peuple qu'il sera gouverné. Pourquoi ne pas avoir dit simplement que c'est le peuple qui gouvernerait. La réponse est simple : tout comme la république démocratique et sociale, on l'écrit mais on ne l'applique pas. Depuis le temps, ça se serait su. Dans les faits, alors qu'il est écrit que c'est la peuple qui se gouvernera lui-même dans l'intérêt général, c'est tout à fait autre chose qui se produit. (Il en va de même pour la république alors que la France n'est rie d'autre qu'une monarchie quinquennale.)
Sur le tract vu sur le site du F.N., Mme Marine revendiquait donc un « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » mais elle ne disait pas comment elle allait s'y prendre pour appliquer cette maxime. Ce principe fait partie des paroles en l'air qui plaisent d'autant plus qu'elle ne sont suivies d'aucune recette pour les appliquer.
J'en viens donc à opposer deux concepts qui reposent sur les mêmes postulats : le populisme, dont il a été question jusque là, et ce que j'appellerai le « parole-au-peuplisme », un néologisme de mon invention.
Qu'est-ce que le parole-au-peuplisme ?
Ce néologisme est formé à partir de l'expression que je ne cesse d'employer dans mes messages et qui consiste à donner la parole au peuple.
Donner la parole au peuple, si c'est pour ne rien écouter, ne sert à rien du tout. On le sait déjà depuis longtemps. Il ne faut pas simplement le faire parler mais le consulter, l'associer dans les décision, lui redonner sa place dans la république : plus simplement, il faut que le peuple s'implique dans la gestion de la république parce qu'elle lui appartient. Et plutôt que parler du peuple, je préfère le terme de Nation qui est beaucoup plus vaste et, même s'il a des connotations révolutionnaires, englobe l'intégralité de la population. Pour ce qui est d'utiliser le mot peuple, j'ai forgé le concept de « Peuple de France » dont on verra la définition sur le site de la constitution RRF accessible depuis un des liens de cette page.
Comment la nation peut-elle s'impliquer concrètement dans la démocratie ? Simplement en mettant en place mon programme électoral qui repose sur les points suivants : (petit rappel)
  • Un Président de la République qui rencontre les français. Un médiateur entre les actions du gouvernement et les attentes de la Nation.
  • Formation des Comités de Citoyens qui assisteront les élus dans un partenariat constructif.
  • Donner la possibilité aux électeurs de refuser une politique en comptabilisant le bulletin blanc comme suffrage exprimé.
Tous les détails figurent sur mon site de la constitution.
En conclusion, plutôt que d'exciter la haine des uns pour les autres, de pointer du doigts tous ceux qui ne plaisent pas, sans donner de raison valables, et d'accuser à tort et à travers, offrons à la France une harmonie dont elle a besoin pour se redresser. L'harmonie, c'est l'affaire de tous, tout comme la France, la construction de l'avenir, et l'Europe. Votez pour le rétablissement de la République et l'instauration d'une véritable démocratie.